Jeremie Mcewen
Jeremie Mcewen
J'écris à ceux qui n'arrivent pas à parler de leur croyance parce qu'ils ont peur du ridicule, ceux qui craignent de ne pas être pris au sérieux du moment qu'ils s'afficheront comme non-athées, ceux qui ne veulent d'aucun prêtre qu'il soit religieux ou laïque. J'écris pour ceux qui ont toujours l'impression de faire une danse un peu drôle du moment qu'ils participent à un rite dans un lieu de culte. J'écris pour ceux qui aiment danser sans chef, je respecte la danse en ligne, mais j'ai toujours mieux compris la chanson « Dancing with myself ». J'écris pour ceux qui se sont laissés convaincre de parler de ces choses le moins possible, par peur de passer pour des cons réactionnaires rétrogrades. À la fois témoignage, enquête de terrain et réflexion philosophique, cet essai contribue à renouveler le regard québécois sur le religieux par son approche libre et hors de tout dogme.
Que disent de nous les playlists que nous envoient hebdomadairement les plateformes d'écoute? Que révèlent-elles non seulement de notre parcours ici-bas, mais également de nos influences, de nos penchants, de nos valeurs même, voire de nos errances? Ne seraient-elles pas, à l'image de ces compilations sur cassette ou CD gravé que nous offrions jadis aux amis dont nous souhaitions nous rapprocher, le reflet de notre intériorité dans tout ce qu'elle a de foisonnant, de contradictoire, de bigarré?Arrivé au mitan de son existence, Jérémie McEwen a décidé de composer la playlist d'une vie traversée par la musique. S'appuyant sur les chansons qui ont façonné sa vision du monde, il retrace son itinéraire en nous entraînant dans la cour de l'école spécialisée Le Plateau, sur les scènes qu'il a arpentées avec son groupe de rap, dans les concerts et les festivals qu'il a couverts en tant que critique, dans l'univers qui l'a mené à écrire Philosophie du hip-hop. Surtout, il déconstruit l'identité qu'il s'était bâtie depuis l'adolescence, une identité longtemps nourrie par l'idéal du mâle alpha que lui renvoyaient la musique qu'il écoutait et le groupe de garçons dominants qu'il fréquentait. Morceau par morceau, chapitre après chapitre, les soirées de boisson au Bílý Kun, la frénésie des afters et les armures étouffantes de l'ego laissent peu à peu place à la sérénité d'une vie vécue en adéquation avec soi-même, ouverte à l'autre et à la transcendance, portée par l'amour d'une famille choisie.À partir d'un répertoire éclectique allant de Joni Mitchell à Jimmy Hunt, de Leonard Cohen à Céline Dion, de Paul Simon à Lauryn Hill, et bien d'autres, ce livre à mi-chemin entre le récit de soi et l'essai est digne des meilleures compilations : son auteur s'y révèle à nous à mesure qu'il se révèle à lui-même, tout en nous invitant à suivre le chemin qui l'a conduit vers l'acceptation de soi, la joie de penser et la musique des mots.
Serge m'aura appris que je ne trouverai pas ma voie derrière les remparts de quelque tour d'ivoire spéculative, pas plus que je ne pourrai me sentir pertinent à faire la guidoune médiatique qui croit que le monde se pense en huit cents mots. Il m'aura appris à accepter de refuser le confort d'une seule chaise. Les chroniques réunies dans ce recueil ont été rédigées de 2017 à 2021 pour C'est fou..., émission radiophonique de Radio-Canada animée par Serge Bouchard et Jean-Philippe Pleau. Elles côtoient trois textes inédits dans lesquels Jérémie McEwen rend hommage à son ami Serge et évoque les multiples facettes de leur collaboration, que la mort aura interrompue après seulement sept ans. Entre la conversation à deux et la réflexion à voix haute, La Joie de penser se lit comme un essai méditatif entièrement tourné vers l'échange et le débat. Toute pensée vraie, insiste le philosophe-enseignant, doit être portée par une prise de parole, idéalement en public. Immigration, violence, maternité, solitude, argent, adoption, amour, bienveillance, folie, honte... Si les sujets que l'essayiste aborde n'ont pas d'âge, il les explore toujours à la lumière du monde dans lequel il vit, celui d'un urbain passionné de hip-hop, fasciné par le cosmopolitisme et le retour du religieux. Au passage, il n'hésite pas à faire part de ses désaccords avec d'autres penseurs, y compris avec son cher Serge, que ce soit sur le racisme systémique ou sur le nature writing. Mais la joie de penser, c'est aussi celle de penser librement, de se remettre soi-même en question en faisant revivre la perspective de son interlocuteur absent, comme une sorte de contrepoint indispensable à sa propre identité. D'où la vitalité profonde de cet essai, qui s'ouvre au dialogue et à la contradiction avec une franchise qu'on voit rarement dans la littérature et la philosophie contemporaines.
Mort. Conversation. Pop-corn. À noter: les yeux sont importants dans cette histoire. J'arrive peu à me questionner sur mon souffle, comme j'aimais le faire avant. Tout est désormais question d'image. D'embaumement.
