Jean Guilaine
Jean Guilaine
Il y a cinq mille ans, les dolmens ont servi de sépultures collectives aux populations de bergers et de paysans qui vivaient en Languedoc, en Provence ou sur les Causses. L'ouvrage retrace l'histoire de ces premières architectures et décrit le quotidien des paysans de la préhistoire dans une société rurale déjà organisée et complexe. « Copyright Electre »
Plongez au cœur des dernières sociétés néolithiques du sud de la France et de la Catalogne avec Le groupe de Veraza.
Guerres et confrontations sont omniprésentes dès les plus anciennes civilisations historiques : Mésopotamie, Egypte, Proche-Orient, monde égéen. En revanche, la Préhistoire a longtemps été imaginée comme un âge d'or : le paradis originel. Mais, aujourd'hui, l'archéologie nous fait douter de cette quiétude primordiale. En balayant le champ des découvertes, les auteurs dressent en effet un tableau saisissant des actes de violence attestés depuis le temps des chasseurs-cueilleurs jusqu'à celui des paysans du Néolithique : sujets blessés, exécutions, supplices, massacres, sacrifices. Dès le 3e millénaire, on voit s'amplifier en Occident, à travers la statuaire, une idéologie du guerrier. A l'Age du bronze, la production d'armes toujours plus sophistiquées devient essentielle en Europe "barbare" tandis que cités et Etats orientaux font de la guerre une exaltation constante. Le héros, combattant idéal, impose alors son image farouche. Décidément, pour la violence - comme pour l'art -, l'homme préhistorique n'a rien à nous envier...
De la Préhistoire et l'Antiquité à la Bosnie et au Rwanda, en passant par la guerre de Trente Ans, la guerre des Boers ou Little Big Horn et, bien entendu, les deux guerres mondiales, ce passionnant volume montre l'apport considérable de l'archéologie contemporaine. Son approche anthropologique, libérée des contraintes de l'histoire militaire et stratégique, rennouvelle en profondeur notre vision les violences du XXe siècle.