Jean-François Mattéi
Jean-François Mattéi
Toute l'oeuvre d'Albert Camus Une approche immédiate Un auteur spécialiste Accessible, précis et complet, ce livre propose 150 citations extraites de l'oeuvre d'Albert Camus. Pour chacune, vous trouverez : le contexte de sa rédaction ; ses différentes interprétations ; l'actualité de son message.
Un club d’écriture aux profils aussi variés qu’inattendus : quinze femmes et hommes, unis par la passion des mots, relèvent le défi de Stéphanie Anglade et explorent, chacun à leur manière, le monde comme il va.
Le diagnostic prénatal, né avec les progrès de la génétique, concerne aujourd'hui toutes les femmes enceintes. Cependant, elles ignorent en quoi il consiste, quelles en sont les techniques et si elles sont ou non fiables. Elles redoutent aussi cette nouvelle médecine parfois perçue comme anxiogène. Pour mieux préparer les femmes à vivre leur grossesse, cet ouvrage détaille donc les outils du diagnostic prénatal (échographies, marqueurs sériques, conseil génétique, diagnostic préimplantatoire) ; il veut aussi sensibiliser le lecteur à cette approche médicale qui met à l'épreuve l'idée que chacun se fait de la normalité, de l'enfant et de la vie.
L'ordre du monde : l'expression paraîtra suspecte à ceux qui ont choisi le vide du concept contre la plénitude du sens et refusent à la raison moderne le droit de reconnaître sa quadruple racine pour édifier une éthique à la mesure de l'être. On n'a pas craint, pourtant, d'aborder ici la question controversée de l'enracinement de la pensée, sous son double aspect ontologique, de Platon à Nietzsche, et politique, de Heidegger à Hannah Arendt. En suivant leurs pas sur des chemins qui croisent ceux de Bosco, de Char ou de Camus, on verra peu à peu apparaître la figure initiale du monde où se rassemblent terre et ciel, divins et mortels. Une telle communauté, que Heidegger est seul à déchiffrer, dit simplement l'habitation des hommes durant leur vie sur terre. On peut bien, aujourd'hui, oublier l'injonction cartésienne de changer plutôt ses désirs que l'ordre du monde et se satisfaire, ciel et terre abolis, d'une raison qui achève son empire sur un désert. C'est toujours le monde, finalement, qui a le dernier mot.
Généticien réputé, Giovanni Collodi est un homme austère, comme cette Italie du sud dont il est originaire. Après des études à Rome et à Berkeley, il est nommé à l'Institut Pasteur, à Paris, où il rencontre Hélène, qui mène avec passion une vie partagée entre la recherche et le piano... Profondément amoureux, ces deux êtres vont s'installer en Provence. Mais, absorbés par leurs recherches, ils voient leur désir d'enfant brisé net par le cancer qui emporte prématurément la jeune femme. Désespéré, Giovanni, l'homme d'une seule femme, n'en renonce pas pour autant à leur projet. Un enfant ? Après tout, il sait en faire, dans son laboratoire... Mais son désir se heurte à son sens moral. À qui confier ses doutes et ses interrogations ? Au moment de transgresser et de créer un Pinocchio moderne, Giovanni, en proie à la plus vive inquiétude, se tourne vers les figures mythiques des origines de la vie : Prométhée, Narcisse, Pygmalion... Quelques mois plus tard, naît Clara...
Et si l’Europe, souvent accusée d’arrogance, était en réalité la garante des valeurs qu’on lui reproche de ne pas respecter ?
Whitehead affirmait que la tradition philosophique de l'Occident était une série de notes au bas d'une page de Platon... Cet ouvrage, interprétation inédite de la pensée platonicienne, tente d'établir comment le disciple de Socrate a fondé la philosophie en articulant le logos dialectique et l'hypothèse des Idées (eidos). Une même structure de pensée, présente aussi bien dans les récits mythiques que dans les discussions scientifiques, se dégage ainsi des dialogues pour évoquer la formation de l'âme et l'ordre du monde (cosmos), la loi qui gouverne la cité (nomos), et l'enseignement moral du mythe (muthos), du récit de la caverne à la légende de l'Atlantide.
