Jules Hardouin
Jules Hardouin
Une frontière. Le financier Dautriche est retrouvé mort sur la route, mais dans la villa où il s'était réfugié depuis. quinze jours on découvre un second cadavre : celui de la femme qui était partie avec lui. En bonne logique on doit admettre que le financier a passé plusieurs jours en tête à tête avec la morte. Drame passionnel ? Pourquoi pas ? Malgré les silhouettes inquiétantes d'un agent du F.B.I., d'un trafiquant égyptien et de Guido Feltri moitié homme du monde, moitié margoulin. Drame passionnel s'il n'existait pas un important dépôt d'armes de guerre dans la concession de Baarmako exploitée par la société dont Dautriche est l'administrateur. Larsen se lance dans la bagarre pour les beaux yeux de Griselda, une rousse baraquée pour le plaisir des yeux. Il ouvre le bal et immédiatement c'est la confusion... Maud Marny meurt... Prévost est fou... on se massacre à La Beunaz... Une solution, Larsen en a une mais il découvre qu'on l'a berné et c'est dans le site aride et désolé du Djebel Makrouga qu'il ira attendre un triomphe définitif... plein d'amertume. Dans les affaires où les Services secrets se lancent à corps perdu, comme dit Larsen, il n'y a jamais moyen de poncepilater. Il faut aller jusqu'au bout.
L'inspecteur sursaute et demande : - Vous êtes bien Lucien Giraud, de « L'Eclaireur Montois » ? Larsen fait une grimace : - Je n'irai pas jusqu'à l'affirmer sur l'honneur. La colère empourpre le visage policier. - Que signifie cette comédie ? - Si je m'étais présenté sous mon nom véritable, vous ne m'auriez pas reçu ou vous m'auriez fait attendre. J'étais pressé et je crois que les renseignements que je vous ai apportés ont une certaine valeur. - Qui êtes-vous ? - Robert Larsen... Mon nom ne vous dit rien sans doute, mais je peux me recommander d'un de vos collègues français, le commissaire Alvérel, de la P.J., il sera enchanté de vous mettre en garde contre moi. A ses yeux, je passe pour me mêler de tout ce qui ne me regarde pas... mais il sera bien obligé de convenir que j'ai une certaine expérience... des affaires d'espionnage ! C'est, en effet, ce que Jules Hardouin va, une fois de plus, démontrer dans « La comtesse rouge ».