Marie-Pierre Fiquet
Marie-Pierre Fiquet
À vingt ans, Karl Ove s'installe à Bergen. Il est le plus jeune étudiant jamais accepté à la prestigieuse Académie d'écriture et arrive débordant d'enthousiasme et d'ambition littéraire. Mais rapidement ses illusions volent en éclats. Son écriture se révèle puérile et pleine de clichés, et ses efforts de socialisation se soldent par des échecs cuisants. Maladroit avec les femmes et très timide en société, il noie son humiliation dans l'alcool et le rock. Puis, petit à petit, l'horizon commence à s'éclaircir. Il tombe amoureux, renonce à l'écriture pour se consacrer à la critique littéraire, plus immédiatement gratifiante, et les premières pierres de sa vie d'adulte sont posées.
À vingt ans, Karl Ove s'installe à Bergen. Il est le plus jeune étudiant jamais accepté à la prestigieuse Académie d'écriture et arrive débordant d'enthousiasme et d'ambition littéraire. Mais rapidement ses illusions volent en éclats. Son écriture se révèle puérile et pleine de clichés, et ses efforts de socialisation se soldent par des échecs cuisants. Maladroit avec les femmes et très timide en société, il noie son humiliation dans l'alcool et le rock. Puis, petit à petit, l'horizon commence à s'éclaircir. Il tombe amoureux, renonce à l'écriture pour se consacrer à la critique littéraire, plus immédiatement gratifiante, et les premières pierres de sa vie d'adulte sont posées.
Par une belle journée d'août 1969, une famille emménage dans sa nouvelle maison de Tromøya, dans le sud de la Norvège. C'est ici que le fils cadet, Karl Ove, va passer son enfance, rythmée par les expéditions à vélo, les filles, les matchs de football, les canulars pyrotechniques et la musique. Pourtant, le jeune Karl grandit dans la peur de son père, un homme autoritaire, imprévisible et omniprésent. Ce troisième opus est le portrait sans fard d'un enfant à la personnalité complexe et terriblement sensible. Knausgaard y dépeint un monde dans lequel enfants et adultes évoluent selon des trajectoires qui ne se croisent jamais, cette période de la vie durant laquelle chaque victoire et chaque défaite est ressentie avec violence, où toute tentative de se construire est vouée à la frustration. Un récit sur l'enfance et la famille, doublé d'un portrait de l'écrivain en jeune homme, nouveau volume de l'exceptionnelle fresque autobiographique de Karl Ove Knausgaard.
Par une belle journée d'août 1969, une famille emménage dans sa nouvelle maison de Tromøya, dans le sud de la Norvège. C'est ici que le fils cadet, Karl Ove, va passer son enfance, rythmée par les expéditions à vélo, les filles, les matchs de football, les canulars pyrotechniques et la musique. Pourtant, le jeune Karl grandit dans la peur de son père, un homme autoritaire, imprévisible et omniprésent. Ce troisième opus est le portrait sans fard d'un enfant à la personnalité complexe et terriblement sensible. Knausgaard y dépeint un monde dans lequel enfants et adultes évoluent selon des trajectoires qui ne se croisent jamais, cette période de la vie durant laquelle chaque victoire et chaque défaite est ressentie avec violence, où toute tentative de se construire est vouée à la frustration. Un récit sur l'enfance et la famille, doublé d'un portrait de l'écrivain en jeune homme, nouveau volume de l'exceptionnelle fresque autobiographique de Karl Ove Knausgaard.
À dix-huit ans, fraîchement sorti du lycée, Karl Ove Knausgaard part vivre dans un petit village de pêcheurs au nord du cercle arctique, où il sera enseignant. Il n'a aucune passion pour ce métier, ni d'ailleurs pour aucun autre : ce qu'il veut, c'est mettre de côté assez d'argent pour voyager et se consacrer à l'écriture. Tout se passe bien dans un premier temps : il écrit quelques nouvelles, s'intègre à la communauté locale et attire même l'attention de plusieurs jolies jeunes femmes du village. S'installe peu à peu la nuit polaire, plongeant dans l'obscurité les somptueux paysages de la région et jetant un voile noir sur la vie de Karl Ove. L'inspiration vient à manquer, sa consommation d'alcool de plus en plus excessive lui vaut des trous de mémoire préoccupants, ses nombreuses tentatives pour perdre sa virginité se soldent par des échecs humiliants, et pour son plus grand malheur il commence à éprouver des sentiments pour l'une de ses élèves. Entrecoupé de flash-back où l'on découvre l'adolescence de Karl Ove, et grâce auxquels on distingue l'ombre omniprésente de son père, Aux confins du monde capture d'une main de maître le mélange enivrant d'euphorie et de confusion que chacun traverse à la fin de l'adolescence.
À dix-huit ans, fraîchement sorti du lycée, Karl Ove Knausgaard part vivre dans un petit village de pêcheurs au nord du cercle arctique, où il sera enseignant. Il n'a aucune passion pour ce métier, ni d'ailleurs pour aucun autre : ce qu'il veut, c'est mettre de côté assez d'argent pour voyager et se consacrer à l'écriture. Tout se passe bien dans un premier temps : il écrit quelques nouvelles, s'intègre à la communauté locale et attire même l'attention de plusieurs jolies jeunes femmes du village. S'installe peu à peu la nuit polaire, plongeant dans l'obscurité les somptueux paysages de la région et jetant un voile noir sur la vie de Karl Ove. L'inspiration vient à manquer, sa consommation d'alcool de plus en plus excessive lui vaut des trous de mémoire préoccupants, ses nombreuses tentatives pour perdre sa virginité se soldent par des échecs humiliants, et pour son plus grand malheur il commence à éprouver des sentiments pour l'une de ses élèves. Entrecoupé de flash-back où l'on découvre l'adolescence de Karl Ove, et grâce auxquels on distingue l'ombre omniprésente de son père, Aux confins du monde capture d'une main de maître le mélange enivrant d'euphorie et de confusion que chacun traverse à la fin de l'adolescence.