Le pythagorisme ne se réduit pas à un mouvement historique qui serait la source oubliée de la science moderne. Par son souci d'unifier les lois de l'univers à partir d'une mathématique pure, il constitue un mode de pensée qui reste vivace chez les hommes de science , d'une façon parallèle, son intuition que les êtres de la nature jouent sur le clavier des analogies, en une mystérieuse correspondance qui fascinera Baudelaire, Balzac, Nerval ou Mallarmé, conserve sa fécondité pour la majorité des artistes.À travers la figure fascinante de Pythagore, Jean-François Mattéi donne à comprendre cette mutation unique qui, il y a vingt-cinq siècles, fit basculer la Grèce d'un mode de pensée religieux à un mode de pensée rationnel.
Des présocratiques à Plotin en passant par Socrate, Platon, Aristote, Épicure et les stoïciens, Jean-François Mattéi nous convie à un voyage initiatique dans la philosophie antique. C'est à cette source que la raison occidentale se nourrit depuis des siècles. On y assiste à la naissance de la philosophie, de la physique, des mathématiques, de la politique : éblouissant feu d'artifice de la pensée comme l'histoire en a peu connu depuis lors, et qui continue de résonner dans les débats d'aujourd'hui. En fin pédagogue, Jean-François Mattéi construit des ponts entre hier et maintenant, fidèle à la formule qui fait le succès de la série « Une histoire personnelle de... ».
Fred est un auteur unique. Que ce soit avec Philémon (un chef-d'oeuvre de poésie et d'invention), avec ses contes singuliers ou ses dessins d'humour, Fred nous remplit l'esprit d'images et de mots que l'on oublie pas de sitôt. Un auteur qui a inventé un language, un style.
Nous vivons une époque de choix et de changements. Quel avenir pour la France, pour l'Europe ? La culture de demain sera-t-elle matérialiste, virtuelle ? Ou bien sera-t-elle ouverte à la transcendance en faisant sa part à la spiritualité ? Ces questions, plus brûlantes que jamais, Jean-François Mattéi avait déjà eu l'audace de les poser. Ce recueil d'écrits, en grande partie inédits, constitue son testament intellectuel. Nous y découvrons la force visionnaire de ce grand philosophe. Y transparaissent son érudition et sa créativité mais également les marques de sa grande humanité, dont son lien à Albert Camus, né comme lui en Algérie. Chacun de ces textes est une véritable perle de sagesse. Car il ne s'agit pas seulement de savoir bien penser. L'enjeu est de devenir des hommes et des femmes de bien. Enrichissante sur tous les plans, voici une feuille de route pour le xxie siècle. Philosophe de renom, professeur à Nice Sophia Antipolis, membre de l'Institut universitaire de France, connaisseur de la pensée antique, Jean-François Mattéi (1941-2014) a bâti une oeuvre à la fois métaphysique et politique. Il est l'auteur, entre autres, de L'Homme dévasté. Essai sur la déconstruction de la culture.
Jean-François Mattéï n'a cessé, depuis sa thèse sur "La fondation de l'ontologie platonicienne", de poursuivre ses recherches sur "le fondement prémétaphysique de la métaphysique". Dans ce voyage philosophique, il a toujours cheminé en compagnie de Platon, de Heidegger, d'Hannah Arendt, d'Albert Camus et de Jan Patocka - et, surtout, de leurs concepts ou sensibilités face au monde moderne. Ces recherches l'ont amené, de proche en proche, à se quereller avec les tenants de "l'anti-humanisme" contemporain qui, fidèles à la leçon de Michel Foucault, ont cru devoir diagnostiquer "la mort de l'homme". Pour Mattéi, disciple en cela d'Albert Camus (dont il partage la naissance oranaise), l'humanisme n'a pas dit son dernier mot, au contraire, et à condition de ne pas réduire cet impératif éthique à un vague bouillon de bons sentiments. Dans ce dernier ouvrage - qu'il avait d'abord voulu intituler: "Essai sur la destruction de l'homme"- il revient donc sur les "idéologies de la mort de l'homme" et entend les combattre à partir de Camus et de Platon. Le titre ultime de son livre fait d'ailleurs écho à "L'homme révolté" de Camus. Testament philosophique, ce livre est fidèle à ce qu'était Jean-François Mattéï : un homme bon, un ami de la vie, un tenant de "la morale à hauteur d'homme", sans doute jugé avec une sévérité excessive par les "gauchistes" philosophiques, mais proche de son lecteur, et styliste de grand talent. Une préface admirable de Raphaël Enthoven replace ce livre dans son contexte historique et philosophique. De plus, le préfacier défendra dans les média la mémoire de son professeur et ami.
