Karl Marx
Karl Marx
Après la révolution de Juillet, lorsque le banquier libéral Laffitte conduisit en triomphe son compère le duc d'Orléans à l'Hôtel de Ville, il laissa échapper ces mots : « Maintenant, le règne des banquiers va commencer. » Laffitte venait de trahir le secret de la révolution.
Discover a new way to read classics with Quick Read. This Quick Read edition includes both the full text and a summary for each chapter. - Reading time of the complete text: about 4 hours - Reading time of the summarized text: 6 minutes "The Eighteenth Brumaire of Louis Bonaparte" is an essay written by Karl Marx in 1852, discussing the French coup of 1851 in which Louis-Napoléon Bonaparte assumed dictatorial powers. The essay presents a taxonomy of the mass of the bourgeoisie, which Marx says impounded the republic like its property. It also shows more criticism of the proletariat than is typical of his other works, referring to the bureaucracy as a "giant parasitic body" and describing widespread perceptions of the proletariat as a "party of anarchy, socialism, and communism." The essay contains the most famous formulation of Marx's view of the role of the individual in history, often translated as: "Men make their own history, but they do not make it as they please." Marx's interpretation of Louis Bonaparte's rise and rule is of interest to later scholars studying the nature and meaning of fascism. The opening lines of the book are the source of one of Marx's most quoted and misquoted statements, that historical entities appear two times, "the first as tragedy, then as farce." Marx's comment is most likely about Hegel's Lectures on the Philosophy of History (1837), Part III: The Roman World, Section II: Rome from the Second Punic War to the Emperors, regarding Caesar.
« La difficulté contre laquelle échouaient les meilleurs économistes tant qu'ils partaient de la valeur du « travail » disparaît dès que nous partons de la valeur de la « force de travail » et non de celle du « travail ». La force de travail est, dans notre société capitaliste actuelle, une marchandise comme toutes les autres, mais néanmoins une marchandise tout à fait spéciale. En effet, elle a la propriété particulière d'être une force qui crée de la valeur, une source de valeur et, notamment, par un traitement approprié, une source de plus de valeur qu'elle n'en possède elle-même. Dans l'état actuel de la production, la force de travail humaine ne produit pas seulement en une journée une valeur plus grande que celle qu'elle possède et qu'elle coûte elle-même, mais à chaque nouvelle découverte scientifique, à chaque nouvelle invention technique cet excédent de sa production quotidienne s'accroît au-delà de ses frais journaliers, et, par conséquent, la partie de la journée de travail dans laquelle l'ouvrier tire de son travail l'équivalent de son salaire quotidien diminue, alors qu'augmente la partie de la journée de travail pendant laquelle il est obligé d'offrir son travail au capitaliste sans être payé pour cela. Telle est la constitution économique de toute notre société actuelle : c'est la classe laborieuse seule qui produit toutes les valeurs. Car le mot valeur n'est qu'une autre expression pour le mot travail, expression par laquelle on désigne dans notre société capitaliste actuelle la quantité de travail socialement nécessaire, incorporée dans une marchandise déterminée ».
Littéralement « sagesse de la maison », ou mieux encore, « sagesse pour la maison », l'écosophie veut réfléchir à notre façon d'habiter la Terre-Patrie qui nous a vus émerger, humble humanité, Terre que nous avons allègrement retournée, sans vergogne ni épargne. Tel est le thème de ce quatrième numéro des Cahiers du Collège international des seniors Harmattan, composé d'une vingtaine de témoignages de nos éminents membres s'exprimant de divers horizons, formant un entrecroisement de propos respectueux de la diversité de forme adoptée par chacune/chacun. Ils sont suivis par une brève analyse agonistique, car il convient de tirer l'enseignement de l'interculturalité et de la pluralité des visions, sans chercher leur synthèse ni leur dépassement. Oui, les seniors ont quelque chose à dire sur ce thème si vital pour notre Monde.
« Dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté ; ces rapports de production correspondent à un degré de développement donné de leurs forces productives matérielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base réelle, sur quoi s'élève une superstructure juridique et politique et à laquelle correspondent des formes de conscience sociales déterminées. Le mode de production de la vie matérielle conditionne le procès de vie social, politique et intellectuel en général. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine la réalité ; c'est au contraire la réalité sociale qui détermine leur conscience. A un certain stade de leur développement les forces productives de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété à l'intérieur desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes évolutives des forces productives qu'ils étaient, ces rapports deviennent des entraves de ces forces. Alors s'ouvre une ère de révolution sociale. » Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
« Citoyens, Avant d'aborder mon sujet, permettez-moi de vous présenter quelques observations préliminaires. Il règne en ce moment parmi les nations continentales une véritable épidémie de grèves, et l'on y réclame à grands cris une augmentation des salaires. La question sera soulevée à notre prochain Congrès. Les membres du Conseil général de l'Association internationale doivent avoir une opinion faite sur cette question primordiale. Aussi me suis-je fait un devoir, pour ma part, de traiter à fond le sujet, même au risque de mettre votre patience à l'épreuve. Je dois faire une autre remarque préliminaire, qui concerne le citoyen Weston. Il a non seulement exposé devant vous, mais soutenu en public, dans ce qu'il croit être l'intérêt de la classe ouvrière, des opinions qui sont, il le sait bien, les plus antipathiques à la classe ouvrière elle-même. C'était faire montre d'un courage moral que nous devons tous hautement honorer. J'espère que, malgré le style sans fard de mon travail, ma conclusion le convaincra que j'admets ce qui me paraît être l'idée juste cachée au fond de sa thèse, que toutefois, dans sa forme présente, je dois considérer comme fausse en théorie et dangereuse en pratique. Ceci dit, j'aborde ma tâche. » Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
La colección «Conocer una obra» os ofrece la posibilidad de saberlo todo sobre Manifiesto del Partido Comunista de Karl Marx, gracias a una guía de lectura tan completa como detallada. Su escritura, clara y accesible, fue confiada a un especialista académico. Esta guía de lectura responde a unos estándares de calidad definidos por un equipo de profesores. Este libro contiene la biografía de Karl Marx, la presentación de la obra, el resumen detallado (capítulo por capítulo), los motivos de su éxito, los temas principales y el análisis del movimiento literario del autor.
Venez découvrir le Manifeste du Parti Communiste, l'essai de Karl Marx, grâce à une analyse littéraire de référence. Écrite par un spécialiste universitaire, cette fiche de lecture est recommandée par de nombreux enseignants. Cet ouvrage contient plusieurs parties : la biographie de l'écrivain, le résumé détaillé, le mouvement littéraire, le contexte de publication de l'essai et l'analyse complète. Retrouvez tous nos titres sur : www.fichedelecture.fr.
La collezione "Conoscere un'opera" offre di sapere tutto su Manifesto del Partito Comunista di Karl Marx, grazie a una scheda di lettura tanto completa quanto dettagliata. La scrittura, chiara e accessibile, è stata affidata a uno specialista universitario. Questa scheda di lettura è conforme a una carta di qualità creata da un team d'insegnanti. La presente guida contiene la biografia di Karl Marx, la presentazione dell'opera, il riassunto dettagliato (capitolo per capitolo), le ragioni del suo successo, i temi principali e l'analisi del movimento letterario dell'autore.
Décryptez les fondements du capitalisme moderne avec Contribution à la critique de l'économie politique de Karl Marx.
1848, l’Europe s’embrase. Révolution et Contre-Révolution en Allemagne offre l’analyse percutante de Karl Marx sur les espoirs brisés de la révolution allemande, où bourgeoisie et prolétariat s’affrontent pour le pouvoir.
Décryptez les fondements du capitalisme moderne avec Contribution à la critique de l'économie politique de Karl Marx.
Découvrez le texte fondateur où Karl Marx démontre, devant la Première Internationale, pourquoi la hausse des salaires ne mène pas à celle des prix.
1848-1850 : plongez au cœur des révolutions françaises à travers l'analyse fondatrice de Karl Marx. Ce texte majeur éclaire les mécanismes de la lutte des classes et reste d'une actualité brûlante pour comprendre les conflits sociaux contemporains.
Less machines ont-elles été mises au point pour nous libérer ou pour nous contrôler ? Un texte visionnaire de Marx.
« Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » Le Manifeste du Parti communiste reste, près de cent quatre-vingts ans après sa parution, un texte de combat, plus que jamais d'actualité. Marx et Engels ont mis au jour la réalité de la « lutte des classes » et questionné notre rapport au travail et au pouvoir. Le Manifeste a connu un rayonnement mondial à travers les époques pour être aujourd'hui une référence.Traduit de l'allemand par Laura Lafargue
Edition enrichie (introduction et notes)Marx et Engels avaient respectivement trente et vingt-huit ans lorsque fut publié, en 1848, leur manifeste: ces jeunes intellectuels allemands bouleversent alors le monde du travail qui prend conscience de lui-même. La lutte des classes est considérée comme le moteur de l'histoire et du progrès de l'humanité. L'objectif communiste sera la destruction de l'ordre bourgeois, de son État et du système de production fondé sur le profit. « La bourgeoisie, répétait Marx, se souviendra longtemps de mes furoncles. » Que signifient aujourd'hui ces écrits ? Sont-ils l'âme d'une revendication révolutionnaire riche d'espoir pour l'humanité ou le credo d'une entreprise de domination de millions d'hommes ? Commentla théorie révolutionnaire est-elle devenue un mouvement d'asservissement politique ? Marx affirmait qu'il n'était pas marxiste. On l'a divinisé, lui qui avait « de la haine pour tous les dieux ». Toute l'histoire de notre temps dépend de ce manifeste.
Quel est l'objet analysé dans le livre I du Capital ? Marx le dit : "C'est le mode de production capitaliste et les rapports de production et d'échange qui sont les siens". Le coeur du livre I, c'est la théorie de la plus-value, théorie scientifique de ce dont les prolétaires font quotidiennement l'expérience : l'exploitation de classe. La section III et la section IV traitent des deux formes fondamentales de la plus-value dont dispose la classe capitaliste pour pousser au maximum l'exploitation de la classe ouvrière : ce que Marx appelle la plus-value absolue, et la plus-value relative.
Quel est l'objet analysé dans le livre I du Capital ? Marx le dit : "C'est le mode de production capitaliste et les rapports de production et d'échange qui sont les siens". Le coeur du livre I, c'est la théorie de la plus-value, théorie scientifique de ce dont les prolétaires font quotidiennement l'expérience : l'exploitation de classe. La section III et la section IV traitent des deux formes fondamentales de la plus-value dont dispose la classe capitaliste pour pousser au maximum l'exploitation de la classe ouvrière : ce que Marx appelle la plus-value absolue, et la plus-value relative.
Le capitalisme n'a aucune valeur historique, aucune raison d'être sociale, qu'autant qu'il fonctionne comme capital personnifié. C'est à la figure du capitaliste, en tant que capital fait homme, que Marx s'intéresse ici. Tandis que la section V, consacrée aux salaires, étudie la manière dont « le rapport monétaire dissimule le travail gratuit du salarié pour son capitaliste », les sections finales montrent que la passion aveugle du capitaliste pour la richesse est l'effet d'un mécanisme dont il n'est que le rouage : l'accumulation capitaliste. Celle-ci, fanatique, force les hommes, sans merci ni trêve, à produire pour produire et les pousse ainsi à développer les conditions matérielles à la base d'une société qui est devenue la nôtre.
Le capitalisme n'a aucune valeur historique, aucune raison d'être sociale, qu'autant qu'il fonctionne comme capital personnifié. C'est à la figure du capitaliste, en tant que capital fait homme, que Marx s'intéresse ici. Tandis que la section V, consacrée aux salaires, étudie la manière dont « le rapport monétaire dissimule le travail gratuit du salarié pour son capitaliste », les sections finales montrent que la passion aveugle du capitaliste pour la richesse est l'effet d'un mécanisme dont il n'est que le rouage : l'accumulation capitaliste. Celle-ci, fanatique, force les hommes, sans merci ni trêve, à produire pour produire et les pousse ainsi à développer les conditions matérielles à la base d'une société qui est devenue la nôtre.
Premier chapitre du Capital, ce texte explore un concept au coeur de notre société de consommation contemporaine.
Il faut relire Marx après le déluge. Dans ces Manuscrits économico-philosophiques, rédigés en 1844 à Paris, et publiés pour la première fois en 1932 à Leipzig, ce sont l'inhumanité du capitalisme et l'infamie de ses thuriféraires qui sont dénoncées. Les économistes classiques, tels Smith, Say ou Ricardo, n'ont guère considéré l'ouvrier que comme une bête de somme. Ils n'ont voulu voir dans l'homme qu'une machine à consommer et à produire. Ce qui peut advenir au travailleur en dehors du temps de travail, ils laissent benoîtement au médecin, au juge, au fossoyeur ou bien au prévôt des mendiants le soin de s'en inquiéter quelque peu. C'est que le travail, activité spécifique de l'homme, n'est plus désormais qu'un gagne-pain, une souffrance et une dure nécessité, pour l'obtention de laquelle tous se livrent paradoxalement à la plus âpre des concurrences. La complète domination de l'économie sur la société traduit une aliénation maximale, que manifeste avec éclat la puissance universelle de l'argent : « notre valeur réciproque, écrit Marx, est pour nous la valeur de nos objets réciproques».
