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Marcel Astruc

Marcel Astruc

2 livres
ebook cover of Trois mois payés, by Marcel Astruc
Le Dilettante | 9 April 2013

Alors que les répercussions de la crise de 29 ravagent la France, Marcel Astruc suit pas à pas les errances à travers Paris d'un garçon de bureau mis au chômage avec trois mois de salaire en poche. Petit pactole qui leste encore une vie désormais nette d'attache. Sans être mis à la rue, notre gagne-petit y passe pourtant ses heures et ses jours. Quêtant la bonne aventure avec des minois de passage, flairant la grosse affaire avec des malins sans lendemain, s'embarquant dans des plans maritaux qui prennent l'eau en un rien, notre « homme sans qualités », bien plus qu'en quête d'un boulot, est en veine de réalité. Sentant le réel le fuir, le monde lui échapper, il se frotte aux métiers qui tachent, terrassier, plombier, s'offre aux spectacles qui cognent, accidents, ou hasard qui grise, la Bourse. En vain : il ne se sent plus guère quelqu'un dans un monde qui le tolère de plus en plus vaguement. Tel quel, le portrait sans fard et sans fond d'un abonné absent. Stylo-caméra, déjà.

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ebook cover of Quatre pièces de peintres, by Marcel Astruc
FeniXX réédition numérique (Société d'éditions générales) | 26 January 2023

Dans la première des quatre pièces composant cet ouvrage, « Hans Holbein », on a voulu définir un homme plus par ce qu'il n'était pas, que par ce qu'il était, ayant des chances d'approcher la vérité d'un caractère, plus par cette démarche, que par la démarche opposée. Dans la seconde pièce, « Frans Hals », on a voulu montrer le vieil artiste se surpassant lui-même dans son dernier ouvrage, « des Régents et les Régentes de l'hospice de vieillards de Harlem », et fermant l'école hollandaise sur cette dernière leçon donnée à son siècle et aux siècles à venir. Dans la troisième pièce, « Louis David », la versatilité de ce grand maître, peintre et apologiste de Marat, Lepeltier, disciple enthousiaste de Robespierre, puis peintre du Sacre, et fanatique du nouveau grand homme. Dans la quatrième pièce, « Le fils du fossoyeur », qui est le caricaturiste anglais de la période georgienne James Gillray, on a voulu montrer la frénésie du diffamateur politique par le moyen de l'estampe satirique, conduisant son auteur à l'insanité, à moins que la folie n'ait été - chez lui - à l'origine de son génie satirique... Peut-être, après cela, estimera-t-on avec l'auteur que ce n'est pas par simple fantaisie qu'on a donné à ces « vies » la forme du théâtre, le théâtre étant action, et étant, selon nous, au premier chef, action, le combat incessant du véritable artiste pour la matérialisation de l'Idée qui est en lui, aux dépens, bien souvent, de son bonheur, de sa santé et de sa fortune.

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