Laurent Joffrin
Laurent Joffrin
C'est l'histoire d'un héros balzacien, fortuné puis déchu, éditeur, séducteur, magnifique et sulfureux. Un « roi secret de notre époque », et de quel royaume ! Car Jean-Pierre Mouchard, né dans l'ancien empire colonial, fut l'ami de Jean-Marie Le Pen et son associé, souvent. Et le patriarche d'une famille blessée, comme scindée par l'histoire. Conter le destin fitzgeraldien de cet homme et de son temps, c'est le projet de Laurent Joffrin, son fils ; et de Pauline Delassus, sa petite-fille - ensemble, ils nous offrent à quatre mains, libres et talentueuses, un projet étourdissant : une famille travaillée par le secret car, comme chacun sait, quand on ne dit rien, « les enfants savent ». On croisera en ces pages souvent éblouissantes, un administrateur en Indochine déchu ; son fils Jean-Pierre Mouchard, éditeur fortuné puis ruiné, en son domaine fastueux ou sur son bateau ; son fils Laurent, orphelin de mère très jeune, soixante-huit tard engagé et socialiste ; sa petite-fille Pauline, qui marche le dimanche avec « papy », élégant, parfois ombrageux, et qui jette un regard aigü sur cette génération ; un ministre du Général de Gaulle, Edmond Michelet ; Jean-Marie Le Pen en maillot de bain et lisant Faurisson ; un arrière-grand-père assassin... Entrez dans cette famille, avec son cortège d'illusions, de secrets, d'amours cachées, de mots faussement adultes, de paix blessantes et de guerres intimes. Pauline Delassus et Laurent Joffrin réunissent ici les conflits du vieux pays français, en un magnifique récit lucide, plus romanesque que tous les romans.
Plongez dans la Bretagne révolutionnaire de 1792 avec Le crime de Le Floch, où Nicolas Le Floch affronte un meurtre atroce et des complots mortels.
Plongez dans le Paris révolutionnaire de 1792 avec Le mystère de l'armoire de fer, où Nicolas Le Floch risque tout pour protéger les secrets de Louis XVI.
Au moment où les dictatures menacent une Europe incertaine et où les populismes ne cessent de gagner en puissance, Laurent Joffrin nous rappelle que l'histoire de France, c'est l'histoire des libertés. Pour comprendre comment la liberté, toujours hésitante et fragile, est devenue une valeur fondatrice de notre identité, il faut remonter le fil de cette incroyable saga, digne d'un roman d'aventures. Le roman de la France a pour personnages Georges Danton, Manon Roland, Émile Zola, Victor Hugo, Louise Michel ou Albert Camus. Qu'ils aient plaidé lors des États généraux, fondé la République, lutté pendant l'affaire Dreyfus ou résisté à l'occupant allemand, tous ont défendu un idéal commun. De la Révolution à la Ve République, de Mirabeau à Mitterrand, ils ont entretenu cette flamme fragile et nous l'ont léguée. Ce livre retrace, d'une plume relevée et alerte, le destin passionnant de ces femmes et de ces hommes. Portant sur l'histoire un regard d'éditorialiste avisé, Laurent Joffrin nous montre que c'est en se remémorant la tumultueuse conquête de la liberté qu'on pourra surmonter les dangers qui la menacent aujourd'hui.
Le 22 juin 1791, la famille royale fuit Paris. Elle est reconnue à Varennes et Nicolas Le Floch assiste impuissant à son arrestation. Mais sa mission n'est pas terminée. Imprudente, la reine a laissé derrière elle un lourd secret, une lettre codée qui peut précipiter la chute de la monarchie. Elle charge Nicolas de la récupérer au coeur du Paris révolutionnaire, au milieu de tous les dangers d'une situation politique explosive. La saga continue dans la tourmente de la Révolution, mettant à rude épreuve son courage et ses fidélités monarchistes, tandis que son ami Bourdeau a pris le parti des idées nouvelles. Aux Tuileries, dans les clubs révolutionnaires, au Palais-Royal, Nicolas affronte les manoeuvres ourdies par les ennemis de la couronne. Il renoue avec Laure de Fitz-James, son ancienne maîtresse aux relations ténébreuses, risque une nouvelle fois une dangereuse infiltration dans une société secrète royaliste liée à l'Angleterre et rencontre une jeune révolutionnaire experte en navigation, qui l'épaule dans cette entreprise hasardeuse. À l'heure où les opinions se radicalisent, toute erreur peut lui être fatale. Nicolas va devoir choisir son camp...
