Marc Ménard
Marc Ménard
Les enjeux et les débats au sujet de l'intelligence artificielle (IA) sont fréquemment empreints de ce qui relève de la science-fiction. Néanmoins, depuis plusieurs décennies, cette technologie a connu plusieurs moments de gloire ainsi qu'un nouvel essor. Cette fois-ci, la fiction cède sa place à des initiatives concrètes affectant directement un champ de plus en plus vaste d'activités humaines. Face à un machinisme nourri par un néolibéralisme triomphant, l'humain se trouve indéniablement ancré dans une société confrontée à des choix de plus en plus névralgiques. C'est donc au tour des sciences sociales de se pencher sur ces nouvelles technologies numériques. Cet ouvrage aborde l'IA à l'aune des réflexions sur les rapports entre technique et humain, notamment l'automatisation à grande échelle permise par l'IA et son déploiement au sein du vivre-ensemble. Désormais dans les médiations symboliques au coeur des échanges sociaux, elle soulève ainsi de nouveaux enjeux autour des dynamiques culturelles de représentation, de normativité et de régulation sociale. Ce livre examine également le rôle de l'éthique et le rôle du politique, de même que les perspectives d'une réelle émancipation de l'IA. Intelligence artificielle et société. Machinisme, symbolisme et politique s'adresse aux communautés étudiantes ainsi qu'aux spécialistes des sciences sociales et des communications.
Montréal, 1937. Stan, jeune homme ordinaire, se retrouve pris dans un tourbillon d’intrigues politiques et de complots obscurs. Entre idéologies extrêmes, trahisons et espoirs brisés, son destin bascule dans une ville à l’aube de la modernité.
Dans une quête identitaire truffée de dilemmes, un homme tente de faire les « bons choix » afin d'offrir à sa famille une vie décente Automne 1936. Stan, jeune homme sensible, curieux et un peu naïf, vit à Montréal. À dix-huit ans, orphelin de père, il cohabite avec sa mère et sa soeur. Chômeur et désoeuvré comme tant d'autres, il est incapable de contribuer au revenu familial et le trio en arrache. Il décide de prendre tous les moyens afin de substituer à la figure de son père décédé. Jusqu'où sera-t-il prêt à aller pour offrir à sa famille une vie décente ? Coincé entre les tensions croissantes opposant la gauche communiste et les fascistes d'Adrian Arcand, les activités criminelles et les sentiments amoureux, Stan tentera tant bien que mal de faire les « bons » choix, le long d'un chemin truffé de dilemmes et de désillusions ; celui de la vie.
Le Big Data (ou mégadonnées) suscite des discours porteurs de visions économiques prometteuses: efficience du microciblage, meilleurs rendements par gestion prédictive, algorithmes et intelligence artificielle, villes intelligentes... bref, toute une économie des données qui trouverait son achèvement véritable dans une créativité enfin libérée de tout joug disciplinaire, idéologique et politique. L'éclatement des individualités «émancipées» sonde le «social» tel qu'il est porté par ces discours de promotion. En effet, force est de constater que le social est relativement absent, pour l'instant, des réflexions que l'on présente comme névralgiques pour un avenir meilleur. Ce phénomène soulève d'importantes et préoccupantes questions, que ce soit concernant l'intégrité de la vie privée face à la marchandisation des données personnelles, les dynamiques - économiquement productives - de la surveillance corporative, les rapports de pouvoir induits par les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), les pièges du temps réel ou encore la dynamique «algorithmique» et sa tendance à suppléer les lois (le politique) par les faits (le réel enfin rendu indéniable grâce aux données quantifiables). Ce premier ouvrage collectif du Groupe de recherche sur l'information et la surveillance au quotidien (GRISQ) envisage le Big Data comme producteur d'effets en même temps que produit de dynamiques sociales. Il intéressera les étudiants et les chercheurs du domaine de la communication qui s'interrogent sur le vaste univers des mégadonnées.