Louna Hassaini Moussaoui
Louna Hassaini Moussaoui
Depuis l'indépendance de l'Algérie, la mémoire de la guerre de libération nationale n'a cessé de faire l'objet d'analyses en histoire et dans d'autres disciplines des sciences sociales. Pourtant, près de soixante ans après les Accords d'Evian, aucune étude ne s'intéresse à la transmission de la mémoire de la guerre d'Algérie au sein des familles. C'est ce constat qui est à l'origine de la recherche issue du présent ouvrage. À partir d'une micro-enquête dans le Nord de la France, il s'agissait de réhabiliter la mémoire qui circule au sein des familles d'ascendance algérienne afin de réinsérer les vécus des immigré·es algérien·nes dans une histoire plus globale et caractériser la transmission de la mémoire d'une guerre coloniale.
Au petit matin du 25 octobre 2016, Véronique Lardé est retrouvée pendue dans sa cellule. Accusée d'avoir assassiné son mari, elle était détenue depuis quatre ans dans la prison de Sequedin, près de Lille. La veille, lors de l'ouverture de son procès, sa demande de renvoi avait été refusée. Loïc Bussy, avocat de la famille de la victime, fait revivre l'une des affaires les plus marquantes de sa carrière dans un récit qui mêle son témoignage à la reconstitution du dossier d'instruction. Véronique Lardé était-elle une veuve noire, avec plusieurs empoisonnements à son actif ? Au-delà des questions désormais sans réponse autour de cette personnalité insaisissable, l'histoire de ce procès avorté ose un éclairage nouveau sur les femmes criminelles. « L'étude du phénomène criminel féminin nous conduit à chaque instant à affronter des stéréotypes, à surmonter des préjugés ou à déconstruire des croyances. » Daniel Zagury