Josiane Guitard-Morel
Josiane Guitard-Morel
Souvenirs personnels, opinions polémiques, débats théoriques : l'école est au carrefour de toutes les réactions. Or, la littérature s'est toujours emparée de cet univers si singulier. Elle permet aussi de révéler un brouillage générique sans précédent entre romans, autobiographies et témoignages. Les Tableaux d'école que proposent Rousseau, Rétif de la Bretonne, Chateaubriand, Balzac, Flaubert, Vallès ou Alain-Fournier etc., constituent un thème privilégié pour dire l'Homme.
Le siècle des Lumières fait renaître un profond intérêt pour l'éducation. Les lettrés d'alors relisent Plutarque et Quintilien où ils puisent des principes éducatifs inédits. Si Rollin questionne la bonne organisation de l'enseignement secondaire, Rousseau éduque l'Homme et construit son identité sociale, tandis que Condillac élabore une archéologie des savoirs afin de métamorphoser Ferdinand de Parme en prince éclairé et que Mme de Genlis prône les pleins pouvoirs de son éducation familiale. Ces quêtes convergent unanimement vers l'idée implicite que seule une relation éducative de qualité garantit la réussite de toute éducation.