Marie-Cécile Naves
Marie-Cécile Naves
REPÈRES ET CLÉS POUR DÉCRYPTER L'ACTUALITÉ Vie démocratique, libéralisme économique, polarisation politique : quels sont les grands enjeux aux États-Unis depuis la réélection de Donald Trump ? Quelle place le pays occupet-il dans un monde interdépendant, marqué par les crises et les conflits ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, ce livre nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Spécialiste incontestée, l'autrice propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de la région. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux. « Marie-Cécile Naves nous permet de comprendre les États-Unis, au-delà des tensions actuelles et du caractère erratique de la politique de Trump. » PASCAL BONIFACE
REPÈRES ET CLÉS POUR DÉCRYPTER L'ACTUALITÉ À l'échelle du monde, les féminismes sont pluriels. Capables d'une grande inventivité, ils s'influencent les uns les autres et se renouvellent sans cesse. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous aide à prendre toute la mesure de ces combats pour l'égalité et pour les droits des filles et des femmes. Spécialiste incontestée, l'autrice propose 40 fiches documentées pour saisir les actualités, défis et leviers des féminismes à l'international. L'ensemble est illustré de cartes, de graphiques, de données chiffrées et de tableaux. « Au-delà des aspects sociétaux, le féminisme est aussi une question géopolitique. » PASCAL BONIFACE
Le dialogue entre les sciences sociales et l'oeuvre de Michel Foucault se poursuit depuis plus de trois décennies, et les utilisations de ses écrits se sont considérablement multipliées et diversifiées. Plus particulièrement, de plus en plus d'études dans le monde entier emploient les instruments théoriques qu'il a forgés pour rendre compte du politique. Nous souhaitons revenir sur ces différents travaux s'inspirant des analyses de Foucault pour penser le politique afin d'interroger la place de cette oeuvre dans l'intelligence de notre actualité.
Le féminisme est devenu incontournable : management, publicité, orientation scolaire, langage et écriture, visibilité des réalisatrices et des autrices, parité en politique, temps médiatique consacré aux sportives, violences sexistes et sexuelles... Les femmes n'acceptent plus d'êtremaltraitées et le clament haut et fort. Si le féminisme occasionne des résistances, si la gifle anti-#MeToo est si dure, c'est parce qu'il apparaît pour ce qu'il est : un projet global de transformation des sociétés, de renversement des conservatismes, de dénonciation d'un continuum de violences et d'injustices. « Calmez-vous, madame, ça va bien se passer », telle est l'injonction de ceux qui ont intérêt au maintien de l'ordre établi. Les antiféministes refusent de partager l'espace et le pouvoir avec les femmes. Invités sur les plateaux télé pour vendre leurs pamphlets, ils nous expliquent qu'il ne faut pas nous plaindre : « il y a toujours pire ailleurs »... La revanche patriarcale peut aussi prendre son temps, comme la Cour suprême des États-Unis l'a montré au monde entier en mettant un terme au droit constitutionnel à l'avortement. En attaquant les libertés et les droits des femmes, c'est la démocratie tout entière que l'on fragilise. À travers de nombreux exemples puisés dans l'actualité, cet ouvrage dresse un panorama salutaire des réceptions, positives et négatives, du féminisme aujourd'hui.
Comment penser le monde après Donald Trump et Jair Bolsonaro ? Comment expliquer l'aura d'Alexandria Ocasio-Cortez, de Jacinda Ardern ou de Greta Thunberg ? Le pouvoir prédateur sur les autres et la planète, incarné par les populismes néofascistes et le néolibéralisme, n'est pas une fatalité. Avec les crises démocratiques, environnementales, sanitaires et sociales que nous traversons, ce sont à la fois les récits, les agendas et les styles politiques qui doivent être questionnés. Le féminisme figure parmi les réponses. Fort d'une histoire plurielle, sur tous les continents, il est de plus en plus inclusif et transversal. Sur les plans théorique, pratique et programmatique, en multipliant les terrains d'expression et de revendication, il propose de renouveler les cadres de pensée pour construire un nouvel universel. Par l'onde de choc qui est la sienne, dont #MeToo n'est qu'un exemple, le féminisme, avec d'autres approches du réel, jette les bases d'un projet durable et solidaire. Il promeut aussi un nouveau leadership, fondé sur la coopération et la responsabilité collective. Dans des contextes de crise, le féminisme est indispensable au renouveau démocratique, à l'émergence d'une nouvelle forme de pouvoir, de l'action publique à l'entreprise, en passant par l'art ou encore le sport. L'ouvrage, clair et documenté, offre une grille de lecture de nos sociétés dans leur complexité. Il invite à repolitiser le monde, à recréer du commun, du débat, en s'appuyant sur l'imagination, le savoir et l'engagement de toutes et de tous.
Depuis le 8 novembre 2016, les "angry white men" ont leur président. Désireux de satisfaire " les hommes blancs en colère" à qui il doit son élection, Trump a placé au coeur de son projet le rétablissement d'une masculinité blanche hégémonique. C'est donc sous le prisme du genre que Marie-Cécile Naves propose une lecture aussi originale que convaincante de la politique intérieure et extérieure de la communication du 45ème président des États-Unis.
Le constat des auteures de cet ouvrage est sans appel: la discrimination coûte très cher à la société française. Dixmilliards d'euros de manque à gagner chaque année car l'État investit et forme une jeunesse qui, faute d'embauche, ne contribue pas ensuite à produire la richesse du pays. Faute d'embauche, en grande partie due à une discrimination généralisée L'analyse de ces chercheuses est limpide et leur message est clair: il faut inventer de nouvelles perspectives pour cette jeunesse éduquée mais larguée, et cela passe notamment par la collecte de données sur les origines des individus pour pouvoir renforcer les sanctions contre les discriminations. À moins que certains ne trouvent plus rentable de supprimer l'éducation dans les «quartiers»?Un essai qui ne manque pas d'audace.Virginie Martin, politologue, est professeure-chercheure à Kedge Business School et présidente du Think Tank Different. Elle a récemment publié, chez le même éditeur, Ce monde qui nous échappe. Pour un universalisme des différences (2015).Marie-Cécile Naves, docteure en sciences politiques, est chargée de cours à Audencia Nantes. Son dernier ouvrage paru est Le nouveau visage des droites américaines. Les obsessions morales, raciales et fiscales des États-Unis (FYP Editions, 2015).