Marc Séassau
Marc Séassau
Au moment où l'on s'accorde à parler, au théâtre comme au cinéma, d'une transformation de la critique qui accompagne les mutations profondes que connaissent les oeuvres dramatiques et cinématographiques, il faut faire le point sur le texte critique. Quelle a été son évolution depuis le début du siècle dernier où l'on assiste à sa métamorphose dans le domaine dramatique, et à sa naissance dans celui du cinéma ? Quelles ont été ses formes et ses fonctions, quelles sont-elles actuellement ? Que désigne aujourd'hui le terme de « critique », qui se décline à la fois au singulier et au pluriel, au masculin et au féminin ? Si les textes parus sur le cinéma et le théâtre n'ont jamais été aussi nombreux, ce terme est-il encore le plus approprié pour les désigner ? Et pourquoi alors parler de « crise » dans ces domaines ? Quelle a été, quelle est de nos jours l'influence de la critique, à quels besoins répond-elle ? Comment envisage-t-elle son rapport à un public qui ne cesse de se diversifier ? Quelles méthodes la critique a-t-elle développées dans un temps où ses supports ont beaucoup varié ? Qu'advient-il d'elle, enfin, à l'ère du numérique ? Interrogeant les conditions d'émergence et de structuration de la critique, les revues où celle-ci s'est élaborée et transmise, les figures majeures qui ont façonné sa pratique et sa conception, ce livre aborde la critique dramatique et cinématographique tant en Europe qu'en Amérique du Nord.
J'ai treize ans et chez moi, je déteste. Enfin, c'est mon beau-père que je déteste. Heureusement, au collège, il y a Djamila, ma meilleure amie. Toutes les deux, on rêve de partir dans son pays. Je devrais dire : on rêvait. Parce que, aujourd'hui, Djamila est à l'hôpital. Elle a été battue à cause de la couleur de sa peau. Et peut-être à cause de moi.
Le camp des Milles, lieu d'internement puis de déportation, vu à hauteur d'enfant 1942. Âgée de 13 ans, Mathilde habite en face du camp des Milles, près d'Aix-en-Provence. Elle peut y entrer grâce à son oncle qui pratique le marché noir. Là, elle rencontre de nombreux prisonniers d'origine étrangère qui vivent dans des conditions difficiles. Elle fait ce qu'elle peut pour alléger leurs souffrances. Au cœur de l'été, le camp se remplit de femmes et d'enfants, essentiellement des juifs. Leur arrivée fait écho à la rafle du Vel d'Hiv qui vient de se produire à Paris. Mathilde se lie d'amitié avec Rachel, une jeune déportée. Ensemble, elles élaborent un plan d'évasion incroyable… mais très dangereux ! Foisonnant d'anecdotes sur cette période trouble de l'histoire, ce roman interroge sur nos choix personnels : " Qu'aurais-je fait à sa place ? "