Qui aurait pensé faire appel aux grands noms de la philosophie occidentale pour analyser les oeuvres artistiques du hip-hop, décortiquer les textes de chansons, les graffitis au mur, le travail des DJ et l'art des danseurs urbains? Le professeur de philosophie et spécialiste du rap Jérémie McEwen, bien sûr. Dans ce livre, il bâtit des ponts entre la philosophie occidentale traditionnelle et le hip-hop américain afin de mieux comprendre les racines de ce mouvement culturel mondial tout en faisant descendre la philosophie de son piédestal. Il en résulte un formidable portrait des grands courants de pensée qui traversent le hip-hop, ponctué par des entrevues avec DJ Asma, Spicey, Monk.e et Enima, artistes du milieu qui nous offrent leur point de vue du terrain. « McEwen est passionné de cette culture. Il prend un malin plaisir à en déchiffrer les nombreux codes. Nous parcourons ainsi l'histoire du rap à travers des incontournables, de Grandmaster Flash à Lauryn Hill en passant par Rakim, Tupac Shakur et Biggie Smalls. Les philosophes ne sont pas en reste, Machiavel, Thomas Hobbes, Épicure et les Stoïciens nous sont aussi présentés à la lumière de leur contrepartie hip-hop. Ce qui, pour plusieurs, peut sembler incongru au départ, prend tout son sens sous la plume de l'enseignant. » - Webster
Quels liens existe-t-il entre Tupac Shakur et Nicolas Machiavel, N.W.A et Platon ? Spécialiste du rap et professeur de philosophie, Jérémie McEwen fait appel aux grands noms de la philosophie occidentale pour décrypter l'histoire du hip-hop américain, ses racines et ses enjeux. S'appuyant sur une analyse des oeuvres artistiques du mouvement (graffitis, textes de rap, breakdance, block party) et ses acteurs incontournables, sa démonstration jette une lumière nouvelle sur les courants de pensée qui les traversent et les animent. De Marc Aurèle à Heidegger, de KRS-One à Biggie Smalls, elle aide à mieux comprendre ce qui fait du hip-hop un genre culturel à part entière tout en rendant plus accessibles les concepts philosophiques qui l'éclairent.
Qui aurait pensé faire appel aux grands noms de la philosophie occidentale pour analyser les oeuvres artistiques du hip-hop, décortiquer les textes de chansons, les graffitis au mur, le travail des DJ et l'art des danseurs urbains? Le professeur de philosophie et spécialiste du rap Jérémie McEwen, bien sûr. Dans ce livre, il bâtit des ponts entre la philosophie occidentale traditionnelle et le hip-hop américain afin de mieux comprendre les racines de ce mouvement culturel mondial tout en faisant descendre la philosophie de son piédestal. Il en résulte un formidable portrait des grands courants de pensée qui traversent le hip-hop, ponctué par des entrevues avec DJ Asma, Spicey, Monk.e et Enima, artistes du milieu qui nous offrent leur point de vue du terrain. « McEwen est passionné de cette culture. Il prend un malin plaisir à en déchiffrer les nombreux codes. Nous parcourons ainsi l'histoire du rap à travers des incontournables, de Grandmaster Flash à Lauryn Hill en passant par Rakim, Tupac Shakur et Biggie Smalls. Les philosophes ne sont pas en reste, Machiavel, Thomas Hobbes, Épicure et les Stoïciens nous sont aussi présentés à la lumière de leur contrepartie hip-hop. Ce qui, pour plusieurs, peut sembler incongru au départ, prend tout son sens sous la plume de l'enseignant. » - Webster
Jérémie est professeur de philosophie au Collège Montmorency, rappeur du duo La Brigade des Moeurs, et chroniqueur philo à Radio-Canada (C'est fou, On dira ce qu'on voudra...). Il a aussi écrit ponctuellement pour La Presse, dans le magazine Nouveau Projet ou sur le site Voir.ca. Jérémie en a marre d'entendre, partout dans les médias, du monde s'énerver sur tout et n'importe quoi. Il nous invite donc à « philosopher », c'est-à-dire réfléchir calmement à tous les aspects d'une question, pour tenter d'en saisir la complexité, les contradictions éventuelles, et pour s'en faire une idée un peu plus nuancée que ce que nous proposent nombre de commentateurs, chroniqueurs, éditorialistes, ou finalement quiconque ayant accès à un porte-voix, ne serait-ce que Facebook. Dans Avant je criais fort, Jérémie aborde le mensonge, l'ennui, la guerre, les accommodements religieux, l'intelligence artificielle, la pudeur et bien d'autres sujets, et convoque pour cela René Descartes, Mel Gibson, Gilles Latulippe, P.K.Subban, Simone Weil, Saint-Augustin, Serge Bouchard, et quelques autres...
Jérémie est professeur de philosophie au Collège Montmorency, rappeur du duo La Brigade des Moeurs, et chroniqueur philo à Radio-Canada (C'est fou, On dira ce qu'on voudra...). Il a aussi écrit ponctuellement pour La Presse, dans le magazine Nouveau Projet ou sur le site Voir.ca. Jérémie en a marre d'entendre, partout dans les médias, du monde s'énerver sur tout et n'importe quoi. Il nous invite donc à « philosopher », c'est-à-dire réfléchir calmement à tous les aspects d'une question, pour tenter d'en saisir la complexité, les contradictions éventuelles, et pour s'en faire une idée un peu plus nuancée que ce que nous proposent nombre de commentateurs, chroniqueurs, éditorialistes, ou finalement quiconque ayant accès à un porte-voix, ne serait-ce que Facebook. Dans Avant je criais fort, Jérémie aborde le mensonge, l'ennui, la guerre, les accommodements religieux, l'intelligence artificielle, la pudeur et bien d'autres sujets, et convoque pour cela René Descartes, Mel Gibson, Gilles Latulippe, P.K.Subban, Simone Weil, Saint-Augustin, Serge Bouchard, et quelques autres...