Jean-Philippe Denis
Jean-Philippe Denis
Face aux réformes qui transforment en profondeur les universités, L’enseignement supérieur en transition propose un diagnostic lucide et des pistes concrètes pour repenser la gouvernance, la recherche et la formation.
Si l'on part du principe que la stratégie viserait, en son principe même, la création de jurisprudences nouvelles puisqu'elle consiste à concevoir ex ante et à faire advenir des formes nouvelles qui ne seront évidentes et donc discutables qu'ex post, alors ce sont les catégories mêmes que l'on juge pertinentes pour l'agir stratégique qui méritent d'être rediscutées. Successivement, la thèse d'une conception jurisprudentielle de la stratégie, que l'on se propose de travailler de manière heuristique à partir du concept de « Black Hole » est discutée dans ses motifs et ses principes avant d'en évaluer ses conséquences. C'est ainsi qu'une réflexion sur nos « (im-)pensables » et nos « im-possibles » (partie 1) permet d'argumenter à nouveaux frais la question de nos « (in-)existences » et de nos « (in)-consistances » (partie 2). Cette réflexion, qui suit délibérément l'invitation deleuzienne à se situer « à la pointe de son savoir » conclut par l'importance, parmi d'autres thèmes, de l'activité de (ré-)création stratégique.
Pour affronter la question des relations qui unissent - ou distinguent - information, communication et stratégie, un regard de longue vue, nécessairement subjectif et partial, est d'abord nécessaire pour identifier les lignes de force épistémologiques, théoriques et pragmatiques dont le modèle dit de « Shannon » fournit la forme canonique. Ce travail effectué, il devient possible de formuler les « problèmes » de ce qu'il est désormais convenu d'appeler notre « nouveau monde ». Il se révèle alors que les traits de l'ancien monde d'une information et d'une communication « à la Shannon » restent la forme « politico-statégique » dominante, ceci en dépit d'appels, généralement très « cosmétiques », à des formes plus participatives de débats et de communication. Cet ancien monde, qui a su se rajeunir, est cependant en peine d'intégrer et de contenir le potentiel de radicale nouveauté stratégique que portent par eux-mêmes les modes d'information et de communication désormais activés par les acteurs et les collectifs. Loin d'une vision technophile irénique, une « guerre des mondes », qui n'a probablement jamais cessé, est bien le nouveau contexte des relations entre information, communication et stratégie.
Quelle stratégie de contrôle pour la direction générale ? Jean-Philippe Denis décrypte ici les travaux fondateurs de Michael Goold et Andrew Campbell, révélant comment l’articulation entre contrôle et stratégie redéfinit le gouvernement d’entreprise.
Le découpage historique est généralement commode pour introduire la pensée et la contribution d'un auteur. Il présente cependant des limites : il conduit à décrire sous une forme séquentielle et linéaire un parcours qui, en recherche, ne peut être que le fruit de « trouvailles » mais aussi de « pertes en ligne ». Pourtant, pour s'interroger sur l'apport du professeur Miller au corpus stratégique, qui a fait de la production de synthèses récurrentes un véritable métier, force est de reconnaître qu'il fait singulièrement sens. En 1976, les écoles de la conception et de la planification (au sens de Mintzberg et al., 1998) règnent sans partage. Le corpus stratégique appliqué à l'entreprise est très marqué par ces différents cadres de pensée orientés vers la décision, la conception et la « maîtrise ». C'est dans ce contexte que Danny Miller, membre du jeune groupe de McGill, produit son travail doctoral : « Strategy Making in Context : Ten Empirical Archetypes ». Contribution qui fournira la matière à ses premières publications coécrites avec celui qui partagera ensuite une bonne part de son itinéraire de recherche, Peter Friesen.
