Marie-Claire Bancquart
Marie-Claire Bancquart
Malcastel, village fortifié de l'Aveyron, sommeille sous des siècles d'histoire. Un jour des années cinquante survient un vagabond. L'homme, peu à peu, se fait accepter. Le poste d'instituteur est vacant : on le lui propose. Bientôt, à Malcastel, rien ne sera plus comme avant. L'étranger va réveiller le village, lui arracher son innocence. Jusqu'au scandale. Lui-même se retrouvera à travers le village.
1870-1871 : comment Victor Hugo, Zola, Vallès et tant d’autres ont vécu, écrit et parfois combattu pendant la guerre franco-prussienne et la Commune de Paris.
Opportunité des oiseaux dit l'obsession de la mort pour l'homme (la femme), qui la pense comme un terme, ne parvenant pas à croire en la survie. L'absence d'un Dieu, pourtant désiré, s'inscrit en creux dans le texte. Il est construit en négatif, comme un oratorio sacré, évoquant - non sans humour parfois - Jonas, Ulysse, Noé, les chercheurs de destin. Mais, à travers violences et implorations, se marque aussi l'attachement charnel à la terre, dans son humilité comme dans sa gloire : les brocolis, le vin de noix, l'amour... L'homme proclame l'opportunité des oiseaux. L'éphémère est sa raison d'être, et le justifie peut-être devant le monde. Les sous-titres de ce recueil sont les jalons de son itinéraire : Journal des eaux, Exils, Célébrations, À l'enseigne du monde, Inclusions, Habitations du désir, Alliance.
Le terrible champ de l'amour, fondateur et intenable, participe à l'ensemble des éléments, qui sont à la fois en relation avec notre corps et séparés de lui. C'est bien lui, notre corps, habité par des communications obscures et par le présage de sa mort, qui est au centre de la quête. Il est obsédé par la dissémination, tout en parlant une espèce d'immortalité peureuse. Projeté dans la dimension de la ville, il possède et dépossède les espaces. Il meurt, comme meurt la ville qui a refusé sa propre mémoire. Itinéraire ramassé dans les vingt-deux étapes du Tarot. Cette expérience naît dans un langage tantôt en contraction syntaxique, tantôt en expansion dans la liquidité des syllabes.
Dans le feuilletage de la terre comme dans la saveur d'un gâteau feuilleté, mais aussi comme dans les couches souterraines, où des fossiles attendent notre propre corps. Le titre renvoie à cette contradiction, à laquelle le recueil essaie de donner un sens, dans un langage concentré, où les silences ont beaucoup d'importance et où les images évoquent les minces intervalles entre les choses. Évocations rapides de voyages, trains de nuit, torrents, éphémères souvenirs, corps et dehors fugitivement réunis, Dieu toujours cherché et toujours dérobé, territoire de dépossession, obsession de la perte, de la mort, du monde aux aguets. Mais, au-delà de la déploration sur le besoin et l'absence du sacré, ces poèmes disent aussi une sérénité atteinte à travers la saveur des choses et des corps, l'insolite heureux.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
À la « Belle Époque », Paris est la capitale mondiale des arts et des plaisirs. Les écrivains de ces années-là (de l'affaire Dreyfus à la Première Guerre mondiale) dessinent une capitale pleine de charme et de force, d'agitation et de laideur, où apparaissent l'espoir de bonheur dans une vie unanime, la crainte des massifications et des exclusions, la peur de la bombe dévastatrice, de la guerre bactériologique ou de la pollution (déjà prévues), l'enthousiasme pour les conquêtes de la technique. Écrits politiques, poésie, fictions policières, romans initiatiques... des magies de l'écriture surgit un Paris où le bois de Boulogne est « un jardin des femmes », où Fantômas vole l'or du toit des Invalides... Avec Proust, Jules Romains, Apollinaire, Jehan Rictus, Charles-Louis Philippe et bien d'autres, voilà autant de Paris qui sont donnés à revivre et à rêver.