Léopold Paquay
Léopold Paquay
Si je devais mourir demain, à qui écrirais-je et pour transmettre quel message ? Les écrivains et les artistes se sont eux aussi posés la question. Quand ils ont eu le temps de se la poser. On lira ici la dernière lettre d'Arthur Rimbaud, Honoré de Balzac, François Guizot, Voltaire, Catherine d'Aragon, Paul Valéry, Eugène Delacroix, David Hume, Berthe Morisot, Gérard de Nerval, Louis-Ferdinand Céline, Juliette Drouet, Franz Kafka, Alfred de Vigny, Paul Cézanne, Benjamin Franklin, Victor Hugo, Émile Zola, Léon Gambetta, François-René de Chateaubriand, Alain-Fournier, Virginia Woolf, Paul Lafargue, Jules Pascin, Vladimir Maïakovski, Henri Roorda, Walter Benjamin, Stefan Zweig, Guy de Maupassant, Marie-Antoinette, Jean Zay, Jacques Grinbaum soldat, Suzanne Spaak, Louis XVI, Charlotte Corday, Guy Môquet, Robert Peletier soldat, Antoine Lavoisier, Joseph Epstein, Marie Ire d'Écosse, Charles Guinant poilu, Camille Desmoulins, Henri Gautherot résistant, Boris Vildé, Gracchus Babeuf, Victor Hugo, Édouard Manet, Ludwig van Beethoven, Rosa Bonheur, Auguste Comte, Henri Bergson, Choderlos de Laclos ...
Cet ouvrage interroge le paradigme de la réflexivité prôné dans la plupart des systèmes contemporains de formation des enseignants au niveau de sa mise en oeuvre qui rencontre des résistances chez les étudiants, voire des formateurs. Ces dernières décennies, les formations d'enseignants ont partout mis en avant la nécessité d'une formation par la réflexivité pour former un enseignant professionnel à une pratique réfléchie. Depuis « le praticien réflexif » défini par D. Schn (1983) à partir de Dewey, la pratique réflexive a fait l'objet de nombreux travaux de recherche qui tous en montrent l'intérêt au niveau de la construction des savoirs professionnels par l'action et la réflexion dans et sur l'action, de la prise de conscience de l'action et du développement professionnel. L'essence de cette pratique réflexive est cette posture de mise à distance et d'analyse de sa propre action. Mais cette prise de recul et de conscience ne va pas de soi et force est de constater que beaucoup d'étudiants, qui cherchent avant tout à faire face aux difficultés et urgences qu'ils rencontrent lors du « choc de la réalité », se sentent déstabilisés par cette approche réflexive et y résistent. Appartient-il vraiment à la formation initiale de développer cette posture ? Les chercheurs, auteurs de l'ouvrage vont d'abord analyser derrière les injonctions, les différentes conceptions de cette réflexivité qui n'est pas donnée d'emblée et, partageant cet intérêt pour une formation professionnalisante réflexive, vont prendre au sérieux les résistances observées, en rechercher les raisons ; ils vont identifier les obstacles en examinant finement plusieurs hypothèses : des représentations stéréotypées du métier et de la formation, des représentations issues de l'expérience scolaire, les styles des étudiants, plus pragmatiques, le scepticisme affiché de formateurs. Les auteurs vont approfondir les exigences des dispositifs favorisant la réflexivité et montrer comment il est possible de travailler le sens de la réflexivité comme disposition intériorisée pour la faire accepter et faciliter ainsi ce recul qui permet de s'adapter à toute situation et surtout d'apprendre à partir de l'expérience. Ils vont également proposer des pistes et des dispositifs dans lesquels les étudiants parviennent à investir la démarche réflexive.