Le temps passé est un pays des merveilles. Laurent Joffrin a voulu retrouver ses émotions d'enfance, quand ses professeurs faisaient revivre Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Richelieu, Marie-Antoinette ou Mirabeau. Appuyé sur le travail des historiens, il fait resurgir le passé en usant des moyens de son métier, le journalisme. Il ne néglige pas les grands courants d'idées, les mouvements économiques et sociaux. Mais ils ne forment que le décor. Ce sont les personnages qui font la pièce : ce sont eux qu'il raconte. Et comme tous les romans, cette histoire a un sens. La France vit de ses racines, de son héritage. Mais elle vit surtout d'une adhésion aux préceptes inscrits au fronton de ses écoles et de ses mairies. Et parmi ces valeurs, il en est une qui a cheminé au fil des siècles et qui gouverne les autres. Ce principe, c'est la liberté. Cette histoire, donc, est aussi celle de la liberté.
Une enquête de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet sous le règne de Louis XVI. Septembre 1789. La Bastille a été prise, la nuit du 4 août a tout changé. Mais le destin de Louis XVI n’est pas encore scellé. Qui sont ses alliés ? Qui sont ses ennemis ? Le commissaire Le Floch quitte sa Bretagne pour porter une nouvelle fois secours au roi et à la reine. Mais où est sa fidélité ? À un régime qui a forgé sa carrière mais dont il connaît toutes les failles ? À une Révolution qui montre que le temps du changement est arrivé ? Au milieu des intrigues et des folies du Palais-Royal, le centre sensuel et sulfureux de Paris, un enlèvement, un cadavre et une jeune princesse vont lui faire comprendre les nouvelles règles du jeu. Le duc d’Orléans et le comte de Provence, à travers leurs complots et leurs ambitions, ne risquent-ils pas de précipiter la fin de la royauté ? Une enquête qui nous plonge dans les premiers mois de la Révolution, ses soubresauts, ses cabales, ses protagonistes. Comment le commissaire au Châtelet et aux Affaires spéciales traversera-t-il les grands bouleversements qui se profilent ? Durée : 07H49
Avril 1791. Jamais Nicolas Le Floch n'avait vu pareils crimes. Deux cadavres suppliciés qui ont en commun leurs mutilations et peut-être quelques stigmates venus des îles lointaines. Le Code noir, établi par Louis XIV pour réglementer la vie des esclaves, leur livrera-t-il une piste ? Dans le Paris révolutionnaire de 1791, où les hommes et les idées s'affrontent dans la violence, Nicolas se retrouve au coeur de la bataille qui oppose partisans et ennemis de l'abolition de l'esclavage. Il devra aussi combattre de redoutables criminels venus d'un mystérieux repaire, tout en surmontant l'imbroglio sentimental né de sa perpétuelle hésitation entre Laure de Fitz-James et sa maîtresse officielle Aimée d'Arranet. Sur quels anciens et nouveaux alliés Nicolas Le Floch pourra-t-il s'appuyer pour traverser les cruelles tempêtes de la Révolution ?
Féru d'histoire et de navigation, le journaliste et écrivain Laurent Joffrin est parti en mer dans le sillage de la flotte du fervent catholique Philippe II, déterminé à conquérir l'Angleterre protestante.
