Jean-Claude Dunyach
Jean-Claude Dunyach
Londres, 1886. Sous les pavés de la capitale, une chambre funéraire cache un roi tyran endormi depuis un millénaire, prêt à ressusciter.
Sept cents ans après la scission de l’humanité en quatre rameaux, les AnimauxVilles imposent une rencontre historique : assister ensemble à l’explosion d’une supernova.
Imaginez un groupe de rock post-atomique qui a rasé Detroit, fait sauter le pôle Sud et s'apprête à électriser l'Australie. Roll over Amundsen mêle humour noir, zombies et riffs endiablés dans une aventure aussi déjantée que poétique.
Quatorze nouvelles audacieuses, dont six inédites en traduction, où Jean-Claude Dunyach mêle science-fiction et fantastique avec brio. The night orchid vous transporte de Toulouse à l’univers de Conan Doyle, entre énigmes et frissons.
Seize nouvelles éblouissantes, où un astronaute solitaire guide un troupeau d’intelligences artificielles et où un humain est capturé par une fée chasseuse de vœux.
Dans l’univers troublant d’AnimalVille, un artiste fantôme et un terroriste s’affrontent au cœur d’un musée de chair. Qui survivra à la rencontre avec des œuvres d’art aussi vivantes que dangereuses ?
Closter, artiste en quête de lui-même, croise la route de Marika, une Astrale capable de voyager à travers les corps. Dans un univers où les AnimauxVilles contrôlent le voyage instantané, leur rencontre bouleverse tout.
Imaginez un musée où chaque salle révèle une nouvelle de science-fiction, fantastique ou fantasy, signée par l'un des grands maîtres du genre.
Rien ne sera épargné à la carrière de notre troll. Après le piège du stagiaire dans L'Instinct du troll, le voilà de nouveau obligé de sortir de son bureau pour empêcher l'apocalypse. Afin de venir à bout de leur quête, lui et ses complices vont devoir affronter les typhons des mers du Sud, une armée de zombies et de consultants, et résister aux pièges des épouvantables souvenirs pour touristes. Mais ils disposent d'une arme secrète : leur mission est dotée d'un budget. Bienvenue dans une quête de fantasy administrative ! On y trouve donc des organisations industrielles transverses et des réunions d'avancement, des départements des ressources humaines (où officient les pires nécromants du secteur) et des quotas de production. Sans oublier les jeux vidéo et l'équivalent local d'Internet. Et toujours un stagiaire. « L'Instinct du troll est une fantasy humoristique pleine d'anachronismes qui fait évidemment penser aux "Annales du Disque-Monde" de Terry Pratchett et à la trilogie de Catherine Dufour "Quand les dieux buvaient". » - Bifrost
Après s'être vaillamment attaqué à la malédiction des paperasses administratives (L'Instinct du troll), puis avoir affronté les forces démoniaques du marketing (L'Enfer du troll), le troll est de nouveau dans de sales draps. Entre les idées de grandeur de sa chère et tendre qui lui valent d'être expulsée de son salon de coiffure, les nains de la mine qui ont subitement décidé de ne plus assez creuser et son stagiaire qui tente de se reconvertir dans la protection rapprochée, sa vie est devenue un cauchemar. Il lui faut d'urgence trouver de l'or pour sauver ce qui peut l'être. Une seule solution : cambrioler un dragon... mais pas n'importe lequel : le plus gros, le plus rusé. L'heure est donc venue de réunir l'équipe habituelle de bras cassés et de se lancer à l'assaut des passages secrets de la montagne, malgré les dangers sans nombre qui les guettent. Car, dans les ombres, les forces du mal veillent. Et elles ont fait appel à des avocats !