Il faut relire Marx après le déluge. Dans ces Manuscrits économico-philosophiques, rédigés en 1844 à Paris, et publiés pour la première fois en 1932 à Leipzig, ce sont l'inhumanité du capitalisme et l'infamie de ses thuriféraires qui sont dénoncées. Les économistes classiques, tels Smith, Say ou Ricardo, n'ont guère considéré l'ouvrier que comme une bête de somme. Ils n'ont voulu voir dans l'homme qu'une machine à consommer et à produire. Ce qui peut advenir au travailleur en dehors du temps de travail, ils laissent benoîtement au médecin, au juge, au fossoyeur ou bien au prévôt des mendiants le soin de s'en inquiéter quelque peu. C'est que le travail, activité spécifique de l'homme, n'est plus désormais qu'un gagne-pain, une souffrance et une dure nécessité, pour l'obtention de laquelle tous se livrent paradoxalement à la plus âpre des concurrences. La complète domination de l'économie sur la société traduit une aliénation maximale, que manifeste avec éclat la puissance universelle de l'argent : « notre valeur réciproque, écrit Marx, est pour nous la valeur de nos objets réciproques».
À l'occasion d'une célèbre polémique avec Proudhon, Marx règle, dans Misère de la philosophie, ses comptes avec une certaine idée du socialisme et de l'économie. Critiquant le socialisme "petit-bourgeois", il précise ses thèses et en donne une version très accessible dans un texte brillant - et directement écrit en français - qui peut servir d'introduction pour qui veut s'initier à cet auteur. Outre la préface de Jean Kessler, qui répond à la question: "Peut-on encore lire Marx aujourd'hui?", le lecteur trouvera ici rééditée une lettre de Proudhon à Marx dans laquelle il repousse l'idée de révolution brutale.
Quand Marx écrit Sur la question juive en 1843, il a vingt-cinq ans. En répondant à La Question juive de Bruno Bauer, chef de file des «Jeunes hégéliens», il intervient dans le débat qui bat alors son plein sur les droits civiques des juifs dans «l'État chrétien». Mais cette controverse n'est pour lui que l'occasion d'élargir le débat à la question des rapports entre l'émancipation limitée aux droits politiques et «l'émancipation humaine», entre l'aliénation religieuse et l'aliénation sociale. La question juive n'est donc ici que le révélateur d'une grande question de la modernité marchande, celle du « dédoublement » entre la société civile et l'État, entre l'homme et le citoyen, entre le privé et le public. L'article de Marx a suscité bien des polémiques. Il fut la pièce à conviction d'un procès absurde et anachronique pour «antisémitisme», instruit notamment par Robert Misrahi. D'autres ont cru voir dans la critique, non celle des droits de l'homme, mais de leurs limites à une époque donnée, «un manuel de l'apprenti dictateur». Plus sérieusement, des auteurs se réclamant de l'héritage théorique de Marx lui ont reproché son incompréhension du rôle de la question nationale comme médiation entre émancipation politique et émancipation humaine. Dans une présentation de Sur la question juive (publié ici dans une nouvelle traduction) et dans un retour critique sur la controverse, Daniel Bensaïd, spécialiste de l'oeuvre de Marx, répondent à ces interpellations. Il actualise la polémique contre les «nouveaux théologiens» (Jean-Claude Milner, Benny Lévy, Alain Finkielkraut). Alors que pour Marx, le peuple juif s'est maintenu «dans et par l'histoire», ces derniers renvoient l'existence juive à l'éternité biblique et à l'irréductible singularité du peuple élu. Alors que Marx veut « transformer les questions théologiques en question profane », ils rebroussent le chemin et transforment une question sociale et historique en question théologique. Signe inquiétant de temps obscurs. Deux annexes inédites en français complètent le dossier de Sur la question juive : un article de Bruno Bauer de 1843 et un texte de Roman Rosdolsky sur Engels et la question juive en 1848.
