Gerard Caillet
Gerard Caillet
Charles le Grand n'est pas l'empereur à la barbe fleurie. Derrière les poétiques inventions de « La Chanson de Roland » apparaît le visage d'un grand administrateur, d'un politique habile, d'un amoureux infatigable. De l'homme aussi qui, au tournant du IXe siècle, a su réaliser, sans aucune idée préconçue, la première esquisse de l'Europe. L'exemple de cette étonnante figure montre qu'il n'est d'abîme si profond d'où la volonté d'un homme de génie ne puisse faire surgir le bonheur des peuples, mais qu'elle demeure impuissante si elle n'a pas pris toutes les précautions pour assurer définitivement leur avenir.
Un domaine, au bord de la mer. Une bande de garçons et de filles. Des intrigues se nouent et se dénouent, des amitiés s'effondrent, d'autres naissent. Ils découvrent naturellement l'amour, mais, surtout, qu'il y a toutes sortes d'amour. Ils découvrent la vie, et aussi qu'elle est difficile à concilier avec le rêve. Se déroulant dans un monde semi-enchanté, ce livre - où les personnages ont sans cesse l'air de jouer - est pourtant à la limite du jeu. Sous son apparente légèreté, sous l'humour qui règne sans cesse, il montre les troubles et les angoisses de toute une jeunesse qui s'interroge, qui cherche la signification du monde, et sa propre vérité. Antoine, Gilbert, Gisegonde, Claudine, Jean dit le Crabe, les jumeaux et Luc surtout, le héros principal, nous font pénétrer dans un univers fantastique et envoûtant. Le style limpide et clair, chatoyant et imagé de l'auteur ajoute au charme extraordinairement prenant de ces pages.