Jorge Amado
Jorge Amado
Dans la vibrante région brésilienne de Bahia, Dona Flor, jeune professeure de cuisine, découvre la passion auprès de Vadinho, son mari volage et joueur invétéré. Sa mort soudaine, en plein Carnaval de Bahia, ne la laisse pas longtemps esseulée. Dona Flor épouse le docteur Teodoro, bourgeois établi qui lui offre la stabilité, mais dont la fadeur lui fait regretter l'ardeur de son premier mariage. Un soir, Vadinho revient sous la forme d'un spectre et Dona Flor entame alors une double vie, où le fantastique s'invite dans le quotidien, et où l'amour se conjugue au-delà des conventions. Cette nouvelle traduction de Dona Flor et ses deux maris, véritable ode à la liberté, restitue toute la puissance et la sensualité de ce chef-d'oeuvre de la littérature brésilienne. Traduit du portugais (Brésil) par Dominique Nédellec
Bienvenue dans l'univers coloré, exotique, érotique et cruel de Tereza Batista. Dans un Brésil déchiré par des inégalités sociales grandissantes, la petite Tereza est vendue par sa tante au Capitão, un monstre de cruauté et de dépravation qui abuse des fillettes qu'il achète comme une vulgaire marchandise. Adolescente, elle trouve naïvement refuge dans les bras d'un don Juan manipulateur. Femme, elle croit rencontrer l'amour avec un médecin bien sous tous rapports qui fait d'elle une infirmière respectable et finit par... mourir. Désabusée, elle se tourne alors vers le Bordel, où sa sensualité de mulâtresse devient son arme pour survivre. C'est alors que la Peste Noire s'abat sur le pays. Avec les autres filles des rues, Tereza résiste, lutte et repousse le mal.Dans Tereza Batista, Jorge Amado nous entraîne au coeur d'un Brésil populaire qu'il manie à la perfection grâce à une construction virtuose qui mêle écriture orale et critique sociale. Roman de femmes, il dresse à travers le portrait de Tereza le destin de toute une génération de Brésiliennes. Roman populaire, il enchante la littérature avec son érotisme poétique et inventif et rend hommage à un peuple en quête de ses origines.
Un narrateur cynique et ironique essaie de démêler le vrai du faux dans une histoire abracadabrantesque. Qui pouvait bien être le commandant Vasco Moscoso de Aragão, débarqué un jour en grande pompe dans la paisible ville de Piripiri peuplée de retraités en attente du jugement dernier ? Était-il, comme certaines mauvaises langues l'affi rment, un simple fi ls de commerçant, ou ce vieux loup de mer, capitaine au long cours ? La ville se divise. On argumente, réfute, s'exclame, s'esclaffe, se dispute, se sépare. Au grand dam du narrateur, simple serviteur de l'illustre mystère. Jusqu'au jour où le fier et digne capitaine se voit obligé de prendre les commandes d'un bateau transportant d'importants passagers. La vérité fi nira-t-elle par éclater aux yeux de tous ? Titres honorifi ques et mariages bourgeois en prennent pour leur grade, et Amado de rendre hommage, encore une fois, aux fi lles de petite vertu et au peuple métissé d'un Brésil ardent.
« Durant plusieurs années, Jorge Amado a voulu et a su être la voix, le sens et la joie du Brésil. Il est rare qu'un écrivain ait autant réussi à devenir, comme lui, le reflet et le portrait d'un peuple entier. » José Saramago Nous sommes au début du siècle dans l'État de Bahia. Les Turcs - ainsi appelle-t-on les immigrants venus de pays Ottomans tels que la Syrie ou le Liban - s'y sont installés récemment. Parmi eux, il y a Jamil, qui rêve de fortune et d'amour. Raduan, un philosophe séducteur qui parle aussi bien qu'il bat les cartes. Et Ibrahim, un veuf éploré que sa fille, laide et acariâtre, ne cesse de poursuivre afin de le remettre sur le bon chemin. Et si la solution était de trouver un prétendant assez cupide pour épouser la jouvencelle en échange du commerce de son père ?De maisons closes en bars enfumés, nos trois personnages parlent des femmes, de sexe et d'amour. Dans un pays où les hommes se battent et s'entretuent pour quelques cacaoyers, où l'on peut devenir quelqu'un au mépris de sa condition sociale, nos trois Turcs rêvent et avec eux, le peuple brésilien. Dans cette Découverte de l'Amérique par les Turcs, Jorge Amado nous ouvre les portes d'un Brésil sensuel et coloré, où la provocation n'a d'égale que sa langue savoureuse et salvatrice.
