Jacques Garnier
Jacques Garnier
À Waterloo, rien ne s'est passé comme prévu. L'issue de la bataille fut une surprise pour les vainqueurs comme pour les vaincus. Pourquoi Napoléon a-t-il cette fois failli ? A-t-il eu tort de confier une partie du commandement à son frère Jérôme ? Avait-il suffisamment reconnu le terrain ? Comment expliquer que les Anglo-Prussiens, en dépit de leur recul initial, aient finalement pris le dessus ? Pourquoi Grouchy n'arriva-t-il jamais en renfort ? La pluie eut-elle vraiment un rôle déterminant ? Si des générations d'historiens ont donné leur interprétation de la défaite et participé à la construction du mythe, Jacques Garnier se penche ici sur les mille et un détails qui ont fait basculer l'Histoire. Son récit aussi précis que vivant de la bataille, éclairée par ses à-côtés et par des témoignages d'acteurs de premier plan, nous plonge au coeur de la fureur des combats et décrypte les raisons de la grande déroute. Il nous montre que, le 18 juin 1815, le sort de l'Europe s'est joué à bien peu de choses.
Ce livre s'intéresse aux causes actuelles de la dégradation du lien social. Il analyse, à partir des avancées de la psychanalyse, les fondements de ce lien et montre quelles sont les conséquences de sa réduction à un simple processus de communication. Les incidences du capitalisme néolibéral pèsent sur bien des aspects de notre vie et particulièrement sur des domaines qui étaient réputés y échapper comme l'art, l'éducation, la santé, la religion et les « choses de l'amour ». Cette logique capitaliste s'appuyant sur le culte de la performance et de la communication est potentialisée par les techniques numériques et l'intelligence artificielle. Les auteurs psychanalystes la lisent comme un discours qui subvertit le lien social, transformant les individus et les sujets que nous sommes en objets ou en petits entrepreneurs à la recherche insatiable de profit. Comment malgré tout sauvegarder ce qui est humain en nous ?
Napoléon maître de guerre. De tous les chefs de guerre passés à la postérité ‒ Alexandre le Grand, Jules César, Frédéric II de Prusse ‒, seul Napoléon est universellement connu. Aujourd'hui encore, la litanie de ses victoires est dans tous les esprits. Des curieux, et pas seulement français, traversent l'Europe pour marcher dans ses pas et commémorer ses exploits. Comment en est-il arrivé là ? Dès son apparition sur les champs de bataille, Napoléon a su innover. Il a compris et maîtrisé ce que les autres n'avaient fait qu'esquisser avant lui. Visionnaire, il a fait progresser l'art militaire, se servant de la totalité des moyens techniques et humains que lui avaient légués les Lumières et la Révolution. Il a porté à un point jamais atteint jusque-là l'intuition guerrière, l'inventivité et le génie de l'organisation. Finalement, son pire ennemi n'aura été autre que lui-même : c'est sa démesure qui le conduira à la défaite finale. Au plus près de la pensée militaire de l'Empereur qu'il connaît intimement, l'auteur se livre à une analyse très fine et inédite de ce nouvel art de faire la guerre, pour les résultats que l'on connaît.
Doctorante en littérature, Margot consacre sa thèse aux limites du genre fantastique. Lorsque son directeur de recherche décide qu'il est temps pour elle « d'aller sur le terrain, comme Serge Bouchard », elle se retrouve inscrite à un DEP clandestin en sorcellerie. Margot découvre alors une école où la magie n'a rien d'enchanteur : cours et stages douteux, professeurs instables, camarades inquiétants, présence saugrenue d'une vedette hollywoodienne... Dans cet univers saturé d'ambitions mal placées et de masculinités toxiques, elle comprend peu à peu que cette « formation » n'est qu'un écho des logiques de pouvoir qui gouvernent nos sociétés.Sous le vernis d'une saga magique déjantée, ÉLITE MAGICTM déploie une satire des institutions et de la fabrication de l'élite.