Septembre 1789. La Bastille a été prise, la nuit du 4 août a tout changé. Mais le destin de Louis XVI n'est pas encore scellé. Qui sont ses alliés ? Qui sont ses ennemis ? Le commissaire Le Floch quitte sa Bretagne pour porter une nouvelle fois secours au roi et à la reine. Mais où est sa fidélité ? À un régime qui a forgé sa carrière mais dont il connaît toutes les failles ? À une Révolution qui montre que le temps du changement est arrivé ? Au milieu des intrigues et des folies du Palais-Royal, le centre sensuel et sulfureux de Paris, un enlèvement, un cadavre et une jeune princesse vont lui faire comprendre les nouvelles règles du jeu. Le duc d'Orléans et le comte de Provence, à travers leurs complots et leurs ambitions, ne risquent-ils pas de précipiter la fin de la royauté ? Une enquête qui nous plonge dans les premiers mois de la Révolution, ses soubresauts, ses cabales, ses protagonistes. Comment le commissaire au Châtelet et aux Affaires spéciales traversera-t-il les grands bouleversements qui se profilent ?
On dit parfois la politique ennuyeuse : rien de plus faux. À l'heure des réseaux et de l'info en direct, elle n'est que surprises et rebondissements, embardées et retournements. Pourquoi en laisser le récit à l'image et au son ? L'écrit ne perd pas sa fonction dans cette histoire trépidante, s'il allie rapidité et pertinence. Journal des innovations, Libération pouvait accueillir, mieux que d'autres journaux, les lettres politiques quotidiennes en ligne qui conteraient jour après jour l'histoire de ce macronisme inédit et virevoltant, irrésistible dans son ascension, si faillible dans son déclin. Et pourquoi s'ennuyer ? Le théâtre politique est plus souvent une comédie qu'une tragédie. Cette drôlerie, cette ironie des destins, ces sarcasmes du sort devaient tisser le récit autant que les épreuves et les drames, qui n'ont pas manqué non plus. Ce livre, où le rythme quotidien oblige à la légèreté et à la réflexion mêlés, est celui d'un éditorialiste critique à qui on a lâché la bride, assorti d'une postface qui tire les leçons de trois ans de révolution politique, de révoltes sociales et de destins brisés ou magnifiés. Devenue culte, la « Lettre politique », écrite quotidienne par Laurent Joffrin depuis 2017 sur Libé.fr, est lue par plus de 60 000 lecteurs.
Le jour de Noël 1800, une bombe manque de tuer Bonaparte qui se rendait en carrosse à l'Opéra. Le Premier consul décide d'employer les grands moyens pour trouver les coupables, qu'il désigne aussitôt par calcul politique. Pour lui, ce sont des républicains nostalgiques de la Terreur, qui risquent de gêner son ascension. Le commissaire Donatien Lachance est chargé de l'enquête. D'une intelligence redoutable, ancien jacobin inflexible devenu un jeune loup du nouveau régime, précurseur de la police scientifique avec son mentor et ministre Joseph Fouché, Lachance suit une autre piste, celle des monarchistes extrémistes. Et il découvre que sur la liste de suspects établie par Bonaparte figure le mari d'Olympe, une jeune républicaine exaltée qu'il a follement aimée. Pour sauver ses amis, il doit résoudre en quelques jours l'énigme de la rue Saint-Nicaise. Dans le salon de Madame Récamier, dans les luxueuses maisons de plaisir du Palais-Royal, sur les côtes de la Manche où s'affrontent marins français et anglais, Lachance déploie tout son talent de policier et de séducteur pour remplir sa mission. Les idéologies et les passions s'affrontent dans une France à peine sortie de la Terreur qui cherche son destin sous la férule d'un petit homme adulé ou honni qui va devenir empereur. Donatien Lachance sacrifiera-t-il ses amis à sa carrière ? Ou bien réussira-t-il à triompher des manoeuvres subtiles des comploteurs, sans tomber dans les intrigues du pouvoir et le piège des grands sentiments ?