Glissez-vous dans l'intimité d'un troll le temps de quatre aventures qui font trembler la terre jusqu'aux tréfonds des mines les plus obscures. Bien sûr, pour cela, vous allez devoir franchir les falaises du Désespoir, affronter les périls du col des Assassins et vous enfoncer dans les marais de la Mort sinueuse, mais ne vous inquiétez pas : après, c'est fléché. Et, avant, mieux vaut savoir que, s'il faut qu'un troll s'habille pour une occasion spéciale, il convient de le prévenir dix ans à l'avance. Surtout, n'oubliez jamais que l'eau ferrugineuse est un fléau qui ravale le troll au rang de l'homme. Alors, vous qui entrez ici, laissez toute espérance ainsi que vos affaires personnelles au vestiaire. Et n'oubliez pas de rapporter vos notes de frais. Ayerdhal. « L'Instinct du troll est une fantasy humoristique pleine d'anachronismes qui fait évidemment penser aux "Annales du Disque-Monde" de Terry Pratchett et à la trilogie de Catherine Dufour "Quand les dieux buvaient". » - Bifrost
J'ai souvent parlé de magie avec Ayerdhal. Pas la force extérieure manipulée par des thaumaturges, mais celle qui naît dans le coeur et la volonté des hommes et que j'ai voulu illustrer dans ce recueil. Il en a donné sa propre définition dans Parleur ou les chroniques d'un rêve enclavé : « Parleur parlait et nous suivions. Il y avait quelque chose de magique dans cette sujétion, quelque chose qui ne tenait pas seulement de ce charisme, dont Mescal me parla par la suite, et qui ne dépendait pas uniquement du parfait usage qu'il faisait de ces connaissances humaines. Aujourd'hui, je sais que cette magie s'appelle intégrité et qu'elle fonctionne par la conscience que nous en avons, car tous nous connaissons les limites de notre propre honnêteté. Nous ne savions pas au juste ce que Parleur pensait, mais nous n'avions jamais détecté le moindre décalage entre ses paroles et ses agissements. »
« Le Temps Incertain était l'un des plus puissants bâtiments militaires de sa catégorie. Il mit quatorze heures à mourir. Au voisinage d'Esméralda, les rides de l'espace-Tau annoncèrent sa venue et froissèrent temporairement l'espace local. Si un quelconque caillou errant avait été assez gros pour endommager le vaisseau, il aurait été repoussé hors de portée. Mais ce qui se tenait là était trop minuscule pour être affecté. Du moins au début. » Évangeline, jeune fille de bonne famille à la conduite dévergondée, est envoyée par son père diplomate sur un planétoïde école. Mais une étrange population d'insectes en prend le contrôle. Seule Évangeline en réchappe, au prix d'une métamorphose qui la terrifie. Cependant, à quatorze sauts-Tau de là, le bâtiment de son père est confronté à un ennemi terrifiant : un nuage de particules intelligentes dévore littéralement les vaisseaux et les colonies humaines. Pour survivre, Évangeline et son père vont devoir accepter leurs différences et unir leurs forces. Si c'est encore possible.
L'actualité est là pour nous rappeler que rien n'est inamovible et que tout a une fin, à commencer par l'être humain dans ce qu'il est au fil de sa propre histoire et dans ce qu'il adviendra de lui dans l'Histoire tout court. L'actualité est impitoyable. Jean-Claude Dunyach aussi. Qu'il traite du premier amour, de la maladie, de la mort, de l'écosystème Terre, de l'avenir, il écrit nos peurs, nos fantasmes, nos ambitions, nos limites, nos vilenies petites et grandes, bref il parle de nous, hommes, femmes, enfants, tels que nous nous voyons quand nous prenons le temps de nous regarder ou quand la vie ne nous laisse plus le choix, et il nous dit sans fard qu'il est notre semblable. Avec tendresse, avec espoir, avec malice, avec cette plume d'orfèvre qui plie, déplie, replie les origamis pour mettre l'univers en équation, parce qu'on ne peut pas tourner définitivement le dos à la mer. Ayerdhal.
