Jacques Fieschi
Jacques Fieschi
Comment affronter des souvenirs vieux d'un demi-siècle ? Comment revoir celui à qui l'on doit peut-être d'avoir choisi la solitude ? A l'époque, déjà lointaine, des lettres manuscrites et des cabines téléphoniques à pièces, Catherine, Jean-Mi et René ont sillonné la France, d'hôtel miteux en balcon sur la mer, croyant ou feignant de croire qu'ils effectuaient là un petit boulot d'étudiants, mais participant en fait à une escroquerie. Une jeune fille et deux jeunes garçons, partageant la même chambre, le même lit, la même salle de bains. L'un s'exhibant sans pudeur, les deux autres tâchant de préserver un semblant d'intimité malgré les circonstances. L'une aimant l'un, l'un aimant l'autre, presque comme de coutume ? C'eût sans doute été trop simple. Les supercheries finissent par être dévoilées, les escroqueries par être démasquées. Celle à laquelle ils ont participé plus ou moins consciemment connaît une fin qui frôle le drame. Ils se séparent, vaguement coupables, vaguement honteux. Leur jeunesse est désormais derrière eux. Et pourtant, cinquante ans plus tard, la question se pose : est-ce vraiment cela qui a empêché René de revoir Jean-Michel ? Scénariste, réalisateur et écrivain, Jacques Fieschi a notamment publié L'homme à la mer (Lattès, 1990) et L'éternel garçon (Grasset, 1995).
Découvrez le scénario du film Le Fils préféré Jean-Paul est endetté, au bord du gouffre, et ses frères Philippe et Francis ne peuvent ou ne veulent l'aider. Jean-Paul souscrit alors une assurance-vie au nom de son père Raphaël, lequel semble avoir des remords à son sujet et disparaît quelques jours plus tard. Les trois frères se réunissent alors pour reconstituer son passé...
Pamphlet anti-corrida étayé, musclé, définitif par un écrivain insolent et irrespectueux. Convoquant Gandhi, Zola, Victor Hugo ou Marguerite Yourcenar, un pape, des biologistes, le Dalaï-Lama, des imams ou Saint-François d'Assise, l'auteur engage le procès des courses de taureaux par un très rude réquisitoire. Il accuse les hommes et les femmes politiques qui les protègent et s'inquiète de la sexualité des aficionados. S'appuyant sur les écrits de psychologues et d'ethnologues, il démontre la nocivité d'un tel spectacle pour le mental des jeunes comme pour celui des adultes. Enfin, son humour et ses sarcasmes se déchaînent quand il s'agit des amateurs, du public des férias, de leurs beuveries et de la musique qu'ils aiment. C'est ainsi que lorsqu'il évoque la beauté, la grâce des taureaux en liberté ou celles des chevaux, il devient un poète sans que jamais son lyrisme ne soit ridicule. Voici un procureur dont le style traduit la fureur et dont l'émotion égale le talent.