Jocelyn Maclure
Jocelyn Maclure
Nous vivons à une époque politisée. De la laïcité à l'austérité, les débats politiques sont vigoureux. S'il y a un constat, toutefois, qui rallie les citoyens par-delà leurs orientations idéologiques, c'est bien que notre discussion démocratique est mal en point. Rares sont ceux qui considèrent que la démocratie parlementaire et les campagnes électorales permettent de véritables débats d'idées. L'Internet 2.0 favorise la multiplication des voix, mais encourage au passage la polémique, l'indignation permanente, le trollage et l'attaque personnelle. Même les médias plus sérieux préfèrent parfois l'affrontement entre points de vue fortement idéologiques au dialogue nuancé entre des intervenants qui reconnaissent la complexité du réel. En plus, les sciences cognitives attestent que nous avons tous des partis pris qui peuvent nous empêcher d'appréhender la réalité sociale avec l'ouverture d'esprit nécessaire à la pensée rationnelle. Comment retrouver la raison ? Dans ce recueil de courts essais, Jocelyn Maclure réfléchit aux conditions d'une conversation démocratique éclairée tout en contribuant à une meilleure compréhension de nos grands débats sur la justice sociale, l'identité, la laïcité, la religion, le droit et l'éthique publique. Maclure démontre comment la réflexion philosophique peut être subtile et rigoureuse tout en étant accessible et invitante. Il aborde des questions aussi variées que les accommodements raisonnables, les politiques d'austérité, l'éducation, la liberté d'expression, les changements climatiques, le nationalisme et l'omniprésence du baratin dans le discours public avec la profondeur et la perspicacité qu'on lui connaît. Ce livre est indispensable tant pour ceux qui souhaitent approfondir leur réflexion sur les enjeux de l'heure que pour ceux qui veulent s'initier aux grandes questions politiques d'aujourd'hui.
Et si notre plus grand ennemi, c’était nous-mêmes ? L’homme sans volonté explore avec finesse les mécanismes de la procrastination et le conflit entre nos désirs immédiats et nos aspirations futures.
Et si le progrès social n’était qu’une question de persévérance et d’imagination collective ? La Suède ne s’est pas construite en un jour interroge, avec finesse et rigueur.
Pour la grande majorité d'entre nous, l'idée d'adopter un système de croyances et de valeurs complet et définif n'est guère envisageable. Mais comment alors arriver à définir ce qu'est une vie bonne? Comment départager l'essentiel de l'accessoire et mener une vie véritablement satisfaisante? Comment s'engager, donc, malgré l'incertitude qui plane autour de nos choix existentiels?