Madhu Benoit
Madhu Benoit
Lorsque William Jones arrive aux Indes, en 1783, le vaste continent est toujours au-delà de l'ultime frontière de la civilisation. C'est une terre étrange, regorgeant de richesses, abondant en fastes et prodiges, barbare, connue par les seuls récits des rares Européens qui s'y aventurent : commerçants, missionnaires, mercenaires. À sa mort, du fait de ses découvertes, l'Inde est reconnue comme une grande civilisation, à la hauteur de l'héritage antique de l'Europe. William Jones, philologue, traducteur, amateur de poésie, naturaliste, juriste, fondateur de l'école orientale a appris le sanskrit, langue mère de l'Inde, et ébloui par ce qu'il découvre, a révélé la culture indienne au monde étonné. Pourtant, la place de Jones dans l'histoire de l'orientalisme suscite encore une polémique ardente et polyphonique. D'un côté de l'éventail, on trouve la défense éloquente de Jones par Garland Cannon et de l'autre, le réquisitoire implacable dressé par Edward Said. Jones a-t-il sciemment instrumenté ses immenses connaissances pour légitimer le pouvoir colonial ? Ce livre s'emploie d'une part à suivre la construction de la pensée du père de l'orientalisme, et de l'autre, à évaluer le poids qu'elle a eu sur l'historicité de l'Inde, et de l'Europe.
La frêle silhouette de Gandhi, la haute stature du pasteur Martin Luther King ou les bras ouverts de Nelson Mandela, rendu à la liberté après vingt-sept ans de prison, font partie de la grande geste de l'humanité, gravée dans tous les esprits à travers le monde. Trois hommes qui ont en commun d'avoir entraîné le peuple dans une lutte victorieuse, sans armes et sans violence. En ce début du XXIe siècle, ensanglanté par le terrorisme et des guerres atroces, la « non-violence » n'est-elle plus qu'une image d'Épinal ? Huit auteurs explorent ici l'histoire contemporaine à travers les luttes non-violentes.