Gerard Gouiran
Gerard Gouiran
Stella évolue dans un monde de noirceur. Maltraitée, humiliée, et vendue par sa mère toxicomane, elle n'a qu'une seule issue : fuir. Sans famille ni personne sur qui compter, elle quitte New York, portée par le hasard de sa destination . Gun est un biker, une tête brûlée. Sa seule loyauté va à ses frères et à son Prez. Alors, quand celui-ci ordonne de retrouver une fugueuse de dix-sept ans, il prend sa mission à coeur. Pourtant, lorsqu'il plonge dans le regard unique de Stella, tout devient plus compliqué. Tel un chat sauvage, Stella est difficile à apprivoiser. Mais juste au moment où elle commence à croire en cette nouvelle vie, son passé la rattrape. Le piège se referme. A-t-elle jamais eu une chance de s'en sortir, ou tout était-il écrit d'avance ? Jusqu'où peut-elle tenir avant de renoncer ?
Les chansons de geste nous présentent la chrétienté en état de tension. Le héros doit lutter contre les Sarrasins, soit pour repousser leurs invasions, soit pour conquérir de nouveaux territoires. Les deux camps s'opposent et semblent souvent inconciliables. Pourtant, si l'on se réfère à la réalité historique, Orient et Occident ne représentent pas, au Moyen Âge, deux univers séparés, étanches ou sans communication. On constate au contraire des jeux d'influences et des transferts réciproques entre deux mondes enchevêtrés. Pourquoi les oeuvres littéraires choisissent-elles une vision manichéenne ? Est-ce uniquement pour mettre en évidence des traits spécifiques de chaque parti ? N'est-il pas possible d'apercevoir, à travers les Sarrasins épiques, une sorte de miroir des chrétiens ?
Au Moyen Âge vivre, c'est se battre et survivre, triompher d'obstacles constamment présents et incessamment renouvelés : tourbillon de violence et d'agressivité pratiquant une impitoyable sélection naturelle. La longévité des individus suppose un débordement de vitalité intacte. L'obligation d'une vie dans l'instant privilégie la force de l'âge, la saine maturité ; dès lors, la vieillesse se réduit à un triste épilogue, l'enfance étant conçue comme un fade préambule.