Chassé précipitamment de France par la Terreur, Nicolas Le Floch a trouvé refuge en Angleterre, où il a rencontré Talleyrand, évêque d'Autun et surtout diplomate aussi brillant que diabolique, lui aussi exilé. Les deux hommes, à court de ressources, se sont laissé séduire par les promesses du Nouveau Monde et ont embarqué ensemble vers Philadelphie, là où siège le gouvernement de George Washington.C'est ainsi que Nicolas se retrouve au Fort Washington, sur les rives de l'Ohio, au coeur d'une Amérique en pleine expansion vers l'Ouest. Quand le cuisinier de Talleyrand est retrouvé assassiné - poignardé et scalpé -, le général Wayne lui confie l'enquête avant de lancer des représailles contre la tribu shawnie voisine, ce qui risquerait de déclencher une nouvelle guerre indienne.Son investigation va l'entraîner bien au-delà du crime : sur le sentier de la guerre aux côtés des Shawnies, à la rencontre du jeune Tecumseh, et au coeur d'une intrigue où Talleyrand joue un rôle trouble, mêlant cynisme politique et spéculation financière, jusqu'à la bataille décisive de Fallen Timbers.
Un Premier ministre affaibli, une majorité ébranlée, un train de réformes stoppé net dans son élan, une gauche réveillée de ses désenchantements : en moins d'un mois quelques centaines de milliers d'étudiants et lycéens auront bouleversé le paysage politique de la France. En prenant chacun au dépourvu. On les croyait individualistes, dépolitisés, soucieux de réussite matérielle et fascinés par Bernard Tapie ; on les découvre solidaires, chaleureux, antiracistes, préoccupés, au-delà des questions universitaires par la défense des valeurs qui fondent la démocratie. Au milieu d'un mol consentement au cynisme, voilà que surgit une génération morale et que la France prend un coup de jeune. Génération morale mais pas génération spontanée. Ce mouvement en réalité, n'est pas sorti du néant. Il est le produit d'une effervescence culturelle dont on a mal mesuré, sur le moment, la signification et l'importance. Elle ne s'exprimait pas, il est vrai, par les canaux habituels mais dans les chansons, la musique, le cinéma, la bande dessinée, le militantisme humanitaire, etc. De 1981 à 1986, sur tous ces terrains, une sensibilité se formait, des valeurs communes, des refus partagés qui donnent son sens au mouvement de décembre 1986 et en explique le surgissement. Chef du service société du journal Libération, Laurent Joffrin ne propose pas ici un récit supplémentaire des manifestations de l'hiver 86. Il remonte à l'origine, rappelle tout ce que l'on n'a pas su voir depuis cinq ans, rassemble les pièces du puzzle et propose, mine de rien, le portrait d'une génération entrée brusquement sur la scène. Il s'interroge aussi sur la suite d'une histoire qui ne s'arrêtera pas là.
« Il faut en nir avec les discours de la décadence. La France est bien plus forte qu'on ne le croit. Elle possède les armes de la victoire. Encore faut-il les mobiliser. C'est la tâche urgente que les oracles de la déprime empêchent d'accomplir. En temps de guerre, les défaitistes sont fusillés. Nous ne sommes pas en guerre. Mais en temps de crise, les défaitistes doivent être dénoncés. » Écrit à chaud, dans la France réunie qui fut celle d'après les attentats de janvier, cet essai polémique nous fait voir notre pays sous un oeil différent : loin des clichés déclinistes, loin des oraisons funèbres des prophètes du malheur, c'est un « Aux armes citoyens ! » que lance Laurent Joffrin.
