Louis-vincent Thomas
Louis-vincent Thomas
Les incertitudes de notre temps bousculent les horizons de l'attente, tels qu'une modernité conquérante et qu'un régime classique de la croyance chrétienne les avaient structurés, pour longtemps et dans la polémique. Nous assistons en effet à des ré-âménagements des manières de concevoir et de vivre les rapports entre vie et mort, corps et esprit, temps et éternité, histoire et cosmos, espoir individuel et eschatologie collective qui opèrent des synthèses inédites - des syncrétismes ? - entre des bribes de traditions religieuses et métaphysiques d'une part et de segments de culture scientifique d'autre part. La tâche théologique est dès lors soumise à un double défi : réinterroger sa propre tradition et évaluer, sans complaisance ni crispation, la montée des ésotérismes, dans l'espoir de restituer sa force de percussion à la dimension eschatologique propre à la foi chrétienne quand elle confesse, à partir de l'événement pascal, l'attente de la résurrection des morts et du monde à venir. Ce travail, la session théologique 1988 de l'École des Sciences Philosophiques et Religieuses des FUSL a voulu y contribuer selon son style propre : présentation de dossiers descriptifs et informatifs, appel fait à des questionnements interprétatifs, recours à des essais théologiques pluriels.
En Afrique noire, la mort n’est pas une fin, mais une renaissance. La mort africaine explore comment les rituels, les mythes et la pensée ancestrale transforment l’angoisse de la précarité en une vision cyclique de la vie.
En février 1977 s'est tenu à Nice un colloque consacré à la prospective du développement en Afrique Noire. Il réunissait des personnes de bonne volonté, hommes d'action, chercheurs, enseignants venant de trois horizons géographiques différents : Sénégal, Israël, France. Tous avaient en commun une longue expérience des pays en voie de développement, soit pour y appartenir, soit pour y avoir longtemps vécu ou y vivre encore. Le point de départ de cette rencontre est né d'une préoccupation commune : les questions relatives aux déserts et aux ripostes de l'homme.
Les fantasmes, dont le conditionnement organique reste à établir, structurent notre inconscient et sous-tendent nos comportements quotidiens. Leur stock pourrait bien être fini et invariable même si leur mode d'expression change avec les lieux, les milieux et les époques. Ce sont eux qui animent les mythes d'hier et les récits de science-fiction d'aujourd'hui. Le présent ouvrage qui s'appuie aussi sur les données de la psychanalyse et de l'anthropologie culturelle tente de les débusquer à travers quelques thèmes privilégiés. La technique et les machines, les avatars de la durée, le devenir du religieux, les pulsions de dévoration, la rencontre avec les méta-vivants, la dialectique du masculin/féminin. Ainsi se trouvent révélés la quête et la toute-puissance, la fréquence de la projection animiste et homocentrique, la fascination de l'engloutissement, la hantise de l'évincement.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.