Jean Maisonneuve
Jean Maisonneuve
Aborde à partir d'études multiples, l'impact de certains modèles idéaux sur nos jugements et nos conduites ; les étonnants privilèges dont jouissent les êtres réputés beaux ; les efforts intensifs pour y accéder ; l'apport des peintres dans la figuration
L'amitié constitue un lien majeur attesté par mille témoignages, à travers les temps et les cultures. Des sondages récents ont révélé sa valeur prioritaire dans toutes les catégories d'âge et de niveau social. Mais l'amitié n'a pourtant fait l'objet que d'études sporadiques et disparates. Cet ouvrage vise à en cerner les contours et les profondeurs, à la lumière d'enquêtes multiples et d'approches expérimentales et cliniques. En partant du cadre quotidien des rencontres, on aboutit à l'intimité singulière des dyades selon deux démarches successives : l'inventaire des régulations sociales qui déterminent plus ou moins le champ des éligibles ; l'étude interactionnelle concernant les attractions, motivations et perceptions affectives. On découvre ici le rôle de l'idéal personnel ; celui des affinités de style ; et finalement le sens d'un échange qui conjugue à des degrés divers connivence narcissique et expérience communielle.
Qu’est-ce qui fait qu’un homme est perçu comme sympathique ? À travers une étude pionnière menée en 1957 et révisée en 1977, Jean Maisonneuve explore les stéréotypes sociaux et les valeurs cachées qui façonnent nos jugements.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage traite de la formation relationnelle et des processus de groupe. Il fournit un éclairage quant aux apports de la psychosociologie à la formation des adultes. La première partie expose les processus de la formation et de l'intervention psychosociologiques. La partie suivante est centrée sur l'expérience du groupe de base, aujourd'hui délaissée sinon méconnue, alors qu'elle reste irremplaçable pour les formateurs et intervenants responsables de groupes et d'interactions directes. La dernière partie traite de l'évolution des modèles dans la conception et la conduite des groupes.
Bien que relativement peu ancien, le terme de groupe est devenu l'un des plus courants du vocabulaire quotidien. À ce titre, il possède une acception très large, enveloppant des ensembles sociaux de taille et de structure variées, dont le seul trait commun consiste dans la pluralité des individus et dans leur plus ou moins forte solidarité. En outre, les groupes ne sont pas des objets figés : ils ont une histoire. Tout phénomène de groupe apparaît lié à un devenir impliquant une vie, une force spécifiques. Tel est l'enjeu de la dynamique des groupes. Animée par un double objectif de recherche et d'intervention, elle vise à élucider les mécanismes complexes du fonctionnement des groupes et à en tirer des applications dans la vie professionnelle ou quotidienne.
La psychologie sociale, ou psychosociologie, en dépit ou plutôt en raison même des deux termes qui composent son nom, a eu quelques difficultés à s'établir au sein des sciences humaines. Cela tient sans doute à ses origines diverses, à sa situation et à sa vocation au carrefour des disciplines voisines, et peut-être aussi à certaines disparités internes. Cependant, depuis plusieurs décennies, sa forte productivité en matière de recherche confirme son identité.Quels sont les concepts et la méthode de la psychologie sociale ? De quelle manière nous amène-t-elle à redéfinir le lien social et les interactions qui le composent ?
Comment traiter de l'amitié ? Relève-t-elle de la seule expérience intime et engagée ou du regard neutre propre aux sciences humaines ? Il n'empêche que les affinités électives qui la fondent, peuvent être l'objet d'enquêtes, d'analyses et d'interprétations.