Un crime à l'état-major de Napoléon ! L'affaire est assez sérieuse pour que l'Empereur convoque à Boulogne son meilleur policier, Donatien Lachance, commissaire aux méthodes inédites, adjoint de Fouché, limier au visage d'ange et au passé diabolique. Qui a tué Pierre Levasseur, l'aide de camp préféré de Napoléon ? Y a-t-il un espion au coeur de la Grande Armée ? Qui est l'homme roux dont l'empereur lui-même cache l'existence ? Pour résoudre l'énigme, pour écarter la menace qui pèse sur le sort de la France, Lachance suit Napoléon dans sa campagne la plus glorieuse, celle qui emmène les grognards de Boulogne à Austerlitz, en passant par Elchingen, Ulm et le palais de Schnbrunn à Vienne. Il ira de palais en bivouac et de surprise en surprise, au milieu des intrigues qui entourent Napoléon, des pièges tendus par les agents des puissances ennemies, des ruses dont le jeune empereur savait user pour mystifier ses adversaires. Au fil de cette enquête qui plonge au coeur de la stratégie du plus grand capitaine de l'histoire, Donatien pourra-t-il reconquérir sa jeune femme, Olympe, au tempérament sensuel et au caractère de hussard, républicaine ardente prise d'une passion brûlante pour Alexandre de Nevers, le jeune aristocrate rallié au régime ? Fera-t-il de Schulmeister, l'espion de Napoléon, un ami ou un ennemi ? Saura-t-il maîtriser les plans d'intoxication qui doivent égarer les ennemis de la France et conduire la Grande Armée à la victoire ? Au terme d'une saga haletante, où l'amour et la guerre se mêlent dans un choc de passions, l'énigme se dénouera sur le champ de bataille d'Austerlitz, au milieu des tirs de canon et des charges de cavalerie, au coeur de la plus grande victoire française.
Après sept ans passés à la tête de la capitale, Bertrand Delanoë, fort d'un bilan approuvé par une large majorité des Parisiens, se prononce sur son rôle futur et nous propose ici un livre important où se mélangent expérience personnelle et définition des valeurs. Dans un dialogue vif et rythmé mené par Laurent Joffrin, il répond aux questions et aux attentes de nombreux Français : comment l'expérience de celui qui se définit lui-même comme un manager public peut être utilisée au niveau national ? Comment le "socialisme municipal", réalisé dans l'une des plus grandes villes du monde et qui est par définition un "socialisme du réel", peut-il servir à l'échelle du pays ? En quoi consisterait une nouvelle conception de la vie politique ? Comment donner un nouvel espoir à l'opposition et dessiner une alternative au sarkozysme ? Un livre vivant, conflictuel, une réflexion sur l'avenir de la gauche en même temps qu'une description des politiques menées ou souhaitables. En un mot : de la vie au projet.
Les nouvelles aventures de Donatien Lachance, détective de Napoléon. Dans la France de 1804, la politique est-elle autre chose que le règne de la violence et du cynisme ? Alors qu'il a brillamment enquêté sur l'attentat de la rue Saint-Nicaise et malgré son trouble passé révolutionnaire sous la Terreur, Donatien Lachance garde une part d'idéalisme. Mais, lors d'une fête à La Malmaison, sa vie prend un nouveau tournant, et il se retrouve plongé dans les secrets sanglants du régime consulaire. Ayant appris que des royalistes menaçaient sa vie, Bonaparte confie à celui qu'il considère comme son policier le plus intelligent la mission de déjouer le projet d'attentat. Dans la même soirée, Donatien rencontre Aurore de Condé qui, autrefois, a aimé son cousin le duc d'Enghien, et dont la beauté le séduit sur-le-champ. Donatien remonte pas à pas la filière des royalistes financés par la Grande-Bretagne et s'éprend d'Aurore, qui répond à son sentiment. Mais qui est vraiment cette duchesse mystérieuse et sensuelle ? Et qui tire les ficelles du ténébreux complot des assassins de Bonaparte que le jeune commissaire perce à jour grâce à son habileté de policier aux méthodes inédites ? Déchiré entre ses idéaux et la raison d'État, sommé de faire un choix entre deux femmes, Donatien affronte le plus cruel des dilemmes, entre amour et politique, au coeur d'une affaire qui a changé l'histoire de France. Jusqu'au coup de théâtre final...