L'histoire commence en 1925 à Ilhéus, au Brésil. Nacib, Syrien et patron du bar Le Vesuvio, se voit abandonné par sa cuisinière, partie vivre avec son fils, alors qu'il doit s'occuper d'un important repas d'inauguration pour trente personnes. Dans l'urgence, il se voit obligé d'employer deux jumelles d'un certain âge, mais ne cesse de chercher la perle rare. C'est là qu'il rencontre la belle Gabriela, qui l'envoûte avec sa peau à l'odeur de girofle et de cannelle et qu'il embauche. Celle-ci ne tardera pas à devenir son amante et sa femme. Mais Nacib est un homme extrêmement jaloux et Gabriela une jeune femme libre et indépendante. Leur mariage résistera-t-il à l'inconstance ? Pendant ce temps-là, Mundinho Falcao, un jeune Carioca qui s'est enrichi grâce à l'exportation, veut faire tomber Batos, un gouverneur peu recommandable. Au cours du repas, l'affrontement sera tacite mais ne tardera pas à se muer en véritable guerre de pouvoir...Jorge Amado nous offre avec Gabriela, Girofle et Cannelle un bijou de drôlerie et d'ironie. Le langage, toujours vif et lyrique, magnifie la femme en même temps qu'il ridiculise les jeux des puissants. Car comme le dit si bien l'un de ses personnages : « La poésie est au-dessus de la politique. »
Dans la vibrante région brésilienne de Bahia, Dona Flor, jeune professeure de cuisine, découvre la passion auprès de Vadinho, son mari volage et joueur invétéré. Sa mort soudaine, en plein Carnaval de Bahia, ne la laisse pas longtemps esseulée. Dona Flor épouse le docteur Teodoro, bourgeois établi qui lui offre la stabilité, mais dont la fadeur lui fait regretter l'ardeur de son premier mariage. Un soir, Vadinho revient sous la forme d'un spectre et Dona Flor entame alors une double vie, où le fantastique s'invite dans le quotidien, et où l'amour se conjugue au-delà des conventions. Cette nouvelle traduction de Dona Flor et ses deux maris, véritable ode à la liberté, restitue toute la puissance et la sensualité de ce chef-d'oeuvre de la littérature brésilienne. Interprétation humaine Durée : 22H18
À Salvador, où la boutique aux miracles fait offi ce d'université populaire, le maître Pedro Archanjo dispense des cours. Autodidacte, il écrit aussi des livres qui incommodent l'élite locale. Vingt ans après sa mort, en 1968, il devient l'objet de vénération des universitaires quand un éminent ethnologue américain, prix Nobel de surcroît, débarque au Brésil se targuant d'être spécialiste de son oeuvre. On assiste alors au grand cirque médiatique qui célèbre la mémoire de ce héros en même temps qu'on le vide de son engagement politique. Avec sa sensualité et sa verve habituelles, Jorge Amado rend hommage à la culture bahianaise tout en pointant du doigt les contradictions politiques de son pays.
Fable pour éveiller une espérance.Nous sommes au Brésil à Rio de Janeiro, en pleine Seconde Guerre mondiale, sous l'Estado Novo, dictature militaire proche de l'idéologie nazie qui n'a de cesse de chasser les communistes et de torturer les opposants politiques. Le grand poète académicien Antonio Bruno apprend la déroute des Français et l'entrée des Allemands dans Paris. Devant une telle défaite, voyant que la barbarie s'installe, il meurt de chagrin. Une place est désormais vacante à l'Académie des Lettres brésilienne ; le colonel Agnaldo Sampaio Pereira, grand admirateur du IIIe Reich, va alors se présenter, persuadé d'être élu à l'unanimité. Mais les académiciens refusent de laisser ce « Goebbels » brésilien briguer le fauteuil des immortels et vont lui imposer un autre candidat, membre de l'armée lui aussi, mais défenseur de la démocratie : le général Waldomiro Moreira. Qui du fascisme ou du libéralisme finira par gagner ? L'armée parviendra-t-elle à trouver sa place au sein du précieux monde des Lettres ? Avec un humour féroce, Jorge Amado dénonce, dans La bataille du Petit Trianon, la bestialité et la bêtise de l'homme. Dans une société où les machinations et la perversité sont de mise, ne restent que la littérature et la poésie pour (ré)enchanter le monde et faire éclater sa sensualité.