Marie de Biet
Marie de Biet
Marie, une jeune femme « de bonne famille » mène une vie à la dérive jusqu'au jour où elle atterrit dans un centre de soin. Elle arrête l'alcool, les drogues et ses petits voyages « à l'ouest ». Elle essaye la vie autrement. Elle écrit "Marie, un peu de biais", un roman pour essayer de comprendre comment les choses ont pu aller autant de travers. Il s'agit d'une « autobiographie anonyme », un livre où tout est aussi vrai que l'auteure est capable de voir, sauf qu'on ne sait pas qui elle est, parce qu'elle se dit qu'elle a bien le droit de parler d'elle, mais pas forcément de nommer tous les autres autour, qui n'ont rien demandé. Sous un autre nom, Marie de Biet a été journaliste et cinéaste. Aujourd'hui elle est éducatrice.
À une époque où tout un chacun se réclame de la raison, le monde semble avoir perdu la tête, des États-Unis à l'Argentine en passant par l'Europe. Non seulement les individus peinent à discerner le vrai du faux, mais ils valorisent moins la vérité. Préférant les opinions préconçues et les fictions à la science, ils prennent de plus en plus leurs fantasmes et leurs peurs pour des réalités. Partout, les sociétés se polarisent.Fruit de trois ans de recherche pluridisciplinaire, cet ouvrage est le premier à caractériser scientifiquement la post-vérité et à en explorer toutes les dimensions, bien au-delà des " infox " auxquelles on la réduit abusivement. Dans une approche mêlant psychologie, neurosciences et économie des émotions, il montre les effets dévastateurs d'Internet et des réseaux sociaux, dont les algorithmes privilégient les contenus clivants et anxiogènes tout en confortant les croyances préalables. Ainsi se forment de dangereuses " bulles cognitives ".Le diagnostic est sans appel : ce basculement progressif des mentalités est intimement lié au capitalisme. Pour générer un maximum de revenus publicitaires, les algorithmes s'adressent à la part de nous-même qui souhaite se débarrasser de la réalité. Et s'ils instauraient la plus insidieuse des servitudes volontaires, avec notre complicité inconsciente ? Cet essai démontre aussi que l'essor mondial des extrêmes droites est en grande partie dû aux biais d'Internet et des réseaux sociaux, qui en favorisent les idées. Un livre salutaire qui invite à un sursaut de lucidité face à un enjeu social majeur de ce siècle.