Laurent Graff
Laurent Graff
Trois questions vous tiennent à distance de votre propre fin : Où ? Quand ? Comment ? Une seule réponse suffit pour que la mort s'invite dans votre quotidien, le parasite et s'en empare. Jacques Ferré se sait la cible d'un tireur parfaitement dissimulé qui, sans répit, braque sur lui le canon d'un fusil prêt à lui ôter la vie. Il s'en est accommodé. Il attend sa balle sans ciller et pour lui la vie n'est qu'une succession de belles journées pour mourir.
Bertrand Le Marec, unique héritier de la première fortune de France, consacre tout son temps à la marche à pied, loin des affaires. Il est assisté de Martial, ancien infirmier militaire et ex-taulard, qui s'occupe avec soin de la logistique. D'une randonnée à l'autre, les deux compères vont d'hôtel en maison d'hôtes, parcourant ainsi campagnes, vallons et bords de mer sur plusieurs centaines de kilomètres. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes.
Nous sommes sur une petite île bretonne battue par le vent et les rumeurs. Un promeneur étranger prend des notes sur des feuilles volantes. Mais que peut-il bien écrire ?
L'attrait de la file d'attente est fort. On parle de pouvoir d'attraction. Il est difficile de rester en dehors. Dedans on s'y sent bien. Au chaud. À l'abri.
Le vol du Cri, célèbre tableau d'Edvard Munch, a inspiré à l'auteur cette histoire de fin du monde, qui est aussi la fin du monde d'un homme. Ce court roman possède la richesse d'un style, dépouillé; il a la beauté d'une fable.
« Ce n'est pas donné à tout le monde d'être n'importe qui. » À la recherche d'une définition, Laurent Graff décline la vie sur le thème de l'effacement, de l'éviction, de la disparition. Dix textes pour creuser, gratter, fouiller et, peut-être, trouver, par-delà nos épaisseurs, un sens, une raison. L'écriture flirte avec le fantastique, l'absurde, la poésie et le précipice.
« On » vit sa vie comme un taulard sa promenade, heures fixes, petite rotative impitoyable et désespérante, petit broyeur douceâtre. Tout n'est plus qu'une enfilade monotone de petites ingurgitations (cafés, plats, apéros) et dégurgitations (pisse, sperme). Et puis, un jour, l'abcès crève.
Il ne vous reste qu'une photo à prendre. Vous avez tout le temps que vous voulez. Vous avez le choix de l'appareil. Il s'agit, entendez bien, de votre dernière photo. Laquelle prendriez-vous ?
C'est l'histoire d'un jeune homme qui ayant fait le tour de la question décide de finir sa vie à la maison de retraite.
« Hier, je suis sorti faire une randonnée d'une vingtaine de kilomètres. » Laurent Graff
Non pas le temps qu'il fait. Non plus le temps qui passe. Mais le temps qui s'arrête, le temps en moins. Comment ça marche ? La Méthode Sisik vous donne la recette.
Patrick, la trentaine, croupier dans un casino de Normandie, prépare son voyage. Des vaccins au livre de chevet, du couteau au chapeau de soleil, il s'apprête et s'équipe.