Jean-Philippe Thiellay
Jean-Philippe Thiellay
Découvrez pourquoi l'opéra n'est ni élitiste ni désuet ! En finir avec les idées fausses sur l'opéra de Jean-Philippe Thiellay démontre, avec humour et expertise, comment cet art se réinvente sans cesse.
Ira-t-on encore à l'opéra dans quelques années ? Si on a annoncé à maintes reprises la mort de l'art lyrique depuis quatre cents ans, tous les signaux sont désormais au rouge vif, avec la malédiction des coûts croissants, les tensions sur les finances publiques et sur le mécénat, les mises en scène ringardes ou avant-gardistes, la cancel culture et l'éloignement de la génération Z. Dès avant la crise de la Covid-19, accélératrice de périls qui a entraîné à partir du printemps 2020 la fermeture des salles de spectacles, les menaces étaient déjà sérieuses et le pronostic sur l'état du patient très réservé. Pourtant, l'art lyrique a les moyens de revenir au centre de la culture populaire. Des pistes existent et doivent être explorées sans tarder.
De Guillaume II à Helmut Kohl, Carl Orff (1895-1982) a traversé le XXe siècle allemand, entre éclats de génie, zones d'ombre et bouleversements politiques. Son oeuvre va des contes bavarois et petits opéras en un acte à d'ambitieuses tragédies antiques. Concentré sur ses compositions et ses contrats, il côtoie le régime nazi sans rejoindre le parti mais non sans compromissions. Une partition emblématique, singulière et populaire, Carmina Burana, reste ancrée dans la culture mondiale. Orff est également reconnu comme l'un des maîtres de la pédagogie, dont l'approche novatrice irrigue aujourd'hui encore l'enseignement musical dans le monde entier. Voici la première biographie en français qui dévoile enfin l'homme derrière la légende : un créateur complexe, passionné, dérangeant, et l'un des compositeurs les plus singuliers de la musique du XXe siècle.
Meyerbeer, né en 1791 et mort en 1864, domine la scène lyrique internationale pendant plusieurs décennies ; ses oeuvres sont données partout ; il fréquente les têtes couronnées, de Frédéric-Guillaume IV à la Reine Victoria et Napoléon III, mais aussi les artistes, les savants et les intellectuels les plus en vue de son temps, tels George Sand, Victor Hugo, Alexandre Dumas, Heinrich Heine, Franz Liszt, et tant d'autres. Successeur de Rossini à Paris, il comprend parfaitement les attentes de la société européenne du milieu du XIXe siècle et invente un genre d'opéra à part entière. Et puis, Meyerbeer disparaît, corps et biens...