Jean-Claude Cheynet
Jean-Claude Cheynet
Une bourgade dans le sud de la France, Puy-vignon, coupée en deux par une rivière. Dans la partie basse, une distillerie bruyante et malodorante rend la vie quotidienne insupportable aux habitants. Une association de défense est créée, soutenue par les écologistes. Tout est en place pour le déclenchement des hostilités contre les viticulteurs responsables. Le pouvoir local, d'abord indifférent, laisse faire. De proche en proche, l'affaire de la distillerie en dévoilera d'autres, où le rugby notamment sera concerné. Entre les querelles de clocher et les « magouilles » politico-viticoles, l'histoire progressera vers un dénouement inattendu. Un roman haut en couleurs sur des sujets dans l'air du temps.
L'histoire de Byzance est jalonnée de multiples crises, qui ont renforcé l'image négative de l'Empire chez les historiens occidentaux. Cet ouvrage est consacré aux diverses formes de la compétition politique, rivalités pour le trône ou luttes pour l'autonomie régionale. Il cherche à les rendre intelligibles en analysant les moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles : implantations provinciales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service. Le clivage entre civils et militaires - traditionnellement évoqué mais rarement pertinent - est ainsi remis en cause, alors que le poids de grands clans régionaux importe davantage. Il apparaît également que de véritables équipes alternaient au pouvoir, notamment au xie siècle, et que les provinces restaient fidèles tant que la protection impériale compensait, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Découvrez comment l’Empire byzantin, né en 330 et tombé en 1453, a marqué l’histoire par son incroyable résilience et son héritage politique, religieux et intellectuel.
Ce second volume sur le monde byzantin est consacré à l'Empire byzantin de la mort de Heraclius en 641 jusqu'à 1204, chute de Constantinople, suivie d'un effondrement politique de l'Empire. La structure de ce volume est proche de celle du volume 1, l'Empire romain d'Orient de 330 à 641: présentation des grandes lignes de l'histoire événementielle, analyse des principales structures (empereur, église, armée, aristocratie byzantine et monde rural), fondements de la civilisation et études régionales. Les fondements de la civilisation byzantine ont été posés durant l'Antiquité tardive et sont restés les mêmes. Durant ces cinq siècles et demi l'Empire subit de nombreux revers face aux Arabes, mais au prix d'amputations territoriales majeures et d'une militarisation de la société, les empereurs réussirent à rétablir l'équilibre des forces et trouvèrent des ressources financières pour faire face aux guerres, ils recentrèrent l'Empire sur l'Asie mineure tout en sauvant la capitale. La chute de Constantinople marque la fin de la civilisation byzantine.
Cet ouvrage comporte deux études prosopographiques. L'une est consacrée à trois familles byzantines, les Bourtzai, les Brachamioi et les Dalassènoi, qui ont pour trait commun d'avoir été en relations durables avec le duché d'Antioche. L'auteur, Jean- Claude Cheynet, utilise l'indispensable apport de la sigillographie pour saisir le rôle politique et social de ce groupe. L'autre étude renouvelle nos connaissances sur la généalogie des premiers Paléologues. Avant même d'accéder à l'Empire, les Paléologues avaient su parvenir au premier rang de l'aristocratie en contractant des alliances avec les dynasties impériales précédentes, ce qui favorisa leur réussite ultérieure. Tel est l'objet de l'étude de Jean- François Vannier.
L'Empire romain d'Orient a vu le jour sur les rives du Bosphore, lorsque Constantin, premier empereur chrétien, fonda la nouvelle Rome, Constantinople. Pendant un millénaire, dans la continuité avec les institutions romaines, une civilisation brillante s'y est développée, au carrefour de l'Europe et de l'Asie. Elle a ainsi participé à la formation de l'Europe moderne, en conservant un État qui, ailleurs, s'était décomposé, en transmettant le droit, en maintenant tant bien que mal des relations avec le monde méditerranéen chrétien et musulman. Mais surtout, malgré les crises, elle a forgé un modèle politique, celui de la monarchie de droit divin. Byzance a laissé un triple héritage, temporel, qui passa aux Turcs, spirituel, qui resta aux peuples orthodoxes, et intellectuel, dont profita surtout l'Occident. Politique, militaire, économique, religieuse, intellectuelle et artistique, c'est toute la richesse de cet Empire que s'attache à présenter ici l'auteur.