Laurent Chazée
Laurent Chazée
Dans les années 90, avec plus de 130 groupes ruraux revendiquant des spécificités ethnolinguistiques et historiques particulières, la mosaïque ethnique du Laos est unique. Lors de la période étudiée (1988-2003), malgré les influences externes politiques et économiques, les forces sociales des unités villages et ménages pouvaient encore s'exprimer dans une logique relativement respectueuse des traditions, même si celles-ci avaient déjà bien évolué depuis les années 60. Le développement rapide depuis le début des années 2000 abandonne sur son chemin la richesse et la diversité du patrimoine matériel et immatériel des sociétés rurales, qu'elles avaient pu élaborer de génération en génération. Avec l'éducation formelle en langue lao et l'adoption rapide du téléphone mobile et des réseaux sociaux mondialisés, les jeunes générations deviennent également acteurs de la rupture générationnelle de la transmission des savoirs : la génération de l'oubli.
Dans les années 90, avec plus de 130 groupes ruraux revendiquant des spécificités ethnolinguistiques et historiques particulières, la mosaïque ethnique du Laos est unique. Lors de la période étudiée (1988-2003), malgré les influences externes politiques et économiques, les forces sociales des unités villages et ménages pouvaient encore s'exprimer dans une logique relativement respectueuse des traditions, même si celles-ci avaient déjà bien évolué depuis les années 60. Le développement rapide depuis le début des années 2000 abandonne sur son chemin la richesse et la diversité des sociétés rurales. Avec l'éducation formelle en langue lao et l'adoption rapide du téléphone mobile et des réseaux sociaux mondialisés, les jeunes générations deviennent également acteurs de la rupture générationnelle de la transmission des savoirs : la génération de l'oubli. Dans cet ensemble de 8 livres totalisant 117 ethnies des 4 familles linguistiques du pays, cet ouvrage, concernant les peuples ruraux de parler tay, repose sur les données et le travail de terrain couvrant 167 villages et environ 850 ménages.
Dans les années 90, avec plus de 130 groupes ruraux revendiquant des spécificités ethnolinguistiques et historiques particulières, la mosaïque ethnique du Laos est unique. Lors de la période étudiée (1988-2003), malgré les influences externes politiques et économiques, les forces sociales de ces groupes pouvaient encore s'exprimer dans leurs choix de développement, même s'ils avaient déjà bien évolué depuis les années 60. Le développement rapide depuis le début des années 2000 abandonne sur son chemin la richesse et la diversité des savoirs, des expériences, des coutumes et des héritages des sociétés rurales. Avec l'adoption des standards de la mondialisation, les jeunes générations deviennent également acteurs de la rupture générationnelle de la transmission des savoirs. Cet ouvrage, faisant partie d'un ensemble de 8 livres, concerne les peuples ruraux de parler môn-khmer. Il couvre, en 3 volumes, 53 groupes ethnolinguistiques, 200 villages et environ 650 ménages.
Les peuples de parler môn-khmer furent les premiers habitants du Laos. Avec plus de 53 groupes ethnolinguistiques, ces peuples montrent la plus grande diversité des quatre familles linguistiques du pays. Toutefois, le développement rapide depuis le début des années 2000 abandonne sur son chemin la richesse et la diversité de ces sociétés rurales, leurs systèmes de production, organisations traditionnelles, pratiques agraires, langues, artisanats, musiques, cultures et croyances qu'elles avaient pu élaborer, de génération en génération et souvent de manière empirique. Cet ouvrage, qui fait partie d'un ensemble de 8 volumes, concerne les peuples ruraux de parler môn-khmer du centre du pays, particulièrement impactées dans l'histoire par la période d'esclavage et les deux guerres d'Indochine.
Dans les années 90, avec plus de 130 groupes ruraux revendiquant des spécificités ethnolinguistiques et historiques particulières, la mosaïque ethnique du Laos est unique. Lors de la période étudiée (1988-2003), malgré les influences externes politiques et économiques, les forces sociales des unités villages et ménages pouvaient encore s'exprimer dans une logique relativement respectueuse des traditions. Le développement rapide depuis le début des années 2000 abandonne sur son chemin la richesse et la diversité de ces sociétés rurales. L'étude sur les peuples ruraux de parler môn-khmer repose sur les données et le travail de terrain couvrant 53 groupes ethnolinguistiques, 200 villages et environ 650 ménages. Cet ouvrage traite plus spécifiquement de 22 groupes ethniques du Sud du Pays, entre le Sud de la Province de Savannakhet et la frontière cambodgienne. Il fait partie d'un ensemble de 8 livres sur les peuples ruraux du Laos.
Au Laos, les deux guerres d'Indochine, suivies de la fermeture des frontières chinoises et thaïlandaises jusqu'en 1991, ont eu comme conséquence de préserver la diversité ethnique des forces du marché régional et de l'industrialisation. Les peuples ruraux, surtout ceux isolés en zones montagneuses, continuaient à vivre en régime de subsistance, selon leurs traditions, croyances et coutumes séculaires. Après une période d'ouverture et de transition dans les années 90, le développement rapide depuis le début des années 2000 laisse sur son chemin ce patrimoine culturel et les pratiques agro-forestières hérités de génération en génération : la génération de l'oubli. Dans cet ensemble de 8 livres totalisant 117 ethnies des 4 familles linguistiques du pays, cet ouvrage, concernant les peuples ruraux de parler tibéto-birman, repose sur les données et le travail de terrain couvrant 34 groupes ethnolinguistiques, 106 villages et environ 560 ménages.
Au Laos, les deux guerres d'Indochine suivies de la fermeture des frontières chinoises et thaïlandaises jusqu'en 1991, ont eu comme conséquence de préserver la diversité ethnique des forces du marché régional et de l'industrialisation. Les peuples ruraux, surtout ceux isolés en zones montagneuses, continuaient à vivre en régime de subsistance, selon leurs traditions, croyances et coutumes séculaires. Après une période d'ouverture et de transition dans les années 90, le développement rapide depuis le début des années 2000 laisse sur son chemin ce patrimoine culturel et les pratiques agro-forestières hérités de génération en génération : la génération de l'oubli. Dans cet ensemble de 8 livres totalisant 117 ethnies des 4 familles linguistiques du pays, cet ouvrage, concernant les peuples ruraux de parler tay, repose sur les données et le travail de terrain couvrant 167 villages et environ 850 ménages.