Marie Gatard
Marie Gatard
Plus de trois cent vingt noms figurent sur le mémorial érigé à Ramatuelle en hommage à des héros particulièrement discrets : des agents et honorables correspondants des Services spéciaux (les services de renseignement et de contre-espionnage qui ont fait le choix de la Résistance dès le 14 juin 1940). Ceux qui en faisaient partie étaient une cible spécialement visée par le service de renseignement allemand, l'Abwehr. Militaires ou civils recrutés qui ont donné leur vie étaient pour la plupart très jeunes. Pour retrouver la trace de chacun d'eux, Marie Gatard a effectué une longue plongée dans les archives. C'est cette expérience particulièrement impressionnante qu'elle évoque.
Madeleine Richou-Bihet était agent des Services spéciaux français clandestins, sous la coupe directe des futurs généraux Rivet et Navarre. Erwin Lahousen Elder von Vivremont, officier de renseignement autrichien, versé dans la Wehrmacht à la suite de l'Anschluss, fut un des principaux collaborateurs de l'amiral Canaris, chef du service de renseignements allemand, et, de ce fait, un des hommes les mieux informés de l'époque. Il participa à la préparation de certaines des tentatives d'attentats contre Hitler et fut un des principaux témoins à charge lors du procès de Nuremberg. Leur position stratégique a fait de leur engagement une source de renseignements de première importance sur tous les projets de Hitler. À eux deux, ils ont constitué ce que les services français appelaient « la source MAD », du nom de guerre de Madeleine Richou. En s'appuyant sur les mémoires de cette dernière, Marie Gatard redonne vie à ce couple que tout séparait, et apporte ainsi un éclairage inédit sur un aspect majeur de l'histoire du renseignement français pendant la Seconde guerre mondiale. « Dans une écriture belle et épurée qui narre la passion forte entre un homme et une femme, Marie Gatard tisse le fil de ces deux vies unies dans la résistance au nazisme. [...] Son très beau livre écrit une page encore largement inconnue des services secrets jetés dans la guerre mondiale entre Berlin, Paris, Vienne et Budapest. » Olivier Forcade
L'humanisation de l'hôpital est devenue un slogan à la mode. Ce terme plein de bonnes intentions recouvre-t-il exactement les problèmes que pose, à chacun de nous et à la collectivité, l'hôpital ? On trouvera ici la réponse d'un praticien après 40 ans de pratique hospitalière quotidienne. D'où vient l'hôpital ? Où va-t-il ? Qui reçoit-il ? Quelle est sa fonction et son rôle ? Quels problèmes pose-t-il, techniques, psychologiques, économiques ? Quelle est sa fonction dans l'enseignement et dans la recherche ? Comment peut-il être tout pour tous ?