Nous vivons une période étrange, probablement même périlleuse à bien des égards. Les avancées de la science, de la médecine et des technologies, au travers des questions inédites qu'elles posent, nous dévoilent la démesure inhumaine qui nous menace...
Au commencement est le mythe qui dessine le chemin emprunté par la parole et commande dès l'origine « ce qui est, ce qui sera et ce qui fut ». Platon y fait écho lorsqu'il prête ces mots à Socrate : « Le commencement est, en toutes choses, ce qu'il y a de plus grand. » La première édition de cet ouvrage est parue dans la collection Thémis-philosophie en 1996. Il est difficile dans l'oeuvre de Platon, de trouver une limite franche entre le terrain philosophique et le terrain mythique ou, pour le dire autrement, entre l'image mythique du commencement et le concept philosophique de principe. Tendue entre le mythe et la raison, le récit et l'argumentation, la persuasion et la certitude, la philosophie platonicienne naît ainsi comme mythologie, entrelaçant de manière indissociable les deux voies par lesquelles le monde accède à la parole.
Et si avec l'emprise des technologies nouvelles sur le corps ou l'esprit humain, la nature même de l'homme n'était pas mise en danger ? À l'heure où notre espèce n'est pas loin d'entrer dans l'ère de la post-humanité, un cri d'alarme de deux de nos plus éminents professeurs de médecine.
L'Homme des foules est l'un des plus étranges récits d'Edgar Poe. Assis à la terrasse d'un café londonien, un flâneur observe avec détachement la foule des passants. Attiré par le comportement d'un vieil homme, il décide de le suivre une nuit et toute une journée à travers la ville. Au terme de son errance, il comprendra en quoi le vieillard, emporté par la houle humaine, est "le génie du crime profond". Jean-François Mattéi propose une lecture philosophique de ce conte à partir du regard distancé du narrateur et du regard vide du fuyard. A la suite de Baudelaire, de Tocqueville et de Benjamin, il montre comment l'homme démocratique associe le plaisir d'être dans les foules à l'angoisse de s'y perdre. La duplicité de l'énigme du conte révèle alors la clef de l'énigme de Poe dans La Lettre volée.
Notre santé est en plein bouleversement ! Bien-portants, malades et soignants, nous sommes tous concernés. Depuis qu'il y a des humains sur terre, une permanence de la médecine s'est installée, fondée sur le rapport entre la confiance du malade et la conscience du médecin. Or, aujourd'hui, cette médecine de la personne pourrait être menacée par des avancées technologiques incroyables. L'intelligence artificielle et son cortège d'algorithmes pourraient décider à notre place. Nos gènes nous enfermeraient dans un destin programmé par notre seul ADN. Nos données numériques personnelles nous échapperaient, trahissant les secrets de notre intimité. Des implants cérébraux pourraient modifier nos comportements. Répondant au projet transhumaniste, l'être humain « augmenté » poursuivrait sa transformation vers une post-humanité désincarnée. Devant ce grand bouleversement annoncé, notre société, partagée entre individualisme et solidarité, saura-t-elle réagir ? Affirmera-t-elle sa volonté d'utiliser tous ces progrès dans le seul but de guérir et de vivre plus longtemps en bonne santé ? Saura-t-elle se protéger contre les dangers potentiels et les désordres de notre environnement qui menacent notre santé ? Jean-François Mattei n'esquive aucune de ces questions éthiques. Il prône l'optimisme, à la condition de renouer avec la sagesse et le sens des valeurs humaines. Une quête du bonheur à notre portée... avec l'aide d'une bonne médecine.
Par ce que l'action humanitaire est à un véritable tournant, Jean-François Mattei interroge ce qui fait vraiment sens pour construire l'humanitaire moderne du XXIe siècle.
En quoi l'approche française de la philosophie, ce que Montaigne appelait déjà « philosopher à la française », est-elle particulière ? Des chercheurs français et étrangers analysent cette spécificité de la démarche philosophique qui repose sur les rapports d'une langue nationale et d'une langue philosophique universelle : dans quelle mesure le français est-il une langue porteuse d'universel ? L'analyse de l'histoire de la philosophie française, de sa rencontre avec des courants internationaux, d'un style philosophique français permet de répondre à cette question.
