Julio Cortazar
Julio Cortazar
Nouvelle traduction par Inès Oseki-Depré du célèbre "Zipper Sonnet" oulipien de Julio Cortazar (1914-1984). Le texte est suivi d'une brève biographie du plus français des écrivains argentins, "L'énigme Cortazar", et d'un entretien avec sa traductrice et seconde épouse, Ugné Karvelis.
"Marelle est une sorte de capitale, un de ces livres du XXe siècle auquel on retourne plus étonné encore que d'y être allé, comme à Venise. Ses personnages entre ciel et terre, exposés aux résonances des marées, ne labourent ni ne sèment ni ne vendangent : ils voyagent pour découvrir les extrémités du monde et ce monde étant notre vie c'est autour de nous qu'ils naviguent. Tout bouge dans son reflet romanesque, la fiction se change en quête, le roman en essai, un trait de sagesse zen en fou rire, le héros, Horacio Oliveira, en son double, Traveler, l'un à Paris, l'autre à Buenos Aires. Le jazz, les amis, l'amour fou - d'une femme, la Sibylle, en une autre, la même, Talita -, la poésie sauveront-ils Oliveira de l'échec du monde ? Peut-être... car Marelle offre plusieurs entrées et sorties. Un mode d'emploi nous suggère de choisir entre une lecture suivie, "rouleau chinois" qui se déroulera devant nous, et une seconde, active, où en sautant de case en case nous accomplirons une autre circumnavigation extraordinaire. Le maître de ce jeu est Morelli, l'écrivain dont Julio Cortázar est le double. Il cherche à ne rien trahir en écrivant et c'est pourquoi il commence à délivrer la prose de ses vieillesses, à "désécrire" comme il dit. D'une jeunesse et d'une liberté inconnues, Marelle nous porte presque simultanément au paradis où on peut se reposer et en enfer où tout recommence." Florence Delay
Savez-vous lire l'heure en effeuillant un artichaut ? Tuer les fourmis à Rome ? Monter un escalier en connaissance de cause ? Poser correctement un tigre ? Vous faut-il des instructions pour pleurer ? Pour avoir peur comme il faut ? Vous arrive-t-il de jeter les timbres-poste que vous trouvez laids ? De tremper un toast dans vos larmes naturelles ? Avez-vous parfois envie de dessiner sur le dos d'une tortue une hirondelle ? Si vous répondez 'oui' à six de ces questions, vous êtes un Cronope, un de ces êtres qui font, depuis quinze ans, carrière en Amérique latine : on dit - on écrit même dans la presse - que Monsieur X ou Y est ou n'est pas un Cronope authentique. Cela suffit pour que le lecteur sache à qui il a affaire. Dans le cas contraire, vous risquez d'être un de ces Fameux qui conservent leurs souvenirs enveloppés dans un drap noir : pour votre tranquillité, mieux vaut s'abstenir de lire ce livre. Publiées en Argentine en 1962, ces histoires sont le miroir du regard intime de Julio Cortázar. Elles lui ont même valu un siège au Collège de Pataphysique. Précédant les grands romans et les nouvelles fantastiques qui ont fait sa réputation en France, ces mini-textes éclairent le comportement de tant de personnages farfelus et graves qui sont les protagonistes des oeuvres maîtresses de Cortázar.
Les porteurs de torches marchaient les premiers, éclairant vaguement le passage aux murs humides et à la voûte si basse que les servants du prêtre devaient courber la tête. On l'emmenait maintenant, on l'emmenait, c'était la fin. Face contre ciel, à un mètre du plafond taillé à même le roc, et qui s'illuminait par instants d'un reflet de torche. Quand, à la place du plafond, surgiraient les étoiles et se dresserait devant lui le grand escalier incendié de cris et de danses, ce serait la fin.
Saviez-vous que les chats étaient des téléphones? Que les tables lèvent le pied quand elles se retrouvent seules? Que l'avenir de la natation sportive réside dans des piscines remplies de farine? Et combien il est difficile de tuer l'hydre de nos obsessions et de conserver malgré tout quelque chose de soi? N'osant s'autoriser l'autobiographie, Julio Cortázar utilise des subterfuges. Le voici qui nous offre un tour de Lucas en cinquante saynètes. Autant de courts textes qui lient la réflexion métaphysique à la farce et nous offrent la plus jouissive des leçons: comment faire un pied de nez au sérieux?
