Jean Meckert
Jean Meckert
Tahiti, 1970 : entre un peintre raté sur les traces de Gauguin et une star hollywoodienne, une intrigue d’espionnage révèle les sombres secrets des essais nucléaires français.
"C'est l'histoire toute simple d'un gars qui fait le manoeuvre dans des petits ateliers de mécanique. Félix tente d'expliquer en phrases saines et drues son désarroi d'être incompris et de mal comprendre. Que ce soit dans ses discussions avec ses patrons, avec les cousins ou avec sa femme, Paulette, Félix souffre toujours de savoir mal s'exprimer. Il lui arrive même d'entrer en conflit, dans l'esprit de sa femme, avec de superbes mots de roman-feuilleton, et de perdre la bataille. Alors, il bat sa femme, au bout du désespoir. Tout comme on est contraint de faire la révolution lorsque les mots, les échanges et finalement l'existence ont perdu tout leur sens profond pour sombrer dans la vulgarité
"C'est l'histoire toute simple d'un gars qui fait le manoeuvre dans des petits ateliers de mécanique. Félix tente d'expliquer en phrases saines et drues son désarroi d'être incompris et de mal comprendre. Que ce soit dans ses discussions avec ses patrons, avec les cousins ou avec sa femme, Paulette, Félix souffre toujours de savoir mal s'exprimer. Il lui arrive même d'entrer en conflit, dans l'esprit de sa femme, avec de superbes mots de roman-feuilleton, et de perdre la bataille. Alors, il bat sa femme, au bout du désespoir. Tout comme on est contraint de faire la révolution lorsque les mots, les échanges et finalement l'existence ont perdu tout leur sens profond pour sombrer dans la vulgarité
Les Éditions Joëlle Losfeld poursuivent la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. Tahiti, 1970. Honoré, peintre raté qui a voulu suivre les traces de Gauguin, vivote en vendant des aquarelles aux touristes. À l'autre extrémité de l'échelle sociale, Gloria, vedette sexy du cinéma américain, est venue tourner un film. Pour la séduire, il se fait passer pour un espion, mais éveille ainsi les soupçons des services qui protègent les activités nucléaires du gouvernement français en Polynésie... S. D. et H. D. Jean Meckert fait une entrée fracassante dans le monde des lettres avec Les coups, publié en 1942 par Gallimard et salué par Gide, Queneau, Martin du Gard et bien d'autres. Reparu aux Éditions Joëlle Losfeld en 2020, son roman Nous avons les mains rouges a obtenu le prix Mémorable des librairies Initiales. La vierge et le taureau, roman de suspense, est avant tout un pamphlet contre le nucléaire et le colonialisme. Après la parution du livre aux Presses de la Cité en 1971, Meckert continuera de pourfendre, dans ses Série Noire, services secrets et polices parallèles. Violemment agressé (un tabassage par des barbouzes ?), il en sortira épileptique et amnésique, et devra se reconstruire.
Les Éditions Joëlle Losfeld poursuivent la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. Tahiti, 1970. Honoré, peintre raté qui a voulu suivre les traces de Gauguin, vivote en vendant des aquarelles aux touristes. À l'autre extrémité de l'échelle sociale, Gloria, vedette sexy du cinéma américain, est venue tourner un film. Pour la séduire, il se fait passer pour un espion, mais éveille ainsi les soupçons des services qui protègent les activités nucléaires du gouvernement français en Polynésie... S. D. et H. D. Jean Meckert fait une entrée fracassante dans le monde des lettres avec Les coups, publié en 1942 par Gallimard et salué par Gide, Queneau, Martin du Gard et bien d'autres. Reparu aux Éditions Joëlle Losfeld en 2020, son roman Nous avons les mains rouges a obtenu le prix Mémorable des librairies Initiales. La vierge et le taureau, roman de suspense, est avant tout un pamphlet contre le nucléaire et le colonialisme. Après la parution du livre aux Presses de la Cité en 1971, Meckert continuera de pourfendre, dans ses Série Noire, services secrets et polices parallèles. Violemment agressé (un tabassage par des barbouzes ?), il en sortira épileptique et amnésique, et devra se reconstruire.
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.
La Lucarne, entr'ouverte sur tout ce qui n'est plus quotidien, c'est l'histoire triste et profonde d'un petit gars qui fait une crise de mysticisme. Faiblard, quelconque et malheureux, Édouard Gallois reçoit brusquement au coeur une émotion étrange, d'une puissance hallucinante et d'un poids extraordinaire : il doit lutter pour la Grande Paix du monde! L'humble gars est fécondé, transformé ; toujours aussi faible, aussi insignifiant, mais animé d'une flamme intérieure qui le met dans la voie des seuls vrais hommes, ceux qui refusent le bonheur, pour la souffrance et l'esprit de sacrifice. Il est fécondé, et un message se précise en lui, bouleversant et profond : "Il faut former la Grande Armée de la Paix... II faut que l' Homme devienne plus fort que ses canons..." Et il parle comme malgré lui ; il clame la grande nécessité de remettre l'humain au-dessus des grandes idées déjà consommées. Il est humain, profond et neuf. Il est vrai, génial et lamentable. Il apporte sa vision intérieure, d'un caractère puissant et mystique... ...Mais le vent de l'esprit. la foudre aux grands hommes s'est trompée de terrain. Édouard Gallois n'a pas la taille... À I'occasion d'un drame atroce, sa femme tentant de le tuer, il reçoit un choc moral qu'il ne peut surmonter. Sa grande pensée avorte en lui ; il redevient quelconque, avec des joies et des peines au niveau du commun. La lucarne s'est refermée...
