Jean-pierre Cabanes
Jean-pierre Cabanes
Normandie, printemps 1944 : un écrivain et sa sœur s’affrontent par l’écriture, inventant tour à tour les destins croisés d’une résistante juive et d’un officier SS. Le jeu de Jan mêle passion interdite, ambiguïté littéraire et tension historique.
Qui est Paul Gauman ? Qu'est-il venu chercher dans cette île oubliée au large de l'Afrique, lui l'ancien de Harvard, l'amant déchiré de Françoise et d'Eileen, le fils spirituel de L.J. Keening, maître d'un empire financier où le soleil ne se couche jamais ? À moins que Gauman soit le Manipulateur. Ainsi s'expliqueraient ces étranges navires qui bientôt apparaissent au large, obéissant aux ordinateurs dont, à Manhattan, le cliquetis froid fait écho à chacune de ses actions. De New York à Paris jusqu'à cette île de pêcheurs, Gauman, grand prédateur de multinationale, accomplit une fois de plus sa besogne à coups de pétrodollars et à l'ombre des silences officiels. Alors, pourquoi Keening se détourne-t-il soudain de lui ? Que lui cache-t-il ? Et si le Manipulateur était manipulé ? La saga à rebours de Gauman vient de commencer. Là-bas sur la plage en enfer, Djinn attend, sensuelle et sauvage...
Paris, 1940. Sous l’Occupation, Claire, fille d’un marchand d’art juif, et Werner, officier allemand, unissent leurs destins pour sauver des chefs-d’œuvre de la cupidité de Goering.
C'est dans le tumulte du Risorgimento que Giacomo rencontre Marie-Sophie. Il est l'un des héros de la révolution pour l'unité italienne. Elle est la reine du royaume des Deux-Siciles, et soeur de Sissi, l'impératrice Elisabeth d'Autriche. Parmi les bruits de la guerre, au milieu des traîtres, des garces et des saintes, ils vivent un amour fou, impie, maudit peut-être. Adversaires officiels, ils seront bientôt ennemis. Lors du siège de la forteresse de Gaète, Giacomo dirige l'assaut. Dressée sur le rempart, le sabre nu, Maria Sofia commande la défense. Leur duel ne fait que commencer... Des cinq journées de Milan à l'expédition des Mille, Jean-Pierre Cabanes nous entraîne, avec la même fougue que dans Rhapsodie italienne, au coeur du combat qui mènera à l'unification l'Italie, et dans le secret d'une passion interdite, que rien ne pourra empêcher.
1915, Italie. Lorenzo, officier idéaliste, et Nino, Sicilien en fuite, se lient d’amitié sur les champs de bataille avant que Mussolini ne les divise.
1915. Deux hommes que tout sépare vont se rencontrer sur les champs de bataille. Lorenzo, jeune et brillant officier de l’armée italienne, et Nino le Sicilien, qui s’enrôle pour échapper à la prison après avoir commis un crime d’honneur. La guerre va faire d’eux des compagnons d’armes, des frères, avant que le règne de Mussolini ne les transforme en ennemis. Tandis que les hommes sont emportés dans le tourbillon des combats, le temps des femmes est venu. Elles vont s’engager dans la plus belle et la plus dangereuse des luttes, celle pour l’amour, l’indépendance et la liberté. Des premières heures du fascisme à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les passions politiques et les passions des amants, les haines et les ambitions s’entrecroisent violemment. Jean-Pierre Cabanes nous entraîne dans une ample et voluptueuse fresque qui inscrit magistralement ses personnages dans l’Histoire italienne du début du XXe siècle. Durée : 24H58
Maître Julien Kernas habite la ville de N. ; Maître Kernas est avocat. Maître Kernas vit. Maître Kernas a une maîtresse, Anne Gauthier. Dans la ville de N., Maître Kernas est un jeune avocat comme tous les autres jeunes avocats... ou presque. Derrière le personnage de Maître Kernas vit Julien, l'autre, celui qui ne peut plus compter sur Caty, sa mère, ni sur Jeannot, tous deux disparus, elle après lui, pour toujours. Maître Julien Kernas dans sa chair d'homme, protégé par sa robe d'avocat, a une mission à accomplir : il l'accomplira. Dans la ville de N., le palais de justice ressemble aux palais des autres villes avec à droite la Cour, à gauche le tribunal, ses colonnes et son fronton de temple grec version Louis Philippe. Les robes rouges, les robes noires, les simarres et les hermines des juges, des procureurs et des avocats s'y mêlent en un ballet bien réglé sur fond de plaidoiries et de condamnations. Dans les coulisses les dévotions judiciaires se poursuivent mais c'est d'autres comptes que l'on solde avec, à fleur de regard, des rancunes et des envies, des haines et des amours silencieuses et autrement sanglantes. Superbe et tragique plongée dans le monde apparemment ordonné de la justice, « L'audience solennelle » c'est également le regard d'un homme lucide face à la vie, à la mort, avec ses réflexions, son courage, ses abandons, sa force, sa soif de vérité.