En apparence l'enjeu est clair, il s'agit de dépasser la métaphysique ou de la déconstruire pour retrouver la question primordiale du sens de l'être. Comment faut-il entendre la nécessité de ce « dépassement de la métaphysique » ? Heidegger a répondu à ces questions en mentionnant, de manière explicite, le « tournant » (Kehre) propre de sa pensée, lequel permet moins d'effectuer le « dépassement » (Überwindung) que l' « appropriation » (Verwindung) de la métaphysique. Après cet épisode du « tournant » que l'on peut faire remonter à 1930, Heidegger se détournera de la métaphysique pour se consacrer à la pure pensée de l'être, dans laquelle la poésie, celle de Hlderlin en particulier, jouera désormais un rôle déterminant. Le poète précède toujours le penseur au coeur de cette forêt profonde qu'est l'Être. Pour Heidegger comme pour Dante, l'homme est un poème qui s'achève sous le regard scintillant d'une étoile.
1787, Angleterre : une simple condamnation pour vol propulse Angela Prescott vers l’inconnu. Embarquée de force pour l’Australie, elle affronte la brutalité des hommes et la rudesse d’un nouveau monde.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Notre culture classique - les humanités que célèbrent George Steiner, Marc Fumaroli ou Alain Finkielkraut - a toujours été une « figure unique de l'inquiétude dans le courant des civilisations », selon Jean-François Mattéi. Des plus grands penseurs du siècle passé aux « déclinologues » d'aujourd'hui, tous sont hantés par la possible extinction de la culture européenne. Qu'est-ce donc qui menace de s'éteindre ? L'Europe est certes l'héritière d'Athènes, de Rome, de Jérusalem, de Byzance et de Cordoue. Mais elle est davantage encore, telle est la thèse de cet essai, caractérisée par les modalités du regard qu'elle porte sur le monde, sur la cité et sur l'âme. C'est ce regard théorique et critique (regard se dit theoria en grec) qui a permis la diffusion universelle de sa culture, de Homère à Kundera. Mais, de critique, ce regard est devenu profondément autocritique, comme en témoigne la diatribe de Susan Sontag : « La vérité est que Mozart, Pascal, l'algèbre de Boole, Shakespeare, le régime parlementaire, les églises baroques, Newton, l'émancipation des femmes, Kant, Marx, les ballets de Balanchine, etc., ne rachètent pas ce que cette civilisation particulière a déversé sur le monde. La race blanche est le cancer de l'humanité. » Arborant le relativisme en blason et prônant la repentance, la pensée dominante refuse d'assumer l'identité de sa culture au motif que toute identité est menace. Jetant un regard vide sur leur époque, les intellectuels sont ainsi devenus des « symboles de l'expiation », selon le mot de Lévi-Strauss à propos des ethnologues. Pour Jean-François Mattéi, la question de l'éminence, voire de la supériorité, de la culture européenne mérite d'être posée : n'est-elle pas la seule à avoir véritablement « regardé » les autres cultures ?
En renonçant à assumer son identité, l'Europe enchaîne les paradoxes. Le premier est celui d'une culture universelle qui - Hugo, Valéry ou Camus en témoignent -, n'a pas posé de problème aux créateurs qui s'en réclamaient. Le deuxième paradoxe est celui du refus de donner un contenu à l'idée d'Europe : parler de son identité serait une illusion rétrospective ou le masque d'un colonialisme culturel plus pernicieux que celui du passé. Le troisième paradoxe tient à ce que cette critique de l'Europe utilise ses propres outils intellectuels pour mettre en doute son existence. Mais en suivant la forme de ses récits, de ses connaissances et de ses oeuvres, il est possible de donner un sens à la quête de l'identité européenne.Si l'Europe n'ose plus se réclamer de sa culture en abdiquant son origine et son destin, elle se dissoudra sans voir qu'elle se prive tout simplement de sa présence au monde.
