Harold Bernat
Harold Bernat
Ce livre entend revenir sur les raisons de l'échec des mouvements sociaux dans leur confrontation à un pouvoir qui ne transige plus. Cet échec interroge tous les citoyens qui n'entendent pas se résigner à la domination sans partage d'un pouvoir qui a fait sécession. Ce livre entend démontrer que cet échec est essentiellement politique en analysant sans complaisance les logiques qui empêchent la formation d'un vaste mouvement populaire, majoritaire. Prisonniers de schémas dépassés, incapables d'identifier clairement la logique des nouvelles formes d'usurpation de la démocratie, nous réactivons de façon souvent fantomatique des luttes qui divisent plutôt qu'elles ne rassemblent, des modes d'actions incantatoires plutôt que des modes opératoires et effectifs. Loin de vouloir décourager ceux qui se battent, il s'agit de comprendre pourquoi nous perdons et pourquoi nous perdrons encore demain si nous refusons de coller au réel et d'analyser les raisons de la défaite de la majorité.Quantité d'analyses se tiennent en surplomb du champ de bataille.Le parti pris de ce livre est tout autre : nous sommes majoritairement perdants car nous délaissons les considérations pratiques, le théâtre des opérations. Or, les raisons de notre défaite collective ne peuvent se comprendre que depuis la pratique, non depuis une énième critique théorique. La société du spectacle qui n'épargne pas la politique en France nous a appris à refouler la question du qui ? Qui est le démocrate ? Qui est le républicain ? Qui gouverne ? Dans quelle logique ? Avec quelle stratégie ? Pour quels progrès de l'Homme ? Qui lutte réellement ?Voici donc un livre où l'analyse critique vise l'action pratique, où les fictions du spectacle et les animations médiatiques ne sont pas attaquées par souci esthétique mais pour défendre, contre des intérêts identifiables, les principes d'une République qui les a perdus de vue.Voici un livre qui entend dresser un constat lucide sur notre situation. Pas par une quelconque passion de la déploration ou du déclinisme, mais pour pouvoir agir. Pas en défense de valeurs abstraites qui laissent en paix les intérêts réels d'une minorité mais pour s'opposer à la démolition de nos vies et de nos libertés publiques.Pour sortir la majorité de sa mise sous tutelle, il faut se penser majoritaire plutôt qu'en minorités fragmentées, restaurer les institutions publiques contre les intérêts privés, refuser le renoncement. En un mot, revenir à nos principes fondateurs : ceux de la République démocratique et sociale.Cela ne se fera pas sans conflictualité. Notre bonheur social est à ce prix.
Les Fils du ciel sont désormais divisés en deux clans rivaux. Si Haldor domine encore une majorité de Fils du feu, il a perdu son ascendant sur les Fils de l'eau et de la terre. De violents combats éclatent entre les partisans belliqueux du Grand Noir et ceux, plus pacifiques, qui suivent Kara et Furdor. Quant à Léna, elle est sur tous les fronts. La jeune fille s'efforce de fédérer les peuples pour organiser la résistance. Elle espère aussi que son don servira à conclure une alliance avec les dragons. Mais au-delà des mers, un continent perdu pourrait bousculer l'équilibre des forces et sceller le sort de tous.
Lord Denholm meurt dans d'étranges circonstances. La veille lors d'un entretien dans son manoir il avait avoué à Jubella, jeune journaliste, être l'un des Eveilleurs capables de ramener les morts à la vie d'un baiser.
Lord Denholm meurt dans d'étranges circonstances. La veille lors d'un entretien dans son manoir il avait avoué à Jubella, jeune journaliste, être l'un des Eveilleurs capables de ramener les morts à la vie d'un baiser.
Le réac (le bon : cultivé, ironique, mondain, sexy, en un mot luchiniste, comme le mauvais : limité, conservateur, nationaliste, rassis, en un mot lepéniste) a la fâcheuse tendance de comparer l'homme à l'homme, celui d'hier et celui d'aujourd'hui. Penchant anachronique et coupable à une époque qui érige l'adaptation en vertu cardinale : « Surtout ne jugez pas, avancez... » Illustration de Jean Jullien © Flammarion
Le réac (le bon : cultivé, ironique, mondain, sexy, en un mot luchiniste, comme le mauvais : limité, conservateur, nationaliste, rassis, en un mot lepéniste) a la fâcheuse tendance de comparer l'homme à l'homme, celui d'hier et celui d'aujourd'hui. Penchant anachronique et coupable à une époque qui érige l'adaptation en vertu cardinale : « Surtout ne jugez pas, avancez... » Illustration de Jean Jullien © Flammarion