Jeanne Ancelet-Hustache
Jeanne Ancelet-Hustache
Écrit par une grande spécialiste de la mystique rhénane, Jusqu'au jour éternel offre une méditation profonde sur la foi, la souffrance et l'espérance.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
C'est un bonheur, oui je sais bien, une grâce de Dieu, d'être à jamais une petite fille. Vingt ans... comment serais-tu, bien-aimée ? J'essaye, ainsi que j'ai vu le temps le faire pour les autres, de modeler ton visage de traits plus sûrs, de hausser ta silhouette, de te donner une allure de jeune fille. Les cheveux de ton papa ? Mais, depuis que tu n'es plus là, ses cheveux sont devenus tout blancs. Ainsi, je cherche le reflet de ce qui n'est plus sur ce qui n'a jamais été, l'ombre d'une ombre, et je ne trouve que ton enfance et tes yeux purs, ô toi qui auras toujours huit ans...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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En 1905, l'ensemble des lycées de jeunes filles en France ne compte que 14.777 élèves. Et parmi elles une petite Jeanne, qui deviendra une grande germaniste, et nous raconte ici trois années vécues de 13 à 16 ans, à l'internat de Dijon. Au fil des jours, nous découvrons la vie quotidienne d'un lycée de province au début du siècle La création de l'enseignement secondaire féminine en 1880, avait fait scandale. Et pourtant, qu'elles nous paraissent sages, ces jeunes personnes dont la récompense suprême est d'entendre chaque dimanche Mme la Directrice, si élégante dans son corsage de soie puce, leur faire la lecture des « Annales politiques et littéraires » ! Que leur enseigne-t-on ? Ni le latin, trop difficile pour des filles, ni la philosophie (« on en ferait des ergoteuses, des discuteuses, des femmes ingouvernables »). Mais avant tout ce qui est propre à former le jugement et le sens moral, si nécessaires à celles qui seront les mères des futurs citoyens et des futurs soldats... L'auteur retrace enfin le combat mené après le lycée pour obtenir, tout comme les garçons, le « droit au baccalauréat » et enfin - en 1948 c'était hier ! - l'égalité de traitement et de service avec ses collègues masculins.