Gilles Cantagrel
Gilles Cantagrel
Bach n'a pas écrit d'opéra : c'est ce que regrettent les amateurs de ce génie absolu. Mais y a-t-il vraiment lieu de s'en plaindre ? Telle est la question que pose Gilles Cantagrel, rappelant l'extraordinaire essor des ouvrages lyriques, des institutions et des théâtres de l'époque de Bach, qui les connaissait, et ne s'y est pas attaché : un ou deux opéras de plus dans ce foisonnement de pièces dramatiques et musicales, où se mêlent intrigues amoureuses, conflits armés et hasards des destinées, avec la complicité de divinités mythologiques ? Gilles Cantagrel répond : usant parfaitement du langage de son temps, Bach en a transcendé le genre avec les deux Passions que nous connaissons de lui, opéras sacrés à la dimension métaphysique.
Le déclenchement des hostilités place les nationalistes tchèques devant un dilemme angoissant. Militairement, la Bohême est dans le camp de l'Allemagne et de l'Autriche. Moralement, ses sympathies vont à la Russie, à la France et aux États-Unis. Que doivent faire ceux qui veulent la mener à l'indépendance ? Lutter aux côtés des Habsbourg qu'ils exècrent, ou prendre parti pour les Alliés ? Avant de se prononcer, il faudrait savoir qui gagnera la guerre. En 1914, il est encore trop tôt pour le dire. Quelles que soient leurs préférences, les dirigeants tchèques doivent tenir compte des réalités. Or, ces réalités sont dures. Comme dans tous les pays belligérants la loi martiale a été proclamée. Tous les hommes de 20 à 45 ans ont été mobilisés. Les éléments les plus jeunes et les plus dynamiques de la nation ont été envoyés sur le front russe. Prague, du point de vue politique, ressemble à un désert.
Pour beaucoup, le nom de Jonas n'évoque que l'étrange histoire du prophète « qui a passé trois jours dans le ventre d'une baleine ». Ancêtre de Pinocchio, cette figure populaire entretient de subtiles relations aussi bien avec la littérature (le Moby Dick de Melville) et la psychanalyse (le complexe de Jonas), qu'avec le monde musulman ou la théologie chrétienne. Le mystérieux « signe de Jonas » évoqué par l'Evangile a nourri de nombreux commentaires présentant Israël sous un jour souvent péjoratif. Or, le vrai Jonas, celui de la Bible, est avant tout hébreu. Farouchement rebelle à sa propre vocation, refusant de convertir à la Parole de Dieu les païens de Ninive, il semble même jalousement nationaliste. Mais l'histoire de cette insoumission, avec ses mille péripéties, nous transmet un message qui traverse toute la tradition judaïque: le devenir de l'homme est encore en attente, la création inachevée, et Dieu, avant d'être Rigueur et Toute-Puissance, doit continuellement faire preuve de patience et de miséricorde, dût-il violer la volonté de ses propres prophètes. Tout prophète, en ce sens, est dissident de Dieu et ne témoigne de sa vérité que par le biais de ses refus et de ses échecs. Ruth Reichelberg, doyen de la faculté des lettres de l'université Bar-Ilan, éclaire l'archétype du prophète à la lumière d'une exégèse détaillée du livre de Jonas, l'un des plus denses de la Bible.
Comprendre Bach, c'est entrer dans son monde : une époque, des lieux, des genres, des événements. Mais avant tout des personnes : décideurs, humbles tâcherons, protecteurs dévoués et fonctionnaires mesquins, aristocrates fous de musique, dont beaucoup se connaissaient dans le monde de la musique... Ce Monde de Bach de Gilles Cantagrel raconte tout cela. Il présente une période et un milieu d'une intense consommation de musique, hélas en grande partie perdue. Il évoque des musiciens, compositeurs ou exécutants, à jamais disparus ou dont on ne sait presque rien aujourd'hui... Fruit d'un travail de recherche de toute une vie, cette somme constitue pour les amateurs de Bach à la fois un livre de référence et, à l'égal d'un dictionnaire amoureux, une merveilleuse promenade dans l'univers du Cantor de Leipzig. Ancien directeur de France Musique, Gilles Cantagrel est musicologue, conférencier et enseignant. Spécialiste notamment de Bach et de son époque, il est l'auteur d'un certain nombre de livres de référence à son sujet.
