Jean-Marcel Goger
Jean-Marcel Goger
L'antiquité gréco-romaine a voulu mettre en harmonie les outils de la vie quotidienne et le bon fonctionnement du corps humain : les réflexions d'Hippocrate sur l'art urbain aboutissent de la sorte à des seuils de rationalité pour le peuplement des villes. Au Moyen Âge, une police des ressources apparaît dans les différentes communautés : les municipalités urbaines militent pour la pureté des eaux, tandis que les collectivités montagnardes s'approprient des territoires où toutes les subsistances coutumières sont disponibles. Avec l'élan démographique des époques modernes et contemporaines, la manière de penser le cadre de vie est globalisée : les pestes du xviiesiècle, les disettes régionales du xviiiesiècle, le choléra du xixesiècle, tous ces fléaux poussent à la médicalisation étatique de la vie matérielle, qu'il s'agisse de la nourriture, de l'hygiène ou des remèdes. D'ailleurs, dans la France de 1900, le corps médical est devenu un récepteur de considération politique. En montrant comment la prévention du malheur est progressivement devenue une affaire d'état, après avoir nourri les morales communautaires, le présent volume analyse les discours qui ont pris une option sur l'organisation du quotidien. Il les examine à travers leurs origines, leurs évolutions, leurs contradictions et leurs réalisations.
Les Actes du Colloque international sur le thème de "Rythmes et Lumières de la Méditerranée", qui s'est tenu à l'université de Perpignan les 20-23 mars 2002, constituent autant d'étapes d'un voyage de redécouverte d'une "antique mer solaire" à travers deux voies d'accès originales - le rythme et la lumière - dans leurs diverses manifestations sensibles et significations intelligibles qu'il s'agisse de chant, de musique, de danse, de littérature, de poésie, de photographie et de peinture.