Il existe une bibliothèque qui contient tout ce qu'on a écrit, mais cela ne saurait suffire à étancher notre soif de savoir, puisque savoir c'est commencer à imaginer ce qu'on peut encore écrire. Voilà pourquoi les fées nous ont dotés du système B.O.R.G.E.S., pour que nous comprenions l'importance d'une savonnette abandonnée sur un carrelage humide et que nous allions en convaincre la Galaxie grâce au Missionnaire Deluxe Installation Kit. Puis, quand tout aura été écrit et récrit, les pleureurs de monde viendront nager dans les strates de la Bibliothèque et lui appliqueront la stratégie du requin jusqu'à ce que chaque parcelle d'histoire soit retournée à la poussière. Les nouvelles de Dunyach sont les noeuds d'un immense tapis qui se déchiffre du bout des doigts pour reconstituer la trame d'un univers unique, où se côtoient éons et virtuons avec la même puissance créatrice. Ayerdhal
Deuxième opus, deuxième constellation en dix soleils de la galaxie Dunyach. Des astres chauds, des astres froids, et toujours ce grand combat entre l'entropie et l'anthropie où se confondent l'amour et la mort, le destin et l'imprévisible. Ici, on apprend ce qui s'est réellement passé à la fin du jurassique et on ne se contente pas d'entrevoir l'extinction de l'humanité, on comprend pourquoi elle est inéluctable. Saviez-vous que les gens cliquettent ? À votre avis, quel est le plus mortel des péchés capitaux ? Peut-on vraiment domestiquer un AnimalVille avec une chenille qui pond des cabines de communication ? Maître Dunyach manie l'absurde et le chaos dans la logique des mathématiques fractales et nous l'assène en esthète, avec une délicieuse cruauté. Ça fait du bien partout où ça fait mal. Ayerdhal
Saviez-vous que : « Les amours mortes s'enferment dans des pierres qu'on porte autour du cou. Sans domicile, vous serez condamné à marcher toutes les nuits et jeté aux arènes si vous quittez la ronde. Les trolls n'aiment pas que les nains fassent des heures supplémentaires, mais ils apprécient encore moins que les sorciers des ressources humaines décrètent les licornes inutiles. Les dryades sont gourmandes. Les I. A. sont en contact avec des intelligences extrahumaines, mais elles gardent jalousement le secret. Il est possible de rejouer une guerre des milliers de fois pour en changer l'issue, mais elle sera toujours aussi absurde. Pour un artiste, le don de soi et le don d'une oeuvre peuvent être si intimement liés qu'un musée exposera peut-être un jour ses organes, de son vivant. » Les mondes de J.-C. Dunyach ne sont pas plus déments que le nôtre. Au mieux ils le préfigurent, au pire ils le décrivent. Ayerdhal
Quand on suit un auteur, il arrive un moment où sa faculté de nous surprendre surprend moins. Cela ne l'empêche pas de nous rendre la lecture aussi confortable qu'un chat ronronnant sur les genoux. Mieux : c'en est aussi rassurant que de retrouver un ami perdu de vue depuis longtemps avec qui, immédiatement, le contact et la discussion se renouent sans que le fil ne semble avoir jamais été rompu. C'est le moins qu'on pourrait attendre de ce cinquième opus. Mais voilà, tel le Mécanaute de L'âge d'or du réel, tel le magicien des Oiseaux, tel la fey des forêts, maître Dunyach part à l'aventure sur les franges de tous les genres, les replie comme les niveaux d'un multivers et les enchevêtre pour nous offrir la vision kaléidoscopique d'un griot qui se refuse à toute frontière et à toute forme d'acculturation. Alors, une fois de plus, nous sommes ébahis. Ayerdhal
À partir d'aujourd'hui, vous ne vivrez plus certains moments, certains événements comme vous l'avez déjà fait. Que vous les ayez connus une fois, dix fois, cent fois, ils se pareront de sensations que vous ignoriez, ils éveilleront des émotions que vous ne connaissiez pas. Essayez. Rendez-vous dans n'importe quel aéroport et déambulez un peu. Vous n'avez pas besoin de billet, juste de flâner au hasard des couloirs, des boutiques et des portes mystérieusement closes. Inévitablement vous croiserez des regards et l'un d'eux évoquera les mystères que ces portes taisent. Alors la marelle des Flying Romanis vous emportera dans son tourbillon et, le lendemain, vous chercherez des nageurs dans les dunes, puis des corps dans les musées et des amnésiques dans les jardins. Chaque nouvelle de Dunyach change le monde qui filtre à travers vos yeux, comme le rêvait le président Moâ. Ayerdhal
Bientôt mille ans que j'attends l'événement : la Grande Conjonction, l'alignement de toutes les étoiles de la galaxie Dunyach dans un même chapelet de perles rares. Mille ans, c'est long ! Surtout qu'à chaque saison de chaque année d'autres astres éclosent et qu'il faudra aller les moissonner un peu partout dans l'univers. Cueilleur d'étoiles. Des étoiles qu'on rit à chaudes larmes quand elles décrivent les habitudes migratoires des pères Noël, des étoiles qui se pleurent en silence aux abords de la station de l'Agnelle, des étoiles à vous glacer les neurones lorsque sonne l'heure des vers. Et en filigrane, dans chacun de leur noyau en fusion, une infinité d'histoires d'amour avec chute. Dans ce premier opus, il y a tout ça, et plus. Il y a Jean-Claude Dunyach, le semeur d'étoiles. Ayerdhal