« Ce livre est né de toutes les curiosités que suscitent Bach et sa musique. Combien de fois ne m'a-t-on posé les mêmes questions, révélant les incompréhensions qui persistent autour du cantor de Leipzig ?Un compositeur très peu connu de son vivant ? Faux, on l'appelait alors le « mondialement célèbre Bach ».Oublié après sa mort en 1750 ? Pas du tout, Beethoven et Mozart jouaient ses oeuvres et les admiraient.Anna Magdalena, sa veuve, réduite à la mendicité ? Erreur, encore, puisqu'elle a bénéficié jusqu'à la fin de ses jours de pensions modestes.Sans descendants aujourd'hui ? Allons donc, il en existe d'assez nombreux qui honorent sa mémoire.Preuves à l'appui, la réalité se révèle beaucoup plus diverse et riche. Beaucoup plus intéressante, aussi. »Il fallait l'érudition et les talents de passeur de Gilles Cantagrel pour redonner à Bach son épaisseur et, à son oeuvre, sa portée.En détaillant chaque aspect de sa vie et de son héritage, il nous donne les clés pour mesurer l'importance de son apport et, se faisant, dresse un véritable monument de papier à ce pilier de la musique occidentale.Livre de passionné riche de mille découvertes, Sur les traces de Jean-Sébastien Bach dévoile un familier méconnu, une musique tant de fois entendue, si révérée mais jamais tout à fait comprise.Musicologue, ancien directeur de France Musique, Gilles Cantagrel a publié de nombreux ouvrages sur la musique, parmi lesquels Dietrich Buxtehude (2006) et Bach en son temps (1997). Il a également dirigé le Guide de la musique d'orgue (1994) et le Guide de la mélodie et du lied (1991).
Quel compositeur n'a, au moins occasionnellement, écrit pour la voix, le plus humain des instruments de musique, et n'a cherché à y exprimer le plus intime de lui-même, ses amours et ses nostalgies? Qui n'a fredonné telle mélodie, tel lied? Qui n'a éprouvé les joies musicales les plus raffinées à ces noces mystérieuses du verbe et des sons? Ce guide nourrit l'ambition de " donner à entendre " en même temps que d'enrichir la connaissance et de susciter la réflexion sur un répertoire extrêmement riche. Le domaine couvert va du lied préromantique en Allemagne et de la romance en France, à leurs derniers avatars dans toute l'Europe et en Amérique, vers le milieu du XXe siècle. Pour fixer des bornes simples, on a retenu les oeuvres écrites depuis 1770 environ à celles de musiciens nés jusqu'en 1918. De C. Ph. E. Bach à Messiaen et Lutoslawski. Le genre principal, pour voix soliste et piano, s'élargit ici aux mélodies et lieder avec ensemble instrumental ou grand orchestre, ainsi qu'aux pages à plusieurs solistes. On retrouvera bien sûr les grands maîtres du genre: Berlioz et Fauré, Duparc et Debussy, Ravel et Poulenc pour la France, Schubert et Schumann, Brahms, Strauss et Wolf pour le monde germanique, et ailleurs Moussorgski et Sibelius, Britten, Ives ou Villa-Lobos. Mais ce n'est pas moins de 200 compositeurs qui sont traités, à travers des milliers de mélodies en une quinzaine de langues. Neuf auteurs se sont réparti ce vaste domaine, remontant chaque fois aux partitions les plus autorisées et aux textes littéraires, pour donner en termes simples des commentaires musicaux, esthétiques et poétiques destinés aussi bien aux mélomanes de bonne volonté qu'aux interprètes, professeurs et étudiants, organisateurs de concerts et éditeurs de disques, soucieux de pénétrer davantage dans ce monde fascinant. Ce volume a été réalisé sous la direction de Brigitte François-Sappey et Gilles Cantagrel, avec la collaboration de Marie-Claire Beltrando-Patier, Gérard Condé, Claire Delamarche, Stéphane Goldet, Christian Goubault, André Lischke et Pascale Saint-André.