La Lucarne, entr'ouverte sur tout ce qui n'est plus quotidien, c'est l'histoire triste et profonde d'un petit gars qui fait une crise de mysticisme. Faiblard, quelconque et malheureux, Édouard Gallois reçoit brusquement au coeur une émotion étrange, d'une puissance hallucinante et d'un poids extraordinaire : il doit lutter pour la Grande Paix du monde! L'humble gars est fécondé, transformé ; toujours aussi faible, aussi insignifiant, mais animé d'une flamme intérieure qui le met dans la voie des seuls vrais hommes, ceux qui refusent le bonheur, pour la souffrance et l'esprit de sacrifice. Il est fécondé, et un message se précise en lui, bouleversant et profond : "Il faut former la Grande Armée de la Paix... II faut que l' Homme devienne plus fort que ses canons..." Et il parle comme malgré lui ; il clame la grande nécessité de remettre l'humain au-dessus des grandes idées déjà consommées. Il est humain, profond et neuf. Il est vrai, génial et lamentable. Il apporte sa vision intérieure, d'un caractère puissant et mystique... ...Mais le vent de l'esprit. la foudre aux grands hommes s'est trompée de terrain. Édouard Gallois n'a pas la taille... À I'occasion d'un drame atroce, sa femme tentant de le tuer, il reçoit un choc moral qu'il ne peut surmonter. Sa grande pensée avorte en lui ; il redevient quelconque, avec des joies et des peines au niveau du commun. La lucarne s'est refermée...
La ville de plomb, c'est le titre d'un roman qu'écrit Marcel, un tout jeune dessinateur industriel, pour se libérer du quotidien, pour exprimer sa peine, ses espoirs et surtout l'impression pesante que fait le monde sur son âme d'adolescent. Mais la ville de plomb, c'est aussi Paris, le Paris de Belleville, que Jean Meckert, dans ce livre d'un réalisme puissant, fait vivre intensément grâce à une intrigue simple : Étienne et Marcel sont épris d'une dactylo, Gilberte. Leur inquiétude, leur timidité, leur inexpérience de la vie, leur sensualité qui se cherche les rendent tous trois terriblement maladroits. Sans doute Gilberte trouvera-t-elle avec Marcel le chemin d'un bonheur possible... Rien n'est moins sûr. Le débat, si l'on peut dire, reste ouvert, ce débat navrant d'âmes de faibles avec un monde fort, fermé, un monde de rats, un monde impitoyable, un monde de plomb.
La ville de plomb, c'est le titre d'un roman qu'écrit Marcel, un tout jeune dessinateur industriel, pour se libérer du quotidien, pour exprimer sa peine, ses espoirs et surtout l'impression pesante que fait le monde sur son âme d'adolescent. Mais la ville de plomb, c'est aussi Paris, le Paris de Belleville, que Jean Meckert, dans ce livre d'un réalisme puissant, fait vivre intensément grâce à une intrigue simple : Étienne et Marcel sont épris d'une dactylo, Gilberte. Leur inquiétude, leur timidité, leur inexpérience de la vie, leur sensualité qui se cherche les rendent tous trois terriblement maladroits. Sans doute Gilberte trouvera-t-elle avec Marcel le chemin d'un bonheur possible... Rien n'est moins sûr. Le débat, si l'on peut dire, reste ouvert, ce débat navrant d'âmes de faibles avec un monde fort, fermé, un monde de rats, un monde impitoyable, un monde de plomb.
Pendant trois années, Carlos Spottorno et Guillermo Abril ont sillonné les frontières de l'Europe. À partir des 25 000 photographies et 15 carnets de notes rapportés, ils ont composé une "bande dessinée" faite de photos. De l'Afrique à l'Arctique, les journalistes racontent: une rencontre avec les Africains du Gourougou, le sauvetage d'une embarcation au large des côtes lybiennes, l'exode des réfugiés à travers les Balkans, les manoeuvres des chars de l'OTAN en face de la Biélorussie...
Pendant trois années, Carlos Spottorno et Guillermo Abril ont sillonné les frontières de l'Europe. À partir des 25 000 photographies et 15 carnets de notes rapportés, ils ont composé une "bande dessinée" faite de photos. De l'Afrique à l'Arctique, les journalistes racontent: une rencontre avec les Africains du Gourougou, le sauvetage d'une embarcation au large des côtes lybiennes, l'exode des réfugiés à travers les Balkans, les manoeuvres des chars de l'OTAN en face de la Biélorussie...