Une fabuleuse adaptation manga du grand classique Le Capital de Karl Marx !Angleterre, XIXe siècle. Dans un petit village au paysage bucolique, un triangle amoureux se forme entre les jeunes Roy, Oscar et Claire. Mais la petite fabrique créée par Roy, qui se développe en même temps que le capitalisme, provoque une véritable tempête...
Dans le monde de l'économie, le caractère fantasmagorique de la marchandise est nommé fétichisme par Karl Marx. Afin d'analyser les formes que prennent les rapports sociaux engendrés par l'échange marchand, l'auteur cherche à décrypter le secret de la valeur. De ces pages géniales, qui appartiennent au premier chapitre du livre I du Capital, sont directement issues la théorie de la réification de Luckacs et celle du spectacle de Debord. Théoricien révolutionnaire allemand et figure majeure du mouvement ouvrier, Karl Marx (1818-1883) fut également historien, sociologue et journaliste. Engagé politiquement dans la Ligue des Communistes aux côtés de Engels puis dans l'Association internationale des travailleurs, on lui doit une description minutieuse des mécanismes du capitalisme et une théorie érudite de l'économie politique. Sa pensée se fonde sur l'humain en tant qu'être pensant mais avant tout agissant.
Si Marx fascine tant les philosophes, c'est peut-être parce qu'il a si vigoureusement dénoncé l'illusion de « la philosophie », le « discours de la mauvaise abstraction », toujours idéaliste même sous des dehors matérialistes, et toujours stérile malgré sa grandiloquence. Pourtant, à n'en pas douter, comme le montrent les cent textes rassemblés dans cette anthologie - pris dans les oeuvres de jeunesse et surtout dans Le Capital et ses brouillons -, l'oeuvre de Marx est d'une éclatante richesse philosophique. L'introduction de Lucien Sève revisite le corpus marxien et expose pour la première fois avec précision le réseau catégoriel d'ensemble qui constitue le fond de la « Logique du Capital » : essence, abstraction, universalité, objectivité, matière, forme, rapport, contradiction dialectique, histoire, liberté... Outre l'introduction et les notes qui accompagnent chacun de ces textes, un index des concepts philosophiques détaillé contribue à faire de ce volume un précieux instrument de travail et de culture. Cent textes choisis, traduits et présentés par Lucien Sève.
Chef-d'oeuvre précoce de Marx et Engels, le Manifeste marque un tournant dans l'histoire du mouvement ouvrier : retraçant brièvement la genèse de la lutte des classes, Marx et Engels voulaient aussi doter la classe ouvrière d'un programme donnant des fondements scientifiques et durables à toute action révolutionnaire. Le résultat fut cette oeuvre brève, mondialement diffusée et dont la première édition vit le jour en 1848. Le présent volume comporte, outre le texte du Manifeste, un dossier qui inclut les préfaces des différentes éditions et des extraits de la correspondance entre Marx et Engels.
Chef-d'oeuvre précoce de Marx et Engels, le Manifeste marque un tournant dans l'histoire du mouvement ouvrier : retraçant brièvement la genèse de la lutte des classes, Marx et Engels voulaient aussi doter la classe ouvrière d'un programme donnant des fondements scientifiques et durables à toute action révolutionnaire. Le résultat fut cette oeuvre brève, mondialement diffusée et dont la première édition vit le jour en 1848. Le présent volume comporte, outre le texte du Manifeste, un dossier qui inclut les préfaces des différentes éditions et des extraits de la correspondance entre Marx et Engels.
Si Marx fascine tant les philosophes, c'est peut-être parce qu'il a si vigoureusement dénoncé l'illusion de « la philosophie », le « discours de la mauvaise abstraction », toujours idéaliste même sous des dehors matérialistes, et toujours stérile malgré sa grandiloquence. Pourtant, à n'en pas douter, comme le montrent les cent textes rassemblés dans cette anthologie - pris dans les oeuvres de jeunesse et surtout dans Le Capital et ses brouillons -, l'oeuvre de Marx est d'une éclatante richesse philosophique. L'introduction de Lucien Sève revisite le corpus marxien et expose pour la première fois avec précision le réseau catégoriel d'ensemble qui constitue le fond de la « Logique du Capital » : essence, abstraction, universalité, objectivité, matière, forme, rapport, contradiction dialectique, histoire, liberté... Outre l'introduction et les notes qui accompagnent chacun de ces textes, un index des concepts philosophiques détaillé contribue à faire de ce volume un précieux instrument de travail et de culture. Cent textes choisis, traduits et présentés par Lucien Sève.