Jeanne Cressanges
Jeanne Cressanges
1788, Lorraine : Denis Vintaume, luthier libertin et ami de Voltaire, livre à sa fille Agnès le récit flamboyant d’une vie d’aventures, de musique et de passions interdites.
Anne Dauvent, romancière respectée, disparaît soudainement, laissant derrière elle un mystère et une mystérieuse Carina. Qui est vraiment cette femme si tranquille ?
Une demeure isolée, celle d'une grande violoncelliste, Yvonne Tristan, décédée. Les clefs données, par sa fille, à Pauline, une journaliste parisienne qui a besoin de se refaire moral et santé. Dans le voisinage : une vieille aubergiste, un homme des bois, aux yeux bleus. Pauline est-elle victime de la malveillance de son entourage, de l'esprit d'Yvonne toujours présent dans cette maison, de la fragilité du sien ? Des faits troublants semblent vouloir chasser Pauline de ces lieux apparemment paisibles. D'autres la retiennent, lui faisant découvrir des secrets. Surtout, la personnalité d'Yvonne Frévent, qui lui devient fraternelle. Jouant avec les ressorts du roman à suspens, Jeanne Cressanges s'interroge, et nous interroge, sur la fuite du temps, la persistance de l'Esprit, la et les vérités des souvenirs, la peur et la volonté de vivre, donc d'aimer.
Virginie, Claire, Solange, trois générations de femmes - la fille, la mère, la grand-mère - qui s'ignorent et se retrouvent, s'aiment et se déchirent dans la France d'aujourd'hui. Virginie, vingt ans, ne sait rien de sa mère : pourquoi celle-ci a-t-elle abandonné le foyer conjugal alors que ses enfants étaient encore petits ? Sa mort, à quarante ans, dans un village de l'Ardèche est-elle vraiment accidentelle ? À l'enterrement, Virginie fait la connaissance de Solange, sa grand-mère, qui l'incite à enquêter sur le secret de Claire, cause de l'éclatement de la famille. Ainsi commence le long voyage de Virginie à travers la France, l'Autriche et l'Espagne, un voyage initiatique qui lui permettra de construire son identité de femme.
Et si le chagrin d’amour était bien plus qu’une simple peine de cœur ? Les Chagrins d’amour de Jeanne Cressanges explore, à travers des témoignages poignants et une analyse psychologique fine.
Et si la quarantaine marquait le début de votre véritable épanouissement ? La Vraie Vie des femmes commence à 40 ans révèle, à travers 575 témoignages authentiques, comment les femmes de 40 à 55 ans redéfinissent leur vie affective.
Des souvenirs d'enfance, oui, mais pas comme les autres, tant par la sensibilité singulière de la femme qui les a vécus, que par la façon dont l'écrivain a choisi de nous les présenter. Orchestrés autour de quelques thèmes essentiels qui en font le charme, fût-il parfois douloureux, voire déchirant : l'herbe, les chambres, les cuisines, l'école, les fêtes, les mots, la bonne éducation, les villages... Sans phraséologie, ce livre nous parle aussi d'amour et de mort, de la naissance d'une vocation littéraire, d'un itinéraire spirituel où l'auteur, païenne de nature, catholique par éducation, ne laisse pas d'être séduite par les sagesses orientales. Autant que la petite fille, nous apparaît ainsi, à travers elle, la femme qu'elle devait devenir.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
La Femme et le Manuscrit est le roman du « roman rentré », de cette aventure qui précède, pour le futur écrivain, l'aventure de sa première publication, - et qui dure parfois toute une vie... Ce bref récit a, tout ensemble, un ton de confidence et de divertissement ; il rend compte, en outre, de ce phénomène général et cocasse à force de généralité : toute la France écrit des romans. Et quand je dis « toute la France », c'est « toutes les Françaises » qu'il faudrait lire. Je suis bien placée pour le penser... Le bovarysme est de tous les temps (des temps bourgeois en tout cas) mais aujourd'hui Emma tape à la machine et elle a lu Le Deuxième Sexe. Pourtant, la narratrice de ce petit livre n'est pas une Emma. Ou du moins elle est une Emma consciente : à la voix sentimentale, satisfaite et un peu niaise d'Emma elle substitue souvent une voix sarcastique, presque impitoyable (pas tout à fait). Bien sûr l'écriture - celle surtout à laquelle se livrent les femmes - est une manière de maladie. C'est ce que Jeanne Cressanges nous démontre avec de la délicatesse et un peu de complaisant humour. Complaisant : elle est une malade de cette maladie, ne l'oublions pas... En tout cas elle ne semble pas destinée à guérir. Elle écrira donc d'autres livres ; nous les attendons avec curiosité, car ce n'est pas si commun d'entrer dans la carrière en commençant par cette impudence, ces aveux, cette méchanceté envers soi-même.
Catherine, une jeune femme apparemment libre, mais en réalité prisonnière de deux liens passionnels, l'un physique, l'autre sentimental, a décidé de faire retraite dans sa maison des champs, espérant que la solitude lui permettra de se reprendre et d'y voir clair, Maison rustique perdue au milieu d'un paysage de neige : c'est là que, du 7 décembre au 14 janvier, entre les feux de bois et la lampe, elle écrira chaque jour à celui des deux hommes qui représente pour elle la part du coeur. Lettres où la recherche déchirante du bonheur se trouve tour à tour gonflée d'une tendresse tout près des larmes ou voilée d'une désinvolture spirituelle. Elle n'a guère de contacts vivants, outre les plantes et les animaux, qu'avec une vieille voisine, un valet de ferme que sa présence fascine et surtout une petite fille de huit ans, Colombe, qu'elle apprivoise en sachant partager avec elle le monde magique de l'enfance. Les lecteurs de la Part du soleil et de la Chambre interdite retrouveront dans cette oeuvre le raffinement littéraire, sensuel et sentimental qui caractérise la romancière.
En France, plus de trois millions de femmes vivent seules, âges et conditions sociales confondus. De nombreux journaux se font l'écho de ce phénomène sociologique mais se contentent de l'image un peu rapide de la « célibattante » encore jeune, active et « assumant » sa solitude. La réalité correspond peu à ce cliché. Jeanne Cressanges a mené une enquête en profondeur, interviewé des centaines de femmes célibataires, veuves, divorcées, jeunes et âgées. Leurs confidences se lisent comme autant de romans. Sourires et larmes mêlés, elles nous révèlent leurs difficultés matérielles et affectives, leurs tristesses, leurs rêves et souvent leur courage. Un document important qui nous donne à réfléchir sur un des malaises les plus pernicieux de notre société, lié à l'éclatement de la famille traditionnelle et à la valorisation abusive de l'individualisme.