Hélène Schernberg
Hélène Schernberg
« La production agroalimentaire est le principal facteur de dégradation de l'environnement et de transgression des limites planétaires » La commission The EAT-Lancet (experts en alimentation, santé publique et environnement) a publié un rapport dans le prestigieux journal biomédical The Lancet qui propose un régime mondial bon pour la santé et l'environnement. Ce régime pourrait nourrir 10 milliards d'hommes d'ici 2050 et prévenir 11 millions de décès prématurés dans le monde. Les clés pour y arriver :odoubler la consommation mondiale de noix, de fruits, de légumes et de légumineuses,oréduire de plus de 50% la consommation de sucre ajoutés et de viande dans les pays les plus développés.oRéduire au moins de moitié les pertes et les déchets alimentaires.
L'admiration, c'est comme la boxe ! Un noble art qui réclame de savoir danser, mais danser sous l'insoutenable et soudaine emprise de l'enthousiasme, d'avoir le don de frapper juste et fort, les mots décochés droit à un plexus plus solaire que jamais, qui soulèvent le lecteur, enflent l'auditoire comme une bourrasque ! Et cet art d'adorer, d'aimer à ras bord, de se laisser saturer par la joie, le pianiste Romain Villet le possède, en vit, en soi et sur scène, plus qu'aucun autre. Celui qui le comble et l'électrise est cet Himalaya de tendresse harmonique, ce colossal bouddha joyeux, ce stellaire moissonneur de notes, cet Hercule aux mains de fée qui sue le swing et dissémine en riant de scintillantes gerbes de sons, l'homme nommé Oscar Peterson sous les doigts duquel les 88 notes du clavier tournent à la pépiante volière de paradis. Certes, il y a Erroll Garner, Thelonious Monk, Bud Powell ou Lennie Tristano, mais Oscar Peterson affiche un plain-pied serein, une grâce souriante et une évidente consanguinité avec l'enchantante puissance du verbe de My Heart Belongs to Oscar. Un vertige que Romain Villet nous communique au fil de deux autres textes où s'épanouit sa foi dans le jazz, le dieu de l'instant, « arme de séduction lascive », son amour du trio, sainte trinité sonore, « mariage à trois du rythme, du spleen et de la révolte », un triptyque où se dit sa zigzaguante histoire d'amour avec cette musique dont « le swing fait battre la chamade au coeur de l'univers ».