Le père Perussel vient de mourir, laissant son épouse et son jeune fils, Bébert, avec, pour survivre, les maigres ressources tirées par sa femme, d'une petite épicerie souffrant de la concurrence. Aussi, très vite, les dettes s'amoncellent, et un jour, tous les biens de la famille sont saisis. Pour subsister, Madame Perussel trouve une place d'employée de maison chez de riches marchands de tissus et se voit contrainte de confier la garde de son enfant aux Figéras, un couple de voisins à la tête d'un garage. Charge à eux d'apprendre un métier à Bébert et de s'en occuper au mieux. Mais Bébert, du haut de ses douze ans, est intelligent, travailleur et courageux et se jure de rapidement gagner de quoi reconstruire le foyer si douloureusement évaporé...
Avec des textes de : Didier Ades, André Arnaud, Alain Baudoin, Patrice Bertin, Jean-Pierre Blanzac, Jean Breton, Robert Chapatte, Jacques Chapus, Jean Cordier, Jean-Pierre Farkas, Daniel Favre, Tommy Franklin, Philippe Gildas, Claude Guillaumin, Jacques Guilloneau, Bernard Hartman, Guy Kedia, Robert Lassus, Didier Lecat, André Lemas, Yves Loiseau, Catherine Nay, Jean-Michel Pedrazzani, Gilbert Picard, Ralph Pinto, Bertrand Vannier, Georges Walter, Jean-Pierre Yzerman, Jean-Pierre Elkabach.
EN parcourant le Luxembourg j'aperçus un groupe nombreux dans une des allées latérales. On y parlait avec chaleur de notre situation politique, de l'orage qui grondait sur nos têtes. Je m'approche, et un individu élevant la voix, dit :« Messieurs, nous pérorons depuis longtemps sans nous entendre, et le résultat de ces sortes de dialogues est de laisser chacun avec ses opinions.Plaçons-nous sur deux lignes : les royalistes d'un côté, les napoléonistes de l'autre ; expliquons-nous de bonne foi, et prenons notre parti de même.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Paris vert-de-grisDimanche 9 juin 1940, l'étau allemand se resserre sur Paris. Vendredi 14 juin, les Allemands pénètrent dans la capitale. Voici le récit de ces six jours - au fi l des événements dramatiques - centré sur la réaction des Parisiens. Entre rumeurs et désinformation, que savent-ils ? Que font-ils ? Comment s'organisent-ils ? En l'absence d'un gouvernement replié sur Bordeaux et de toute façon impuissant, qui décide de leur sort ? Menacée, jusqu'au dernier jour, de destructions comme Varsovie, la capitale de la France est, pour les réfugiés du Nord et de l'Est, un immense dortoir à ciel ouvert et, bientôt pour tous, la terre à fuir au plus vite. En moins de trois jours, elle se vide des deux tiers de ses habitants. En quelques heures, les Allemands en prennent le contrôle méthodique. Le récit s'arrête le 14 juin à minuit, quand Paris est défi nitivement occupé et que s'installe nuitamment le premier détachement SS. Si l'entrée des Allemands dans Paris a souvent été évoquée en quelques pages par les historiens de la Seconde Guerre mondiale, aucun récit exclusivement consacré aux réactions et à la vie des Parisiens n'en avait été fait. Un document exceptionnel.
De Tolstoï à Abel Gance, Austerlitz participe de la légende autant que de l'histoire. Le génie militaire de Napoléon y a donné toute sa mesure face à un ennemi double - autrichien et russe -, alors que l'issue victorieuse n'allait pas de soi. Au moyen des archives militaires et de récits des combattants (les sans-grade comme les illustres), Jacques Garnier raconte comment une armée rassemblée pour envahir l'Angleterre s'est portée en quelques semaines au coeur de l'Europe centrale et comment elle a été rejointe par d'autres troupes françaises stationnées en Italie. C'est ensuite jour par jour, puis heure par heure qu'il décrit les plans successifs des adversaires et qu'il évoque, cartes à l'appui, les combats - majeurs ou mineurs, tous ont leur importance - ayant précédé l'affrontement final du 2 décembre 1805. Les pertes françaises seront très faibles en comparaison de celles des Alliés, et la victoire aura instantanément des effets géopolitiques considérables : fin du Saint Empire romain germanique, rattachement de Venise au royaume d'Italie, installation de Napoléonides sur les trônes de Naples et de Hollande, etc.