Ce livre défend la culture européenne en postulant qu'il y a bien une culture européenne, comme en témoignent ceux qui l'accablent, et en montrant que l'idée de civilisation est liée à son humanisme. Si toutes les sociétés possèdent une culture, c'est parce l'anthropologie a posé sur elles le regard critique des Européens. Leur culture a imposé le concept d'ouverture aux autres cultures et mis ainsi en place l'idée d'universalité, en science comme en éthique et en politique. L'ouverture de la colonisation a permis à ceux qui critiquent le colonialisme de se retourner contre les principes européens tout en les utilisant. Tel est le paradoxe de la culture européenne : ce continent particulier s'est installé dans l'universel et a permis à ceux qui veulent la destituer d'utiliser les outils intellectuels qu'elle a développés dans l'histoire. Le procès fait à l'Europe est donc un faux procès.
"Quels sont les apports d'Épicure et de Plotin aux idées philosophiques ? Frémeaux & Associés et les Presses Universitaires de France s'associent pour proposer un cours particulier de Jean- François Mattéi qui explique pédagogiquement chacun des concepts de la pensée antique. Ce coffret présente Épicure, les Stoïciens et Plotin. Il fait suite au premier, consacré aux Présocratiques, à Platon et à Aristote. Un accès attractif et simple au savoir universitaire." Claude COLOMBINI FRÉMEAUX et Paul GARAPON
Quelle est l'importance de la pensée antique dans l'histoire de la philosophie ? Quelles sont les grandes idées dont nous avons hérité ? En quoi Platon et Aristote façonnent-ils notre manière de penser ? Frémeaux & Associés et les Presses Universitaires de France s'associent pour proposer un cours particulier de Jean- François Mattéi qui explique pédagogiquement chacun des concepts de la pensée antique (le premier volumeprésente les Présocratiques, Platon et Aristote ; le deuxième coffret est consacré à Épicure, les Stoïciens et Plotin). Le plaisir d'un accès simple au savoir universitaire. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX et Paul GARAPON
"Hannah Arendt, penseur de la modernité, irrigue par son oeuvre tant la philosophie que la politique. La culture, aujourd'hui diffusée, distribuée et démocratisée, n'a pourtant jamais été en plus grand péril. Par une analyse des concepts de tradition, d'autorité, d'éducation et de liberté, Hannah Arendt dresse un portrait sans concessions de notre monde contemporain où la crise de la culture pose la question de la construction de notre devenir. Quelle place pour l'Art dans cette société de masse ? Comment donner un sens à l'aventure humaine sans culture pour nous orienter ? Jean-François Mattéi exprime cette pensée complexe en un langage simple et éclairant. Il met en lumière les paradoxes de la modernité et avec lui nous nous trouvons sur la brèche, ce présent entre le passé et l'avenir, où il est possible de bâtir sciemment la suite de notre Histoire." Lola CAUL-FUTY FRÉMEAUX
Ébranlés jusque dans nos convictions les plus intimes, nous pressentons que nous changeons de civilisation : on crée la vie en laboratoire, on pratique les greffes d'organes, on exhume les morts pour leur faire livrer leurs secrets : nos repères sont bousculés, et nous devons trouver de nouvelles références. Jean-François Mattei a voulu faire le point et établir un premier bilan, fondé sur son expérience de médecin et de chercheur en génétique. Il évoque les cas de conscience, les doutes qui se posent à lui dans le cadre de sa pratique hospitalière, racontant de nombreux cas inédits dont il tire la leçon. Mais ce médecin est aussi engagé en politique, et il s'emploie à redonner un sens aux règles et aux valeurs qui peuvent éviter à la révolution scientifique de notre temps de sombrer dans la démesure et l'horreur. Il s'y attache ici, auscultant notre société en panne de nouveaux repères. Faisons donc confiance à ce "passeur d'univers" pour nous montrer le chemin. Jean-François Mattei est professeur de pédiatrie et de génétique médicale à la faculté de Marseille. Membre correspondant de l'Académie de médecine, ancien membre du Comité consultatif national d'éthique. Il est également député depuis 1989. A ce titre, il a été rapporteur des lois de bioéthique de 1994, auteur d'une proposition de loi sur l'adoption votée en 1996, et rapporteur de la mission d'information sur la vache folle en 1997. Il a notamment publié L'Enfant oublié ou les folies génétiques, Albin et Les Droits de la vie, Odile Jacob, 1996.