Peut-on ressusciter une enfance? Devenu père, Karl Ove Knausgaard se penche sur ce continent englouti. Il se retrouve face à cet autre lui-même, gamin trop sensible grandi à l'ombre d'un frère solaire, d'une mère souvent absente et d'un père aux colères imprévisibles. La lente maturation des sentiments, les flirts inquiets, la passion du rock et ce défaut de prononciation des r, qui lui gâche l'existence... Knausgaard dessine une carte ultrasensible de ses premières années. Un voyage affectif d'une fidélité absolue, qui nous mène à la déchéance du père et à sa disparition mais nous réserve aussi des instants de pure lumière. Immense succès en Norvège, traduit dans le monde entier, La mort d'un père est un livre à la fois intime et universel. Il repose la question de la vérité sur soi et de la possibilité pour la littérature de dire la vie, rien que la vie mais toute la vie.
Peut-on ressusciter une enfance? Devenu père, Karl Ove Knausgaard se penche sur ce continent englouti. Il se retrouve face à cet autre lui-même, gamin trop sensible grandi à l'ombre d'un frère solaire, d'une mère souvent absente et d'un père aux colères imprévisibles. La lente maturation des sentiments, les flirts inquiets, la passion du rock et ce défaut de prononciation des r, qui lui gâche l'existence... Knausgaard dessine une carte ultrasensible de ses premières années. Un voyage affectif d'une fidélité absolue, qui nous mène à la déchéance du père et à sa disparition mais nous réserve aussi des instants de pure lumière. Immense succès en Norvège, traduit dans le monde entier, La mort d'un père est un livre à la fois intime et universel. Il repose la question de la vérité sur soi et de la possibilité pour la littérature de dire la vie, rien que la vie mais toute la vie.
Un homme amoureux n'est pas un livre comme les autres. Récit autobiographique d'une force littéraire inouïe, il a remporté une avalanche de prix littéraires tout en déclenchant une virulente polémique lors de sa parution. Si, dans La Mort d'un père, Knausgaard abordait le thème du deuil, dans Un homme amoureux, c'est le coup de foudre, la fusion et la séparation, toutes les étapes du sentiment amoureux, qu'il décrit avec la même énergie brute et la même justesse. Car Knausgaard est devenu père et cette expérience bouscule tout sur son passage. Il évoque les luttes quotidiennes d'une vie de famille, les vacances qui tournent mal, l'humiliation des cours de musique prénatale, les disputes avec les voisins, les tensions pendant l'anniversaire des enfants... et comment pousser un landau dans Stockholm quand tout ce que l'on veut faire, c'est écrire. Le lecteur voit, sidéré, la vie de l'auteur-narrateur se dérouler sous ses yeux, dans toute sa rage et sa profonde sincérité : un homme à l'irrépressible envie d'écrire, pour qui l'art et la nature sont un besoin physique, qui oscille en permanence entre énergie vitale et pensées morbides. Un chef-d'oeuvre.
Un homme amoureux n'est pas un livre comme les autres. Récit autobiographique d'une force littéraire inouïe, il a remporté une avalanche de prix littéraires tout en déclenchant une virulente polémique lors de sa parution. Si, dans La Mort d'un père, Knausgaard abordait le thème du deuil, dans Un homme amoureux, c'est le coup de foudre, la fusion et la séparation, toutes les étapes du sentiment amoureux, qu'il décrit avec la même énergie brute et la même justesse. Car Knausgaard est devenu père et cette expérience bouscule tout sur son passage. Il évoque les luttes quotidiennes d'une vie de famille, les vacances qui tournent mal, l'humiliation des cours de musique prénatale, les disputes avec les voisins, les tensions pendant l'anniversaire des enfants... et comment pousser un landau dans Stockholm quand tout ce que l'on veut faire, c'est écrire. Le lecteur voit, sidéré, la vie de l'auteur-narrateur se dérouler sous ses yeux, dans toute sa rage et sa profonde sincérité : un homme à l'irrépressible envie d'écrire, pour qui l'art et la nature sont un besoin physique, qui oscille en permanence entre énergie vitale et pensées morbides. Un chef-d'oeuvre.
Le Hills est d'un temps où le cochon était du cochon et le porc du porc, comme aime à dire le Maître d'hôtel. Chaque jour, raide dans son habit, le serveur de ce grand établissement d'Oslo se tient là, comme il aurait pu le faire il y a cent ans, si ce n'est davantage. Il veille, attend, se tient prêt. Il circule dans la salle, prend les commandes, sert et débarrasse. Les tables sont parfaitement dressées, les verres s'entrechoquent, les couverts vont et viennent sur la porcelaine avant d'être portés à la bouche. Tout est à sa place, l'ordre est immuable. Jusqu'au jour où un vent de changement s'engouffre dans le sillage d'une belle jeune femme qui prend place, l'air de rien, au milieu des habitués. Son apparition a tôt fait d'enrayer la mécanique parfaitement huilée du restaurant, menaçant les fondations de cet écrin de la vieille Europe - et l'équilibre fragile du serveur brusquement dépassé. Avec un sens aigu du portrait et de la scène, Matias Faldbakken livre dans ce délicieux huis-clos une allégorie de notre temps qui ménage autant de moments poignants que d'hilarité, et distille une nostalgie contagieuse qui vous donnera envie à votre tour de pousser la porte du Hills et de vous y attabler pour observer la marche du monde en écoutant le vieux Johansen jouer un air mélancolique.