Jacques Medecin
Jacques Medecin
La vérité dérange. Au moment où tous les Français s'interrogent sur les perversions du monde politique, un homme parle. En toute liberté. Son témoignage fera date. Car Jacques Médecin a trempé sa plume dans le vitriol. Tandis qu'à quelques dizaines de kilomètres de là, à Buenos Aires, le socialiste Jean-Michel Boucheron, ancien ministre de François Mitterrand, pratique tranquillement la nouvelle cuisine - dans un restaurant payé avec le produit de ses vols massifs du côté d'Angoulême - de son côté, Jacques Médecin, dans la prison de Maldonado, puis à Montevideo, attend, la plume à la main, de savoir s'il sera extradé vers la France à la demande des autorités judiciaires françaises. Son livre nous fait découvrir les coulisses du pouvoir et des multiples affaires, dont on ne soupçonnait pas l'existence. Voici donc la face cachée d'un monde impitoyable : celui des princes, qui nous gouvernent depuis 1981.
La Gauche cherche à accaparer le pouvoir politique, alors qu'elle exerce déjà le pouvoir culturel. Ses conceptions collectivistes, et sa manie du nivellement, imprègnent l'ensemble de notre vie, dans nos entreprises et dans nos écoles, sur nos écrans, sur nos scènes, et dans l'urbanisme de nos cités. Pour rendre les individus interchangeables, la Gauche a planifié le déracinement, première étape du totalitarisme. La liberté est menacée. Pour sauvegarder cette valeur, Jacques Médecin propose de favoriser l'épanouissement des différences individuelles. Refusant tous les matérialismes, l'auteur préconise de cultiver - voire de recréer - l'enracinement de la personne, c'est-à-dire l'attachement à une communauté aux dimensions humaines : en réhabilitant les liens étroits de la famille, en réconciliant les citoyens avec leur cité, leur entreprise, leur région, en redonnant aux Français la foi dans leur destin. Tel est le terreau de la liberté.
Le 12 janvier 1996, après deux ans d'emprisonnement préventif, la justice rendait sa liberté à Jacques Médecin. Accusé d'abus de biens sociaux, montré du doigt, désigné à la vindicte publique par certains médias, l'ancien maire de Nice est l'exemple même de l'homme politique bouc émissaire dans les « affaires » dont seront jalonnées les années 90 en France. Aujourd'hui que se sont apaisées les passions, il témoigne. Sans haine mais aussi sans concession, il démonte le mécanisme qui a fait de lui un coupable idéal. Il accuse les pouvoirs politiques successifs, de droite comme de gauche, et l'Élysée d'avoir combiné une machination visant à le faire jeter en prison puis extrader d'Uruguay, où il avait choisi de s'exiler en 1990. Machination dont certains médias se sont fait le porte-voix, excitant l'opinion publique jusqu'à la curée. Des citoyens sans repères, des journalistes sans vergogne se sont érigés en justiciers : la République des juges n'est pas celle des magistrats mais celle de ceux qui condamnent les prévenus avant même qu'ils ne soient face à la justice.