Dans l'industrie du Hip-Hop, on ne (se) ment pas. Le calcul y est omniprésent. Parce que sans poursuite d'abord de son intérêt, aucune chance en ne partant de rien de se sortir du terrain vague où on traîne. Aucune chance de survie dans un univers où le droit d'exister, toujours, se gagne à la force des tags, des rimes et des flows. Ici, on sait ce qu'investir veut dire. Et que ce n'est jamais sans risques. Dans l'industrie du Hip-Hop, on sait que seul, on ne va jamais très loin. Pour cette raison, la bande est la maille du raisonnement stratégique, organisationnel, managérial. Le mimétisme en devient omniprésent, puisqu'il faut se choisir une famille, y être intégré et y rester. La compréhension et le respect des règles mimétiques du collectif est alors question de survie pour ne pas risquer l'exclusion qui serait sinon, à terme, assurée. Dans l'industrie du Hip-Hop, les anciennes figures héroïques ont montré l'exemple. Pas celui, vendu à longueur de discours télévisés. Non le vrai. Le peace, unity, love and having fun... à mille lieux des pratiques des entertainers dépressifs qui se vautrent luxueusement dans leur sex, drugs and rock'n roll. Non, ici c'est pas ça. Ici, la drogue on la deale. Le business, on le tient. Mais il n'est jamais qu'une étape. Voilà posés les trois mots importants que l'on a à apprendre du Hip-Hop : le calcul, le mimétisme, l'exemplarité. Parce que ce qu'enseigne le Hip-Hop, comme avant lui le blues, c'est que les temps ont toujours été durs pour les petits. Et que leur seule force - mais ô combien puissante - a toujours été celle-là : capuche sur la tête pour résister aux intempéries du dehors, dans les terrains vagues du réel comme dans les cages d'escalier, ne rien attendre ; apprendre petit à petit à croire en soi et en les siens ; et puis s'organiser avec pour seule obsession, de proche en proche, la conquête du monde.
Un manuel clair, pédagogique et accessible, devenu une référence avec plus de 53 000 lecteurs depuis sa première édition. Une analyse complète de toutes les stratégies d'entreprise, de la multinationale à la start-up. Parfaitement à jour et fortement enrichie, cette nouvelle édition met l'accent sur les mutations les plus récentes dans un monde en crise(s). Elle intègre les défis à relever du développement durable et met en avant la place des PME dans l'économie. Illustré par de nombreux exemples, chaque chapitre précise les concepts fondamentaux ainsi que les compétences clés à acquérir, et s'achève sur des cas pratiques. BONUS EN LIGNE 80 vidéos Xerfi Canal pour approfondir les concepts et bénéficier d'exemples concrets de stratégies. Les corrigés des cas. Des diaporamas supports de cours pour les enseignants.
Réédition de l'ouvrage de référence (1ère publication : éditions Vuibert, 2014). Au sein du domaine complexe de la stratégie d'entreprise, dans un contexte marqué par les difficultés, les doutes, la destruction de ressources naturelles, symboliques, financières, s'impose plus que jamais un besoin de connaissances pour critiquer, concevoir et formaliser de nouveaux modes d'action collective efficaces et durables. Mais également pour mieux interroger et critiquer nos catégories de pensée et pratiques installées et pour accompagner, au quotidien, la compréhension des situations problématiques. Cette Encyclopédie présente un état complet de la connaissance dans le champ de la stratégie des organisations, ces dernières entendues dans une acception large - entreprises, associations, organisations publiques... Encyclopédie au sens traditionnel du terme, elle est aussi davantage que cela : elle participe d'une ouverture à des questionnements nouveaux, rarement ou insuffisamment traités dans les manuels. En cohérence avec la nature complexe de l'objet « stratégie », elle propose ainsi une riche partition à laquelle chacune de ses 81 entrées apporte le concours d'une expertise spécifique. Cette encyclopédie intéressera donc quiconque entend mener une réflexion stratégique approfondie. Elle s'adresse notamment : o aux enseignants-chercheurs qui trouveront matière à nourrir leurs cours et leurs questionnements de recherche ; o aux étudiants en doctorat et en master (recherche et spécialisés), en quête d'une synthèse sur les principaux domaines concernés par leur projet ; o aux dirigeants et cadres ainsi qu'aux consultants qui s'interrogent sur les démarches et modèles par lesquels ils pratiquent leurs activités