Jean-Philippe Biehler
Jean-Philippe Biehler
Alexandre Kojève est actuellement presque absent sur la scène philosophique. Cette évanescence, voire ce constat d'oubli, déconcerte et désole. Mais en le prétendant, bien sûr pour le regretter, nous ne pensons pas principalement aux qualités reconnues de sa Lecture ou Commentaire de Hegel, ces dernières admirées, mais plutôt à l'OEuvre-Kojève en tant que telle. À l'OEuvre d'Alexandre Kojève dans sa plénitude ou intégralité substantielle, c'est-à-dire au Discours kojévien en tant qu'extraordinaire mise en oeuvre de son effort de penser, au Discours kojévien dans sa géniale originalité d'incomparable reconfiguration du champ des enjeux et significations philosophiques, bref à cette façon si particulière d'être pensant et d'agir en pensant - qui nous intéresse, interpelle, dialectise notre conscience, et qu'il nous importe donc, au travers de ces quelques courts essais, de défendre, de redonner, au mieux de réapprendre, et, partant, d'exhausser à nouveau sur les fronts d'intérêts de diverses scènes philosophiques.
Dans cet essai, il sera question de l'idée de la main dans « l'OEuvre-Valéry », mais aussi de Madame Nicole Celeyrette-Piétri. Beaucoup la connaissent pour la finesse de ses analyses et elle reste l'une des principales figures et animatrices de la scène valéryenne. Mais surtout, avec ferveur et passion, elle a été la principale inspiratrice de l'édition intégrale des Cahiers 1894-1914 de Paul Valéry. L'auteur de cet essai, quant à lui, est avant tout un lecteur passionné de Paul Valéry qui propose une lecture, peut-être plus perspectiviste, plus variée, sur l'idée de la main dans l'OEuvre-Valéry.
Tête-à-tête rassemble mes Journaux Valéryens.L'ensemble des signets placés de 1987 à 2009, et recueillis ici pour mémoire restante. Tête-à-tête en moi-même avec Paul Valéry. Et Tête-à-tête comme ce dépôt de mon âme valéryenne. C'est que je me suis jadis jeté dans l'Oeuvre-Valéry et j'ai aussitôt vibré à tout ce qu'elle prononce. Tête-à-tête représente donc l'histoire de ma passion valéryenne.