Hervé Morin
Hervé Morin
Les hommes politiques aiment cultiver et entretenir leur jardin secret. C’est ce qui rend ce document si particulier : Hervé Morin se confie et rédige ce qui s’apparente à un héritage pour sa fille, Alma, tout juste âgée de quelques mois.Comme tout parent, il s’interroge : quel monde l’attend ? Quels défis devra-t-elle relever ? Sur qui pourra-t-elle compter ?La mondialisation fait peur, l’économie est chancelante, les étudiants partent travailler à l’étranger... Et la France ? Celle des grandes inventions mais aussi celle des banlieues, celle de la jeunesse et celle des droits acquis, où est-elle ?Député, ministre de la Défense du gouvernement Sarkozy, cofondateur de l’UDI, Hervé Morin transcende la politique pour transmettre son message : celui d’un père et d’un homme engagé qui, sans jamais oublier le passé, se projette avant tout vers l’avenir.Dans cette lettre, véritable trait d’union entre nostalgie et appel aux réformes indispensables, l’ancien ministre souligne l’ampleur des chantiers à mener… et le magnifique défi qu’ils représentent.
Pendant trois ans et demi, j'ai participé au gouvernement. J'ai aimé et servi passionnément le ministère de la Défense. Mais les moments passés au coeur de la machine gouvernementale m'ont souvent donné le tournis, et l'impression d'un grand gâchis. J'y ai acquis la conviction qu'il était temps de faire émerger une démocratie plus équilibrée. À la veille de l'élection présidentielle de 2012, acceptons de voir la France telle qu'elle est : diverse, fatiguée, ambitieuse, découragée, idéaliste, corporatiste, tolérante, réac', innovante... Loin d'effrayer, ces contradictions doivent stimuler et nourrir un projet politique. Expliquer à nos concitoyens ce que la France est devenue, à quels enjeux elle fait face, quels sont nos nouvelles frontières et le moyen de les atteindre. Un discours de vérité à l'opposé de tous les dangereux débats exhumés ces derniers mois, ces stigmatisations répétées de boucs émissaires, ces convocations d'inutiles nostalgies. Il faut inventer de nouveaux chemins où l'homme retrouve la première place. Un pouvoir plus sobre. Une Europe plus fédérale. Une économie plus solidaire.
Pendant trois ans et demi, j'ai participé au gouvernement. J'ai aimé et servi passionnément le ministère de la Défense. Mais les moments passés au coeur de la machine gouvernementale m'ont souvent donné le tournis, et l'impression d'un grand gâchis. J'y ai acquis la conviction qu'il était temps de faire émerger une démocratie plus équilibrée. À la veille de l'élection présidentielle de 2012, acceptons de voir la France telle qu'elle est : diverse, fatiguée, ambitieuse, découragée, idéaliste, corporatiste, tolérante, réac', innovante... Loin d'effrayer, ces contradictions doivent stimuler et nourrir un projet politique. Expliquer à nos concitoyens ce que la France est devenue, à quels enjeux elle fait face, quels sont nos nouvelles frontières et le moyen de les atteindre. Un discours de vérité à l'opposé de tous les dangereux débats exhumés ces derniers mois, ces stigmatisations répétées de boucs émissaires, ces convocations d'inutiles nostalgies. Il faut inventer de nouveaux chemins où l'homme retrouve la première place. Un pouvoir plus sobre. Une Europe plus fédérale. Une économie plus solidaire.