1968: trois garçons de dix-sept ans découvrent la politique parce qu'ils sont jeunes, généreux, idéalistes, intelligents. Dès les premiers jours de mai, ils courent le long du boulevard Saint-Michel, un foulard masquant le bas du visage, un pavé dans la main. Ils rencontrent une fille qui bouleverse et justifie leur existence. Belle et passionnée, intransigeante et féminine, elle est l'objet du désir fou des Trois à qui elle se donne successivement. Elle est leur premier amour sur fond d'airs des Beatles, l'unique objet de leurs pensées, elle les aime infiniment, elle n'aime aucun d'entre eux.1993: l'un est directeur du cabinet Bérégovoy à Matignon, l'autre est journaliste à "Libération", le dernier a monté une brillante entreprise informatique. L'un est marié, les autres installés. Ils ne l'ont pas revue depuis vingt ans. Ils ne l'ont jamais oubliée. Quand elle réapparaît, elle est en danger: recherchée par la Brigade criminelle et soupçonnée d'appartenir à un groupe terroriste lié aux réseaux islamistes. Comment ne pas protéger un grand amour qui n'a pas trahi les idéaux de leur jeunesse? Affaire d'État, nostalgie d'une grande passion... comment changer sans changer? Un roman sentimental sans cynisme, un roman politique ancré dans la réalité d'aujourd'hui.
De l'utilité de la gauche caviar...
Si les socialistes veulent gagner les élections du printemps 2007, ils doivent enfreindre leur catéchisme ordinaire, devenu inadapté à une société où le peuple n'est plus une "masse exploitée" mais un ensemble beaucoup plus diversifié. Pour ne pas aborder le XXIe siècle avec des idées du XIXe, le socialisme moderne doit devenir le socialisme de l'individu et explorer d'autres voies, en cessant de promouvoir une gauche rêvée au détriment d'une gauche réelle. L'État a pour mission de servir les citoyens. Le service des plus modestes suppose le respect à leur égard. Le marché doit être combattu quand il nuit aux travailleurs et il doit être utilisé quand il les sert. L'action contre le chômage exige un traitement personnel plus précis et exigeant que le versement de prestations. La retraite ne saurait être une frontière unique et indifférenciée mais un ensemble de droits modulés selon les individus... Si le socialisme incarne le refus toujours vivant de l'injustice capitaliste, il est le prolongement de la démocratie et non son dépassement. Il ne peut pas représenter une utopie qui empêche la gauche de devenir moderne et sa tâche est digne d'engagement : l'invention d'une politique neuve, la réforme d'une démocratie malade, la construction d'une société toujours plus juste.
L'espionne qui ne voulait pas mentir...
Monsieur le président, Souffrez que je commette une impertinence : celle de définir votre règne. Il ne suffit plus, en effet, de dénoncer votre méthode de gouvernement. C'est devenu un sport national. Non, il faut maintenant en saisir le sens global. Qu'est-ce que le sarkozysme ? Voilà la question que nos concitoyens se posent, avec curiosité à l'origine, avec angoisse aujourd'hui. Source d'amusement dans les premiers mois, vos écarts sont devenus si étranges qu'ils jettent un doute général sur la présidence. Une hypothèse court dans toutes les têtes : le sarkozysme est peut-être un vaste malentendu, une erreur originelle, un couac de distribution. Le but de ce livre est de démontrer que votre mouvement d'ensemble n'est pas douteux. Vos convictions, maintes fois affirmées dans vos livres et vos innombrables discours, forment un noyau idéologique bien identifié. Fondé sur les valeurs les plus anciennes de la centralisation politique et de la solidarité avec le capital, le sarkozysme est avant tout un autoritarisme droitier inédit en France depuis des lustres. La rupture dont vous vous réclamez, c'est la rupture avec le progressisme relatif qui animait la classe politique depuis la Libération, même au sein du camp conservateur. Quoique né dans le parti du Général, vous en avez oublié les principes pour les troquer contre un néo-conservatisme qui nous renvoie au double héritage de Louis-Philippe, pour la fascination de la richesse, et des Bonaparte pour la méthode d'exercice du pouvoir. Je crains maintenant que vous vous entêtiez dans cette voie néfaste. Il est donc temps de le dire avec éclat : le roi va régner encore pour quatre ans. Mais le roi est nu.
Peut-on parler d'une crise générale de l'autorité ? Vivons-nous le déclin de la République ou bien le nouvel âge de la démocratie ? Autour de cette question qui traverse comme un fil rouge tous les domaines de notre vie sociale et politique, Philippe Tesson et Laurent Joffrin, arbitrés par Bertrand Vannier, ont construit un dialogue animé et inédit qui est aussi un vrai livre de réflexion.