Jacques Duchemin
Jacques Duchemin
André, à seize ans, est groom dans un hôtel des Champs-Élysées. Mais cette vie, qui comporte de honteuses complaisances, ne tarde pas à le dégoûter. Grâce à son ami Bernard, il entre dans la menuiserie et devient un honnête ouvrier. Marie, la serveuse du restaurant « Au Coin tranquille », où il déjeune d'habitude avec son camarade, devient sa maîtresse et, bientôt, un véritable et profond amour naît entre eux. Marie, qui appartint jadis à Bernard ainsi qu'à de nombreux autres hommes, avoue son passé à André. Dans sa confession, elle omet cependant de nommer Bernard. C'est cette omission qui provoquera le drame, drame du malentendu et des faux-semblants, qui se déroulera un soir de 14 juillet pendant les bals.
« C'est vraiment ennuyeux, mon cher parent, que votre épouse, Madame Valéry, elle ait pas pu venir... Et vos petits crapauds, Henri et Louis j'sais plus quoi, et vos petites grenouilles, qui ont des noms de fleurs si jolis, que j'arrive jamais à m'en souvenir... » Depuis ces mémorables parties de chasse au coeur de l'Afrique profonde où le Président « à vie » de Centrafrique s'adressait ainsi au Président de la République française, beaucoup d'événements importants sont intervenus sur les bords de l'Oubangui : sacré empereur dans un faste marqué de réminiscences napoléoniennes, Bokassa Ier a pris le chemin de l'exil, non sans que l'éclat de ses cadeaux ne rejaillisse sur la politique française. Grand spécialiste des affaires africaines, Jacques Duchemin, que l'empereur avait appelé à ses côtés comme ministre d'État pour restaurer son « image de marque », est certainement l'un des hommes qui l'ont le mieux connu. Ce livre témoignage, riche en révélations, est également un portrait aux couleurs vives... et saisissantes, d'un homme l'exercice du pouvoir a porté progressivement à des excès et des extravagances hors du commun. Car pour l'auteur, le personnage du petit caporal promu empereur dépasse l'image trop simpliste du despote primitif ou du « pitre sanglant »... Un homme de ruse non sans intelligence, un autodidacte obsédé d'histoire. Un Gilles de Rais et un Néron africains dont ce document exceptionnel constitue le roman stupéfiant.
"22 juin 1269. Dans la douceur de cette soirée d'été, Mattéo nous a décrit pour la énième fois la "Route de la soie" menant à l'empereur Koubilaï. La Route de la Soie... Je ne croyais pas un mot de ce que mon oncle disait. Je préférais rêver. Fermant les yeux, je l'imaginais douce et belle. Je voyais des centaines de Mongols, de Chinois jetant des rouleaux de soieries chatoyantes sous les pas des voyageurs, de leurs chevaux. L'impatience et l'envie d'y courir m'ont pris." Un fabuleux voyage jusqu'en Chine, raconté à travers le journal de Marco Polo.
"22 juin 1269. Dans la douceur de cette soirée d'été, Mattéo nous a décrit pour la énième fois la "Route de la soie" menant à l'empereur Koubilaï. La Route de la Soie... Je ne croyais pas un mot de ce que mon oncle disait. Je préférais rêver. Fermant les yeux, je l'imaginais douce et belle. Je voyais des centaines de Mongols, de Chinois jetant des rouleaux de soieries chatoyantes sous les pas des voyageurs, de leurs chevaux. L'impatience et l'envie d'y courir m'ont pris." Un fabuleux voyage jusqu'en Chine, raconté à travers le journal de Marco Polo.