Marian Nazat
Marian Nazat
Je me suis entêté à garder la clarté de mon esprit et l'esprit critique, attentif à la multitude d'exagérations et de mensonges jetés vers nous par la propagande des deux sectes, les deux tout aussi nocives : les croyants et les mécréants au Covid-19. Je me suis efforcé de me positionner entre les combattants fanatiques, m'assumant de cette manière le risque d'être injurié de tous les côtés. Peut-être que je n'ai pas toujours trouvé la tonalité appropriée, peut-être que mes paroles ne se sont pas toujours alignées sur le champ de cellulose avec de la sagesse, peut-être que parfois je me suis laissé tomber en proie à l'émotion, au trouble de moment... Je ne le nie pas, mais je ne m'en repentis pas. C'est de cette manière qu'a dû être écrit ce livre sur la réduction de l'homme au stade inférieur de virus. Homo homini... virus, qui l'aurait cru ?
Le livre retrace les péripéties du « ballon blanc et noir » à l'occasion du Mondial de Russie de 2018, dans le pays des tsars sanglants et sans pitié dont la grandeur captive encore, séduit et effraie à la fois. Pour comprendre la Russie d'aujourd'hui, il faut faire une recherche sur ses racines - et quelle connaissance pourrait contourner Pierre I, le bâtisseur de l'empire infini ? Le livre prend ses sources dans une légende extérieure au football, pour finir un jour de juillet 2018, lorsque Didier Deschamps se mettait sur le front les lauriers du trophée intercontinental. Cela peut sembler bizarre, mais le football a été le prétexte idéal, le goût de la madeleine proustienne capable de faire revivre le passé historique, culturel et politique d'un empire jamais endormi, sans lequel l'invasion récente sur l'Ukraine serait incompréhensible...