Après Les Cantates de Jean-Sébastien Bach et J. S. Bach, Passions, Messes et Motets, le présent volume, consacré à la musique instrumentale, vient clore la série d'analyses de Gilles Cantagrel sur la musique de Jean-Sébastien Bach. Admirable connaisseur des outils de la musique, Jean-Sébastien Bach manifestait envers leurs ressources sonores et expressives une acuité auditive exceptionnelle. Il s'entendait parfaitement à la construction des orgues, et dialoguait avec les facteurs et les luthiers. Il maîtrisait à merveille le jeu de la plupart des instruments. Au fil de ses oeuvres, il utilisa le patrimoine hérité du passé comme les découvertes les plus neuves. Paradoxe du génie de cet extraordinaire orchestrateur : la puissance de son discours musical est telle qu'il puisse en arriver à se détacher de toute incarnation instrumentale. Musicologue, ancien directeur de France Musique, Gilles Cantagrel a publié de nombreux ouvrages sur la musique, parmi lesquels Dietrich Buxtehude (2006) et Bach en son temps (1997). Il a également dirigé le Guide de la musique d'orgue (1994) et le Guide de la mélodie et du lied (1991).
À l'âge de vingt ans, Jean-Sébastien Bach se rend à Lubeck pour écouter le plus grand compositeur allemand de son temps, le vieux Dietrich Buxtehude. Ce voyage, il le fait à pied : quatre cents kilomètres aller, et autant au retour. Un pèlerinage. Parti pour trente jours, il est resté absent quatre mois. Que s'est-il passé à Lubeck ? Aucun document ne nous l'apprend : le temps a fait son oeuvre d'oubli, la guerre a cruellement mutilé la ville en 1942, des archives ont été détruites. N'empêche : l'influence de Buxtehude est si grande sur le génie de Bach qu'il s'est forcément produit là quelque chose d'essentiel, la transmission d'un savoir et d'une sagesse. Restait à imaginer comment. C'est ce à quoi s'est plu Gilles Cantagrel, grand connaisseur des oeuvres des deux musiciens, des documents anciens et du contexte historique. Tout ce qu'il raconte ici a pu se passer, tout est logique et plausible, même si rien ne permet d'affirmer quoi que ce soit. Il en résulte un voyage sensible dans le passé, coloré et émouvant, onirique parfois, un récit d'apprentissage ou un roman initiatique, qui mériterait d'être vrai.Musicologue, écrivain, conférencier, enseignant, producteur d'émissions de radio et de télévision, Gilles Cantagrel a été directeur de France Musique, conseiller artistique à Radio France et vice-président de la commission musicale de l'Union européenne de radiodiffusion et télévision. Membre du Haut Comité des commémorations nationales, il est aussi administrateur de plusieurs institutions, dont le Centre de musique baroque de Versailles, et membre du conseil de surveillance de la Fondation Bach de Leipzig. Spécialiste de Bach et de son époque, il a notamment publié : Bach en son temps, Le Moulin et la Rivière, air et variations sur Bach, Les Cantates de Bach, De Schutz à Bach. La musique du baroque en Allemagne, Dieterich Buxtehude et Passion Baroque.
Exprimer, provoquer ou relayer l'émotion, les passions, est le propos essentiel de la musique à l'âge baroque, qui se forge en ce temps un nouveau langage. Les instruments permettent de développer une virtuosité étourdissante, qui animera sonates et concertos ; la réflexion théorique engendre de vives disputes esthétiques : les genres qui naissent alors, entre autres l'opéra, véhicule privilégié des affects individuels, s'inscrivent dans cette optique. La préoccupation métaphysique et la sensibilité religieuse, non exemptes de larmes, s'incarnent également dans l'oratorio et au plus haut point dans ces opéras spirituels que sont les Passions, de Bach entre autres.Ce sont ces courants, ces grands sujets de préoccupation des compositeurs en un temps où la musique occupe la première place, que retrace dans ce livre Gilles Cantagrel en un large et foisonnant panorama. Gilles Cantagrel est l'auteur de nombreux ouvrages, et en particulier : Bach en son temps ; Le Moulin et la Rivière, Air et variations sur Bach ; Dieterich Buxtehude ; De Schütz à Bach ; Les Cantates de J.-S. Bach ; Passions, messes et motets de J.-S. Bach.
Après son monumental ouvrage sur les cantates, Gilles Cantagrel poursuit son exploration de l'univers religieux de la musique de Bach avec ce qui constitue des sommets de la musique occidentale : les Passions selon saint Matthieu et selon saint Jean, la Messe en si, ainsi que les motets et divers lieder religieux. Il y déploie la même méthode, en présentant le texte intégral original et sa traduction, et en commentant, sur le plan musicologique, historique et spirituel, le détail des oeuvres. Cette démarche à la fois érudite et sensible accompagne le lecteur pas à pas. Les perspectives ouvertes par ces commentaires ouvrent l'écoute à la richesse sans fin de ces chefs-d'oeuvre.
