Marie-annick Gervais-zaninger
Marie-annick Gervais-zaninger
L'aztèque tient son nom d'aztèque d'une gélule blanche scellée d'un ruban bleu, l'AZT, qu'il lui faut avaler toutes les quatre heures. L'aztèque n'est donc pas le représentant d'une civilisation disparue des Amériques, quoiqu'il soit, lui-même, une espèce en voie de disparition ; sa nature profonde est même d'être voué à une disparition rapide. Néanmoins, les aztèques sont de plus en plus nombreux. (...) Comment reconnaître un aztèque ? L'aztèque a deux bras, deux jambes, une tête et un corps plutôt maigres. Il a deux yeux, luisant d'une lueur sombre et bizarre. Il porte souvent des vêtements un peu trop grands. L'aztèque est seul. Non qu'il soit solitaire, mais il est toujours beaucoup plus seul qu'il n'en a l'air. (...) L'aztèque fait des cauchemars. Il rêve d'appartements désertés, de portes closes, de gens qui s'éloignent, qui rétrécissent, qui disparaissent. (...) Le vieil aztèque se blinde. Il attend sereinement des nouvelles du sperme de lézard, de la cyclosporine, de la molécule DDI, des mycoplasmes, ou de la racine de concombre chinois. L'aztèque vit dans une lumière crue.
Chronover, poursuivant sa longue fuite en solitaire, a rencontré Boris qui l'amène dans son village côtier semblant être enfin un havre de paix. Mais à peine arrivés, ils assistent impuissants à l'assaut de soldats meurtriers à la recherche de Chronover. La mère de Boris est assassinée, ainsi que Gorby, une orque compagne de Nora, la nièce de Boris. Les trois survivants n'ont d'autre choix que de prendre la fuite et de traverser les steppes enneigées d'une Russie endormie. Un long voyage fait de péripéties, d'aventures, de douleurs, au cours duquel il vont rencontrer la tribu nomade des Dolganes. Atteints d'un mal mystérieux, ils ont tous la moitié de leur corps, visage compris, qui meurt. Chronover va demander l'asile dans ce peuple Dolgan e qui se meurt et qui fuit son propre territoire, fatigué de porter la partie morte de lui-même « Septentryon » revient avec un nouveau tome passionnant et rythmé. Une grande BD de science-fiction au sens le plus noble du terme. André Houot est en grande forme !