James Agee
James Agee
« Comme amateur, je dois donc m'efforcer de reconnaître ma propre ignorance et ne jamais m'excuser de ce que mes yeux me disent quand je regarde l'écran... » Tel est, réduit à son principe, le mot d'ordre critique de James Agee lorsqu'il inaugure, le 26 décembre 1942, sa chronique de cinéma à The Nation. Pour lui, rien n'est jamais joué a priori. Son évaluation, nuancée et sauvage en même temps, se fait toujours au coup par coup, film par film, souvent scène par scène. À travers les oeuvres de Griffith, Chaplin, Dreyer, Vigo, Rossellini, Huston ou Laurence Olivier, c'est l'âge d'or du cinéma américain et européen (du burlesque au néo-réalisme en passant par le film de guerre, la comédie ou le mélodrame) qui se voit ainsi confronté aux goûts, à l'intelligence et à la perception presque hallucinée de l'auteur de Louons maintenant les grands hommes et d'Une mort dans la famille.
Découvrez le scénario du film African Queen 1915, en Afrique. Une soeur missionnaire, Rose Sawyer, doit descendre un fleuve sur le bateau du trafiquant Charlie Allnutt, l'African Queen. La descente est dangereuse et se termine entre les mains des Allemands. Le couple n'échappera qu'in-extremis à la pendaison.