Longtemps, Buxtehude est demeuré un inconnu. Très célèbre en son temps, au point que le jeune Jean-Sébastien Bach a fait à pied le voyage pour aller l'entendre à Lubeck et travailler avec lui, il a souffert de n'avoir pas été édité de son vivant. Et comme pour tant d'autres musiciens de l'époque baroque, l'évolution des goûts l'a fait oublier. Le regain de faveur considérable dont jouit aujourd'hui la musique des XVIIe et XVIIIe siècles remet en pleine lumière cette haute figure, celle de l'un des plus grands artistes de son temps, avec Purcell, Charpentier ou Corelli. Les organistes jouent ses oeuvres, mais on commence seulement à découvrir sa musique vocale, si riche et si diverse - près de cent vingt cantates ! Des enregistrements de plus en plus nombreux donnent à entendre l'importance de son apport. Si l'année 2007 voit la commémoration du tricentenaire de sa mort, le seul grand livre en langue française remontait à 1913. Le moment était donc venu de pouvoir disposer d'une nouvelle étude de fond sur ce grand créateur. Pour éclairer le musicien et son époque, Gilles Cantagrel s'est appuyé sur de nombreux textes jusqu'alors inédits en français, qui éclairent un pan capital de l'histoire de l'Allemagne, la vie quotidienne des musiciens et la place de la musique dans la société.
Voici un ouvrage capital qui regroupe quelque 400 textes d'époque émanant du compositeur, de ses contemporains et de divers témoins du XVIIIe siècle. Point ici de clichés ni d'anecdotes inventées de toute pièce, de celles qui contribuent à perpétuer une imagerie où la grandeur austère et froide de l'illustre cantor le dispute à la simplicité et à la sévérité d'un pater familias attentif aux siens. A cette fiction séduisante mais par trop déformante a été préférée l'authenticité des écrits du temps qui permettent à leur lumière, d'évoquer ce que l'on sait de l'existence du musicien. La lecture en continu de ce choix de témoignages provoque une sorte d'envoûtement qui finit par faire revivre, dans toutes leurs servitudes et leur grandeur, l'homme, l'interprète et le compositeur ainsi que la société dans laquelle il a vécu. Ce corpus se trouve complété fort logiquement par la première biographie sur Bach, écrite en 1802 par J. N. Forkel, à partir d'éléments recueillis auprès du plus célèbre de ses fils, Carl Philipp Emanuel. Mais cet ensemble fondamental, indispensable à la connaissance de Bach, trouve toute sa cohérence grâce à l'astucieux montage imaginé par l'éminent " bachien " qu'est Gilles Cantagrel, à ses brefs rappels historiques qui jalonnent l'ouvrage et surtout aux précieux commentaires qui contribuent, à la suite de chaque document, à éclairer tel ou tel aspect de leur contenu. Musicologue, Gilles Cantagrel a assuré la direction du Guide de l'orgue et la co-direction du Guide de la mélodie et du lied. Grand connaisseur de Bach et de son époque, il prépare un important essai sur ce compositeur.
La musique du Baroque dans l'Allemagne luthérienne 1600-1750 Le Baroque se manifeste en musique par une mutation profonde et décisive dans la technique, avec l'essor d'un art vocal se chargeant de l'expression des affects du sujet pensant et d'un art instrumental autonome. Mouvement né de la Contre-Réforme et de l'affirmation de l'Église romaine triomphante par le concile de Trente, il a pris naissance en Italie, a rayonné sur l'Europe entière et même au-delà, engendrant ici ou là des styles, voire des genres propres aux sensibilités et aux particularités locales. Il était normal que cette lame de fond européenne n'atteigne qu'avec un certain retard l'Allemagne luthérienne, parce qu'à la fois réformée et ruinée par une guerre atroce. Mais elle y trouvera des modes d'expression très particuliers et féconds pour l'avenir. Dans la pratique quotidienne de la musique, et par elle, un peuple entier acquiert en effet des réflexes de comportement et une vision du monde. On mène en ces terres une existence empreinte de spiritualité et de musique. La musique n'est-elle pas, selon Johann Crüger en 1660, Himmelsfreude, joie céleste ? Et contrairement à bien des idées reçues, rien ne voue pour autant cette société à la morosité. Luther déclarait que « Quiconque n'aime ni les femmes, ni le vin, ni le chant, celui-là est un fou, et le sera sa vie durant ». De