Ignace Lepp
Ignace Lepp
L'intellectuel auquel cet art de vivre s'adresse, ce n'est pas seulement le professeur, l'avocat ou le médecin, mais le travailleur manuel, l'employé ou l'étudiant de classe terminale : en bref, quiconque cherche à se cultiver. Comment lire, comment écrire, comment ordonner les exigences de l'esprit et celles du corps, comment régir sa vie affective, mais aussi comment - pour les femmes - concilier vie intellectuelle et conjugale, comment - pour les vieillards - occuper l'âge de la retraite, comment - pour l'autodidacte - mener une vie de création. Ce recueil pratique permet de connaître, à travers l'expérience de psychothérapeute de l'auteur, la manière dont bien des clients et des patients ont résolu leurs problèmes et ont réussi leur vie.
Dès la plus haute antiquité, d'innombrables moralistes, philosophes et poètes ont célébré l'amitié comme le plus précieux des biens. Tant qu'un homme n'aura pas vécu l'expérience d'une solide et profonde amitié, il ne saurait avoir qu'une vision pessimiste de la nature humaine. C'est parce qu'elle ne croit pas possible cette amitié qu'une certaine philosophie moderne déclare absurde la condition de l'homme. La vaste expérience de psychologue des profondeurs d'Ignace Lepp - dont on n'a oublié ni la Psychanalyse de l'amour ni La Morale nouvelle - fait de lui, si l'on peut dire, le meilleur « conseiller d'amitié » qui soit. De celle-ci, après l'avoir disjointe de la simple camaraderie, il expose et analyse tous les genres et tous les aspects, si divers : amitié entre hommes, entre femmes, entre époux, entre parents et enfants, et s'efforce de répondre à des questions aussi débattues que celle des amitiés dites « particulières » masculines et féminines, et de l'amitié entre peuples. Cet ouvrage vivant, éminemment « pratique », prouve aussi que débarrassées d'un vocabulaire obscur et rebutant, les arcanes de la psychanalyse sont abordables, et avec quel fruit, à un public beaucoup plus vaste qu'on a pu le dire.
Entré à l'âge de quinze ans dans les Jeunesses communistes, l'auteur a joué, ensuite, pendant plusieurs années, un rôle important dans le mouvement international des « intellectuels révolutionnaires ». Après avoir enseigné la philosophie à l'université soviétique de Tiflis, déçu par l'écart de plus en plus grand entre ce que le Régime devait être et ce qu'en fait il était, Ignace Lepp rompt avec le communisme, se convertit au catholicisme et devient prêtre. Il ne renie pas pour autant son idéal de justice sociale et de fraternité humaine. Collaborateur des diverses publications chrétiennes d'avant garde, auteur de nombreux ouvrages de philosophie existentielle et de sociologie, directeur d'un hebdomadaire, il continue le combat et ne tarde pas a entrer en conflit avec ceux parmi les chrétiens qui restent attachés à l'« ordre établi ». Mais il connaît de trop près et de l'intérieur le communisme pour partager les illusions de tant de chrétiens progressistes quant à la possibilité d'une collaboration loyale et efficace avec les communistes. Avec lucidité mais sans amertume, Ignace Lepp raconte les ESPOIRS ET LES DÉBOIRES DU PROGRESSISME, auquel il demeure malgré tout fidèle. La volonté, toujours déçue, de collaboration avec les communistes ; les espoirs mis dans le M.R.P. et les déceptions qui en ont résulté ; la brève mais belle épopée des prêtres-ouvriers ; la lutte contre le capitalisme et le colonialisme ; le malaise croissant de nombreux chrétiens, prêtres et laïcs devant l'apparent triomphe de l'intégrisme au Vatican - tels sont quelques-uns des thèmes de ce livre souvent violent mais toujours sincère.