Khal Torabully
Khal Torabully
L'Ombre rouge des gazelles s'inspire des faits du drame algérien et l'élargit en méditation universelle sur la foi, l'horreur et la beauté. Construit comme un conte lancinant, ce recueil de textes poétiques est un itinéraire vers l'espoir. Les images les plus simples prennent peu à peu l'épaisseur des voies de force, de sortie. Et si la fragile gazelle, symbole de la liberté dans la pure tradition littéraire arabe, représentait, en fait, le peu de beauté à retrouver au fond de soi, pour éloigner le mauvais oeil du Meurtre ? « Je ne connais chute plus brutale que l'oubli »
Dédié au peuple haïtien et à ses écrivains qui sont nombreux (Marie-Célie Agnant, Jacques-Stephen Alexis, Louis-Philippe Dalembert, Georges Anglade, René Depestre, Frankétienne, Dany Laferrière, Jean Métellus, Émile Ollivier, Lyonel Trouillot, Gary Victor...), ce livre témoigne aussi de leur parole vivace, de l'île-fleur, de la parole-jardin, de l'oeuvre d'un peuple à hauteur d'homme. Avec les mots de Khal Torabully, Lélio Brun, André Robèr, Alain Mabanckou, José Le Moigne, Ernest Pepin, Jean-Luc Maxence, Colette Nys-Mazure, Nicole Barrière, Gaëlle Josse, Catherine Boudet, Philippe Tancelin, Eric Dubois, Patricia Laranco, Saint-John Kauss, et de nombreux autres poètes de par le monde, ce livre évoque les secondes de la tragédie, les heures et les jours de l'angoisse, les interstices de l'espoir...