Saviez-vous que les chats étaient des téléphones? Que les tables lèvent le pied quand elles se retrouvent seules? Que l'avenir de la natation sportive réside dans des piscines remplies de farine? Et combien il est difficile de tuer l'hydre de nos obsessions et de conserver malgré tout quelque chose de soi? N'osant s'autoriser l'autobiographie, Julio Cortázar utilise des subterfuges. Le voici qui nous offre un tour de Lucas en cinquante saynètes. Autant de courts textes qui lient la réflexion métaphysique à la farce et nous offrent la plus jouissive des leçons: comment faire un pied de nez au sérieux?
Pourquoi le nombre d'entrées enregistrées dans le métro de Buenos Aires est-il inférieur au nombre des sorties? Peut-on devenir complices sans jamais se voir? Comment communiquer avec les morts ? Maître du fantastique, Julio Cortázar bouscule l'ordre établi du temps et de l'espace. Entre angoisse et exquise ambiguïté, réel et imaginaire, il nous offre dix nouvelles qui plongent dans les replis de l'être. Un voyage dont on ne sort pas indemne.
Pourquoi le nombre d'entrées enregistrées dans le métro de Buenos Aires est-il inférieur au nombre des sorties? Peut-on devenir complices sans jamais se voir? Comment communiquer avec les morts ? Maître du fantastique, Julio Cortázar bouscule l'ordre établi du temps et de l'espace. Entre angoisse et exquise ambiguïté, réel et imaginaire, il nous offre dix nouvelles qui plongent dans les replis de l'être. Un voyage dont on ne sort pas indemne.
Un écrivain accompagne la lente déchéance d'un saxophoniste de génie, détruit par l'alcool et la drogue, Johnny Carter. Des studios d'enregistrement de Baltimore avec Miles Davis au Saint-Germain-des-Près dans les années 50, des hôtels miteux aux nuits dans les clubs de jazz, des délires paranoïaques aux fulgurances créatrices, Julio Cortázar nous offre un texte bouleversant en hommage à un des plus grands musiciens de jazz, Charlie Parker.
"Ces Pages inespérées sont autant de pépites délicieuses et inédites qui continuent les jeux, poursuivent les lignes d'une oeuvre semblant pousser encore comme un rhizome. On y retrouvera les embarras comiques des Cronopes, les rêveries maladroites de Lucas, les dialogues absurdes de Calac et Polanco... Des nouvelles inédites répondent à des nouvelles connues, et l'oeuvre continue de croître comme un magma vivant. La plupart de ces textes sont aussi des micro-contes où le personnage central est le langage: trouvailles de mots, trouvailles de formes, jeux sur la contrainte de lecture... On retrouve ici le Cortázar solaire: créateur débridé, cet ennemi de la langue figée, nous offre son regard renouvelé sur le monde et nous incite à y tracer ce chemin parallèle, à y jouer encore." Sylvie Protin.
"Ces Pages inespérées sont autant de pépites délicieuses et inédites qui continuent les jeux, poursuivent les lignes d'une oeuvre semblant pousser encore comme un rhizome. On y retrouvera les embarras comiques des Cronopes, les rêveries maladroites de Lucas, les dialogues absurdes de Calac et Polanco... Des nouvelles inédites répondent à des nouvelles connues, et l'oeuvre continue de croître comme un magma vivant. La plupart de ces textes sont aussi des micro-contes où le personnage central est le langage: trouvailles de mots, trouvailles de formes, jeux sur la contrainte de lecture... On retrouve ici le Cortázar solaire: créateur débridé, cet ennemi de la langue figée, nous offre son regard renouvelé sur le monde et nous incite à y tracer ce chemin parallèle, à y jouer encore." Sylvie Protin.
Événement. Un inédit de l'immense écrivain Cortázar. Les cours universitaires de l'une des figures emblématiques de l'histoire de la littérature sud-américaine. Un livre clef sur les mécanismes de la fabrication d'une OEuvre.
À l'occasion du Salon du Livre de Paris 2014, découvrez les premiers chapitres de 15 romans argentins publiés aux Éditions Gallimard: Silvia Baron Supervielle (Le pont international, Lettres à des photographies); Laura Alcoba (Jardin blanc, Les passagers de l'Anna C., Le bleu des abeilles); Julio Cortázar (Marelle - édition interactive, Cronopes et Fameux, Les armes secrètes, Nous l'aimons tant, Glenda, Pages inespérées, Un Certain Lucas); Tomás Eloy Martínez (Purgatoire); Ricardo Piglia (Cible nocturne, Pour Ida Brown). Vous pouvez accéder directement à chaque extrait et aux biographies des auteurs par la table des matières ou lire les extraits à la suite. Tous ces livres numériques sont disponibles chez votre libraire.