ce tissu musical vivant émergent les compositeurs les plus en vue : Schütz, Buxtehude et quantité d'autres dont Bach sera l'héritier et le plus illustre. . Ce livre est publié à l'occasion de la Folle Journée de Nantes (janvier 2009) dont le programme est : "La musique en Allemagne, de Schütz à Bach". L'auteur : Musicologue, Gilles Cantagrel, est le spécialiste, internationalement reconnu, de Bach. Ancien directeur de France Musique où il anime plusieurs émissions, il est aujourd'hui président de l'Association des grandes orgues de Chartres, administrateur de diverses institutions, dont le Centre de musique baroque de Versailles, et membre du conseil de surveillance de la Fondation Bach de Leipzig. En 2001, Gilles Cantagrel est nommé membre du Haut comité des célébrations nationales, par le ministre de la Culture. Il intervient également au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et en différents conservatoires et universités en France. Auteur de multiples ouvrages sur la musique, Gilles Cantagrel a notamment publié Dietrich Buxtehude (Fayard, 2006), Le Moulin et la rivière : Air et variations sur Bach (Fayard, 1998) et Bach en son temps (Fayard, 1997). D'autre part, il a dirigé la publication du Guide de la musique d'orgue (Fayard, 1994) et du Guide de la mélodie et du lied (Fayard, 1991).
Elles ont l'air de madones et fomentent le meurtre dans les plis et les replis de leurs âmes. N'avons-nous pas tous rencontré ces amies trop serviables, ces secrétaires trop dévouées, ces mères trop complices qui mènent la danse sous le masque du sacrifice et de l'abnégation ? Violemment, vicieusement vertueuses, elles usent de la bonté comme d'une arme. Court, contemporain, féroce : Alexandra Lapierre s'amuse... Biographe des femmes oubliées, elle s'insinue dans les secrets de cinq héroïnes aux destinées aussi baroques qu'inattendues. Dans ces intrigues pleines d'ironie, elle nous emporte dans un monde qui semble appartenir au passé, et renoue avec la grande tradition du roman d'analyse.Rome... Les dernières années du vingtième Siècle... Les petits crimes moraux des Laissées-pour-compte...
Les amateurs et les professionnels trouvent dans cet ouvrage une étude de fond et un guide pratique sur un répertoire vaste qui jouit d'un considérable regain de faveur, dont témoigne entre autres l'activité de construction d'instruments. Aperçus historiques, indications esthétiques sur les écoles, précisions techniques, survols généraux et commentaires détaillés, c'est un large panorama que propose ce guide, rédigé par une équipe de spécialistes, traitant aussi bien ceux qui ont le plus richement illustré l'instrument (de Cabezón à Messiaen en passant par Bach et Buxtehude), que des voies moins fréquentées. Cette nouvelle version revue est enrichie des oeuvres de nombreux compositeurs (Escaich, Tanguy, Foccroulle...) qui témoignent de la vitalité du répertoire.
Venant de Tulle qu'il n'avait jamais quitté, Martin découvrait, dominant les quelques maisons du hameau, la masse menaçante du château de Morterive : un donjon, trois tours presque en ruine, qu'inlassablement un grand homme aux cheveux blancs s'efforçait de remonter - Henri, vingt-troisième comte de Morterive, obstiné à maintenir les vestiges d'une famille illustre. Selon Juste et Honorine, les paysans chez qui Martin venait d'être placé, des bruits effrayants sortaient, la nuit, de la vieille bâtisse: sous les intempéries, un plafond s'écroulait, une muraille laissait s'échapper un torrent de pierres, le vent hurlait dans les brèches - mais on s'y habituait. Martin a dix-sept ans ; il n'est pas beau, il est timide. Cependant, il a un don, la musique, et c'est grâce aux sons qu'il tire de son harmonica que Laure, la fille du comte de Morterive, le remarque, s'attache à lui... Gilbert Bordes - comme on l'a vu dans "La Nuit des hulottes" et "Les Chasseurs de papillons" - aime les enfants, les adolescents et les vieilles personnes un peu extravagantes. Il sait dire les rêves des uns, la gentille folie des autres. Il sait aussi le poids des pierres, les parfums de la terre et les mouvements du ciel. Et l'angoisse de la solitude et la chaleur d'un foyer.Ce sont ces qualités de coeur, cet amour des êtres simples et de la nature, qui font tout le prix des romans de Gilbert Bordes.